Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 10:59

Malgré l'évidence que les politiques d'austérité conduisent des pays membres dans une agonie économique de plus en plus profonde, la Commission européenne a présenté son rapport annuel le 30 mai cherchant à défendre une stratégie en faillite, selon le journaliste économique du Guardian.

 

Larry Elliott

 

http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2010/05/les-mecanismes-de-la-crise-financiere.jpg

 

Avec le rendement des obligations espagnoles qui pourrait bientôt dépasser la barre des 7%, l’économie grecque en plein marasme et l’avenir de la monnaie unique sérieusement remis en question, le calendrier n’aurait pu être plus favorable pour la publication par Bruxelles d’un rapport sur l’économie des 27 membres de l’UE. C’était le moment idéal pour la Commission européenne de faire un bilan, d’évaluer le bien-fondé des politiques menées et d’annoncer un plan de lutte contre la crise.

 

Ce document reflète l’atmosphère morose qui prévaut à Bruxelles. La Commission européenne reconnaît que l’union monétaire traverse la plus mauvaise passe depuis sa création. Elle reconnaît aussi (plus ou moins) que les politiques menées actuellement ne fonctionnent pas. Et en désespoir de cause, elle fait des propositions sur la meilleure manière de sortir l’Europe de cette situation : des euros obligations, une union bancaire et l’injection directe de liquidités dans les banques les plus fragiles grâce au fond permanent de secours financier.

 

Cela a peut-être suffi à rassurer les marchés, heureux de voir que Bruxelles était peut-être un peu moins incompétente qu’elle n’en avait l’air ces derniers mois. Mais en matière de stratégie pour résoudre la crise, c’est encore raté. Car toutes ces propositions ne datent pas d’hier et se sont toutes heurtées à un "Nein" sonore de la part d’Angela Merkel. Lire ici et !!!

 

Une orgie de prêts du secteur privé

 

Le problème plus grave c’est qu’encore aujourd’hui, la Commission européenne est dans le déni le plus abject concernant l’échec retentissant de sa stratégie reposant sur l’austérité budgétaire. Dans le ventre mou de la zone euro, les économies voient leurs finances publiques se détériorer alors que leurs économies se languissent en récession. Pour certains pays, comme la Grèce, le problème a toujours été un excès d’emprunts publics, pour d’autres, comme l’Espagne et la Grèce, les problèmes ont commencé avec une orgie de prêts du secteur privé qui a conduit l’Etat à devoir payer la note après l’éclatement des diverses bulles.

 

http://www.paris-lavillette.archi.fr/site-forum/2002-2003/unesco/salle-reunion2.jpg

 

Comme il fallait s’y attendre, les effets conjugués d’une croissance faible et de banques fragilisées donnent des finances publiques anémiques. Une aide financière a été offerte aux pays les plus endettés mais uniquement à condition qu’ils remplissent des objectifs drastiques en matière de réduction des déficits. Les restrictions budgétaires associées aux augmentations d’impôts ont été fatales pour la croissance, ont fragilisé encore davantage les banques et les objectifs de réduction des déficits n’ont pu être atteints, parfois de manière spectaculaire.

 

C’est ce qui s’est passé en Grèce où la reprise prévue pour 2013 a été sans grande surprise une fois de plus ajournée. “Plusieurs facteurs ont empêché sa venue : l’instabilité politique, l’agitation sociale, des problèmes liés à sa capacité administrative et une récession bien plus sévère que ce qui avait été prévu”, indique le rapport.

 

Cette description a beau résumer parfaitement la situation, rien ne semble indiquer que – même encore maintenant – Bruxelles en ait pris toute la mesure. Elle évoque un juste équilibre entre le besoin de consolidation, de réforme et de croissance mais sans accepter le fait que le dosage actuel est parfaitement inadapté.

 

L’Europe a besoin de trois choses : un plan de croissance, un plan de recapitalisation des banques et un plan pour répartir les pressions budgétaires de manière plus équitable entre les riches pays du Nord et les pays pauvres du Sud.

 

Pour l’instant, Bruxelles n’a rien fait de tout cela. C’est pourquoi l'Europe vit ses dernières heures.

Traduction : Mélanie Liffschitz


“L’Europe au bord de l’infarctus”

 

La lecture du rapport de la Commission européenne rendu public le 30 mai inspire un constat sévère à Mediapart :

 

La Commission européenne semble à peine s’apercevoir de (la) débâcle. [...] En un mot, malgré toutes les alarmes, toutes les mises en garde venues de partout, […] la Commission ne dévie pas de son chemin : on ne change pas une stratégie qui perd.

 

Après avoir énuméré la litanie des maux grecs et espagnols, le site s’étonne qu’à

 

aucun moment, ils [les experts] ne semblent se poser, non pas la question de l’iniquité de la mesure – trop loin de leurs préoccupations – mais au moins celle de son opportunité, alors que l’économie est en pleine dépression avec des millions de personnes au chômage.

 

Le site évoque la feuille de route envoyée à la France, faite de réformes structurelles et d’avertissements sur les déficits publics, qui illustre le fait que, pour la Commission, “le débat sur la croissance est donc tranché avant même d’avoir été engagé”. Et conclut :

 

Après avoir attendu des signes politiques qui ne sont pas venus, c’est la finance qui risque de trancher le sort de l’Europe, dans le plus grand désordre et la plus grande violence.


 

Un message de Pierre Rabhi

 

Pierre Rabhi est l'un des pionniers de l'agriculture écologique. Très tôt confronté à la problématique de l'agriculture intensive et convaincu des impacts de cette pratique sur les écosystèmes, il décide, dans les années soixante, de développer avec sa femme un système expérimental d'agriculture écologique en Ardèche.

Depuis 1981, il transmet son savoir-faire partout dans le monde pour redonner une autonomie alimentaire aux plus démunis et les former à la sauvegarde de leur patrimoine nourricier. En 1985, il crée le premier centre de formation à l'agroécologie au Burkina Faso, en partenariat avec le Point Mulhouse et avec le soutien du président Sankara (aujourd'hui, plus de 90 000 paysans burkinabés pratiquent la technique qu'il enseigne).

 

Lire aussi ici et !!!


Les trois faux-pas européens de François Hollande

 

Ça y est, il est entré dans le grand bain, notre nouveau président. Et il essaie tant bien que mal de faire bonne figure. Il se hasarde même à prendre des positions qu’il essaie de présenter comme originales.

 

Voyons voir : trois propositions majeures.. et trois fours assurés !

 

1 Le mirage des eurobonds

 

François Hollande s’est mis en tête de devenir le chantre des eurobonds. J’explique aux ignares : les eurobonds – en gros, « obligations européennes » – visent à mutualiser les dettes de chaque pays membre de l’UE au niveau européen. Objectif : obtenir les taux le plus bas possibles pour les nouveaux emprunts destinés... à éponger les anciens ! En se reposant sur les pays les plus solvables.

 

Vous avez tout de suite compris : c’est l’Allemagne qui va supporter à elle seule tout le poids des dettes (grecques ou espagnoles comprises). Allez savoir pourquoi Frau Merkel est farouchement contre. Et demandez-vous pourquoi la France du président Hollande, comme tous les pays les plus faibles, est obstinément pour.

 

Outre que cette proposition d’eurobonds n’est guère nouvelle, on passera sur le fait que mutualiser des dettes aussi insupportables les unes que les autres ne les rend pas plus supportables quand on les a toutes rassemblées.

 

Permettre à la BCE de prêter directement aux Etats en difficulté, serait bien plus simple. Mais guère plus efficace, comme on le mesure aux États-Unis avec la Fed. Car ce ne sont plus tant les taux d’intérêt pratiqués qui importent, que le volume ahurissant des dettes globales accumulées.

 

2 La croissance en avant (presque) toute

 

Autre Rossinante de bataille du nouveau président français, l’appel claironnant à la reprise de la croissance.

 

Un petit problème : il n’y a que deux façons de relancer la croissance à l’ancienne :

 

- par la dépense publique, mais halte-là, pas question (Hollande dixit) de remettre en cause la rigueur budgétaire (traduisez « austérité ») destinée à nous permettre de rembourser notre dette ;

 

- par la reprise de la consommation privée, mais ho, ho, doucement les basses, voulez-vous couler nos entreprises ? Le coup de pouce au Smic et autres joyeusetés sociales du même type, on verra plus tard !

 

Outre que cet appel un brin désespéré à la croissance productiviste sent le sapin, on peut parier que notre cher Hollande, comme ses confrères européens en importance, parera surtout au plus pressé, sinon au sauve-qui-peut désordonné.

 

3 Maintenir la Grèce dans la zone euro

 

Vous avez lu les titres unanimes de la presse microcosmique ?

 

Hollande « déterminé à tout faire »* pour maintenir le soldat grec dans la zone euro. Que d’abnégation ! Que de générosité !

 

Juste un bémol à qui sait lire les attendus de cette déclaration amoureuse passionnelle :

« Je ferai tout ce que je peux faire dans la position qui est la mienne pour convaincre les Grecs de choisir de rester dans la zone euro en respectant les engagements qui ont été pris. »

 

Hého, mais dites donc, les gars, les « engagements qui ont été pris », c’est le respect du tristement fameux « memorandum 2 »** de la Troïka, le maintien ferme de la politique d’austérité initiée en son temps par un certain Papandréou, cette politique absurde qui a ruiné les Grecs et a précipité leur pays, non vers la croissance, mais dans la récession.

 

Retour donc à la case départ. Fermez le ban. À peine arrivé, François Hollande s’est coulé dans le moule des dirigeants européens, égarés, dépassés, une nouvelle fois réunis en un énième sommet « informel » à Bruxelles. Et qui vient de s’achever par cette désopilante pirouette :

 

« La zone euro veut garder la Grèce mais se prépare à sa sortie, au cas où » (AFP***)

 

http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2012/05/24/les-trois-faux-pas-europeens-de-francois-hollande-227591

 

*www.boursorama.com/actualites/hollande-determine-a-tout-faire-pour-que-la-grece-reste-dans-la-zone-euro-ac859a83319005f99fe3c1897b3e5a0d

 

** www.particommuniste.be/index.php/europe/parti-de-la-gauche-europeenne/88-memorandum-2-pour-la-grece-un-accord-de-destruction-scandaleuse-et-sociale

 

***www.boursorama.com/actualites/la-zone-euro-veut-garder-la-grece-mais-se-prepare-a-sa-sortie-au-cas-ou-900f28a8686a19609c5958667bdca938

 

La Commission européenne va-t-elle gouverner la France ?


Comme si plus rien n'avait d'importance

 

Cela fait maintenant un mois que le monde semble s’être arrêté – si ce n’est peut-être pour ce qui concerne la liaison qu’entretiennent désormais Kim Kardashian et Kanye West et qui, selon les dires de certains, serait de très bon augure pour l’économie (et irait même jusqu’à favoriser une diminution du taux de chômage), le gasoil à 4 dollars le gallon et la désignation de Jésus Christ au poste de directeur personnel de campagne de Mitt Romney. En réalité, les choses qui se trament actuellement sous la surface sont à donner le mal de mer sur la terre ferme.

 

En Europe, le fiasco financier s’est aggravé à tel point que le public n’est plus aujourd’hui en mesure d’en comprendre l’intégralité de l’intrigue. Le fait est que rien ne se soit encore arrangé pour la Grèce, et que plus rien ne semble pouvoir empêcher l’Europe toute entière de faire naufrage. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir combien de mois il faudra encore attendre avant que l’apparente normalité financière ne débouche sur l’éclatement de guerres civiles dans les rues de pays supposés civilisés.

 

Les finances de l’Espagne, comme nous avons pu le voir cette semaine, sont actuellement dans une situation telle qu’elles semblent tout droit sorties de l’imagination de M.C. Escher.

 

http://www.24hgold.com/24hpmdata/articles/img/20120424al01.jpg

 

Le plan ayant été mis en place afin de coaguler l’hémorragie Espagnole fonctionne de la manière suivante : les banques Espagnoles les plus importantes empruntent des milliards d’euros à la BCE, puis prêtent cet argent à leur gouvernement afin de lui permettre de financer un plan de sauvetage pour les banques du pays, qui utilisent l’argent obtenu de ces plans de sauvetages afin d’acheter des obligations à leur gouvernement, ce qui revient finalement à lui prêter de l’argent. La réponse du monde à la découverte de cette idiotie n’a été autre qu’un simple bâillement aux corneilles.

 

Nous aurions pour le moins pu espérer que quelques Allemands s’en étouffent sur leur bratwurst…

 

L’idée que de telles combines puissent être répétées encore et encore doit faire doucement sourire plus d’un historien digne de ce nom. Mais en ce cinquième mois de l’année 2012, rien ne semble encore avoir pénétré la grande muraille d’illusions qui sépare encore les affaires monétaires de la réalité, telle le miroir de la salle d’interrogatoire d’un commissariat de police derrière lequel les officiers seraient corrompus jusqu’au dernier.

 

La leçon que nous pouvons tirer de cette première partie de l’année 2012 est que peu importe ce qu’il peut bien se passer, rien n’a plus la moindre importance. Jon Corzine, principal responsable de la fraude MF Global, est toujours en cavale, de nombreux mois après avoir dérobé plus de 1,2 milliard de dollars dans les comptes de ses clients, dont beaucoup s’avèrent être des agriculteurs dont l’activité sur le marché des matières premières est nécessaire à la survie de leur entreprise. Personne, au Chicago Mercantile Exchange, ou à la Commission des Contrats à Termes sur le marché des matières premières, n’a encore été démis de ses fonctions. Aucun journaliste n’a jusqu’à présent demandé au président Obama comment de telles choses ont pu se produire, ou pourquoi Jon Corzine est toujours mentionné comme étant l’un des contributeurs majeurs de la présente campagne électorale. Pour changer, il semblerait que le New York Times soit encore une fois plus intéressé à poursuivre ses propagandes et à débattre de la manière dont les Etats-Unis deviendront bientôt une nation exportatrice de pétrole.

 

Personne, parmi la communauté des journalistes Américains, ne porte plus la moindre attention à la situation Japonaise – non seulement ils semblent avoir oublié les retombées de la catastrophe de Fukushima, mais également la fermeture virtuelle par le Japon de son industrie nucléaire, qui ne fera qu’augmenter sa demande d’importation en pétrole et en gaz afin de lui permettre de pouvoir continuer de fournir de l’électricité à ses citoyens. Le Japon pourrait bientôt devenir le premier pays industrialisé à adopter un modèle socio-économique néo-médiéval. lire ici !!!

 

L’Afrique et les pays Arabes continuent de se consumer tels d’immenses feux de bois. Politiquement, rien ne semble encore en voie de s’arranger, et les maniaques Islamistes prendront bientôt la tête de l’Egypte et de la Lybie, sans parler de la Syrie, ou encore du champ de bataille aux trillions de dollars des Etats-Unis en Afghanistan où, après dix années de conflits, les Américains ne peuvent toujours contrôler ni leur zone d’occupation ni les gens qui y vivent. Et n’oublions pas le Soudan, qui se déchire depuis maintenant une semaine pour ses réserves de pétrole. A 88 ans, le roi Abdullah d’Arabie Saoudite ne rajeunit pas. Les nappes de pétrole de son pays ne feront plus aucune importance lorsque ce dernier se sera transformé en brasier.

 

Je me demande quand le public Américain sortira enfin de sa torpeur qui le pousse à s’imaginer qu’en dehors de ce qu’il se passe dans la vie des Kardashians, plus rien n’a d’importance. Aujourd’hui, plus personne de croit encore que les cohortes politiques des Etats-Unis – tea party, centristes, ouvriers de gauche (ou ce qu’il en reste) – soient en mesure de combattre pour leurs idéaux ou encore de manifester dans les rues de la capitale - depuis les bureaux de la SEC jusqu’au musée de cire, connu pour avoir autrefois abrité en ses murs le Département de la Justice – contre nos trop nombreuses institutions dépravées.

 

Selon moi, la crise aura bientôt terminé sa phase de consolidation et, comme un bourgeon sur un arbre de Nouvelle-Angleterre, finira par fleurir et laisser place à quelque chose de bien plus spectaculaire.

Howard Kunstler

Partager cet article

Repost 0
Published by never-surrender - dans Brusq U.E.
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : never-surrender
  • never-surrender
  • : face à l'intoxication des masses...notre devoir est de diffuser l'info censurée!!!
  • Contact

Additif alimentaires industriels dangereux

 

 

Recherche

Observatoire du FN

Twitter

TheChangeBook

English

 

Espana

 

Stay Alert!!!