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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:03

Il n’en reste pas moins que le travail peut aussi être à la source de nombreux problèmes de santé, aussi bien physiques que psychologiques.

 

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les pathologies psychiques telles que le stress et la dépression, sont en constante augmentation. C’est le principal constat du dernier rapport publié par le Réseau national de Vigilance et de Prévention (Rnv3p), coordonné par l’ANSES.

 

L’épidémie de troubles musculo-squelettiques (TMS) d’origine professionnelle poursuit sa progression en France. Entre 11% et 15% des salariés de 20 à 59 ans seraient concernés. Et si l’on en croit l’Institut de Veille sanitaire (InVS), les chiffres - en hausse constante depuis 15 ans - ne sont pas près de baisser !

 

Lombalgies, syndrome du canal carpien, syndrome de la coiffe des rotateurs… « Les TMS d’origine professionnelle restent une préoccupation majeure », confirme Ellen Imbernon, Directrice du Département Santé Travail, de l’InVS.

A tel point que le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), rendu public, leur est exclusivement consacré. « L’augmentation continue de la fréquence des TMS en milieu de travail devrait être considérée comme un signal fort de dysfonctionnement et de pénibilité au travail », poursuit cette spécialiste.

 

De nombreux secteurs d’activité sont bien sûr concernés. Mais Ellen Imbernon pointe notamment du doigt le travail en intérim. « Si les études actuelles ne montrent pas d’excès de pathologies chez les travailleurs intérimaires, (…) elles montrent une surexposition aux facteurs de risque avec des rythmes de travail imposés par les machines, les normes de production ou les délais à respecter près de deux fois supérieurs aux autres catégories de travailleurs ».

 

Seule bonne nouvelle : les asthmes d’origine professionnelle sont en recul, grâce aux mesures de prévention qui ont été mises en place.

 

Les TMS sont les pathologies qui sont le plus souvent rapportées en relation avec le travail. Ces troubles ostéo-articulaires, dus à l’exécution de tâches répétitives, représentent 64% des maladies professionnelles chez les hommes, et 60% chez les femmes.

 

Les symptômes psychologiques provoqués par le travail, auxquels on se réfère aussi comme à des « risques psycho-sociaux », viennent en seconde position.

 

Troubles de la concentration, du sommeil, dépression… Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes liés aux risques psychosociaux. Le phénomène n'épargne aucun secteur d'activité.

Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus, les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, turnover, ambiance de travail…). Il est possible de les prévenir. Sous l’effet de mutations du monde du travail telles que la complexité grandissante des tâches, la suppression de temps morts, l’individualisation du travail ou encore les exigences accrues de la clientèle, les risques psychosociaux sont en plein développement. Ainsi, environ 20 % des salariés européens estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress au travail.

 

Et en France, un salarié sur 6 estime être l’objet de comportements hostiles dans le cadre de son travail (Enquête Sumer de 2003). Les risques psychosociaux regroupent :

le stress au travail,

les violences internes (commises au sein de l’entreprise par des salariés : conflit, brimades, harcèlement moral…),

les violences externes (commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise),

l’épuisement professionnel (ou burn-out),

les formes de mal-être, de souffrance, de malaise ressenties par les salariés.

 

Ces risques, qui ont souvent des causes communes (charge de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, intensification du travail, organisation du travail, mode de management…) peuvent interagir : ainsi le stress au travail favorise-t-il l’apparition de violences entre les salariés qui, à leur tour, augmentent le stress dans l’entreprise.

Mais ces risques ont également des spécificités qu’il convient de prendre en compte dans un objectif de prévention.

 

Des risques difficiles à appréhender

 

Faute d’une connaissance suffisante, ou faute d’outils adaptés, les acteurs de l’entreprise se sentent souvent démunis pour lutter contre les risques psychosociaux.

Ils butent également sur leurs dimensions individuelles et subjectives car face à une même situation de travail « stressante » ou tendue, les salariés peuvent réagir différemment. Résultat : les actions de prévention menées sont trop souvent uniquement centrées sur les salariés. Or, pour supprimer ou réduire les effets du stress et des violences, il convient de prendre en compte les sources de risques dans l’organisation et l’environnement du travail de l’entreprise.

 

Une prévention nécessaire

 

Les risques psychosociaux doivent être gérés au même titre que les autres risques professionnels. Comme l’impose la réglementation, il est nécessaire de les évaluer, de planifier des mesures adaptées et de donner la priorité aux mesures susceptibles d’éviter les risques le plus en amont possible.

Et s’ils ne représentent « que » 29% de l’ensemble des pathologies chez les femmes et 15% chez les hommes, ils sont tout comme les TMS, en constante augmentation.

 

Trois secteurs économiques paraissent davantage concernés par ces problèmes. Il s’agit de l’immobilier-location (agents immobiliers comme directeurs d’agence), des services aux entreprises (artisans et ouvriers comme agents de réception) et de l’administration publique.

D’autres pathologies en revanche, connaissent un recul significatif. Il s’agit essentiellement des allergies respiratoires, comme les asthmes associés à l’utilisation de résines et de colles, au travail du caoutchouc et des métaux. La proportion des cas en lien avec une exposition professionnelle en 2001, a été de 17,2 %. Elle a ensuite diminué légèrement au fil des années, pour arriver à 8,3% en 2009.

Les secteurs traditionnellement touchés par ces pathologies, comme les industries du caoutchouc et des plastiques, bénéficient des actions de prévention menées depuis plusieurs années.

 

En revanche, les dermatites de contact poursuivent leur augmentation, en particulier dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Les professionnels y sont notamment exposés aux résines époxy et aux parfums. Entre 2002 et 2009, la hausse annuelle des dermatites allergiques de contact (DAC) a été de 4 %.

 

Globalement, 118 852 problèmes de santé au travail ont été recensés par le Rnv3p entre 2001 et 2009. Parmi eux, 40% sont « considérés par les experts en lien possible, probable ou certain avec le travail », indique l’ANSES.

 

Pour aller plus loin, consultez l’intégralité du rapport du Réseau national de vigilance et de prévention (Rnv3p).

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