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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 00:54

Des parlementaires de tous bords ont rendu public mercredi, à l’Assemblée nationale, un rapport d’audit mené pendant près d’un an sur la politique d’immigration de la France pour «éclairer l’approche des phénomènes migratoires».

 

--> Lire le rapport, ici link

 

Si aucune recommandation conjointe n’émerge de cet audit conduit auprès de 35 chercheurs et experts, les parlementaires (députés, sénateurs et représentants français au Parlement européen) à l’origine de la démarche entendent bien «peser» sur le sujet ou «interpeller» leurs formations respectives.

 

Ainsi, Sandrine Mazetier (PS) a indiqué qu’elle «interpellera les candidats à la primaire socialiste» sur la politique d’immigration qu’ils entendent mener.

 

Etienne Pinte (UMP), opposant notoire à la politique du gouvernement dans ce domaine, a regretté qu’«aujourd’hui on alimente les peurs, alors qu’il faut faire appel à l’intelligence de nos concitoyens».

Il a assuré qu’il «ne déserterait jamais sa famille comme Eric Besson (ex-PS) l’a fait avec la sienne» mais qu’il entendait «peser» sur elle, citant en exemple l’abandon par la majorité de la déchéance d’extension de nationalité dans le projet de loi sur l’immigration.

 

Le rapport apporte un éclairage sur des aspects souvent peu ou mal connus du grand public. Ainsi, le fait que les migrants subsahariens ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine (40% d’entre eux sont diplômés du supérieur) ou encore, que le taux d’activité entre les étrangers de 30 à 49 ans et les Français du même âge est sensiblement identique.

 

L’universitaire Lionel Ragot a souligné que si la France optait pour une «immigration zéro» ce n’est pas 3% mais 5% du PIB supplémentaire qu’il faudra trouver à l’horizon 2050 pour financer la protection sociale.

 

Martine Billard (Parti de Gauche) a fait état d’une autre étude selon laquelle si les immigrés «coûtent» annuellement 47,9 milliards d’euros en dépenses de protection sociale, il rapportent 60,3 milliards en cotisations, soit un solde largement positif.

 

Tous les parlementaires présents ont regretté les fins de non-recevoir des responsables institutionnels sollicités et que ce rapport d’audit n’ait pu se faire dans un strict cadre parlementaire (le rapport ayant été financé par eux-mêmes).

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:09

Qu'elle soit publique ou privée, la dette mène aujourd'hui notre monde à la baguette, sans d'ailleurs n'avoir jamais aucune chance d'être remboursée. Mais demande-t-elle à l'être ? Et surtout, est-elle vraiment un dû ?

 

La dette privée résulte d'une distribution inégalitaire grandissante de l'argent. Pour faire face à ses inévitables difficultés de trésorerie, le plus grand nombre doit emprunter à cette « tranche du haut » qui continue à se sucrer allègrement.

 

La dette publique provient bien plus d'une baisse volontaire de la part des recettes, à coup de « paquets fiscaux », que d'une hausse des dépenses (stables en pourcentage du PIB). Pour pallier ce manque-à-gagner fiscal, l'Etat doit emprunter… à la « tranche du haut », qui bénéficie des cadeaux fiscaux, qui peut replacer son argent dans le circuit public moyennant taux d'intérêt juteux et garantie d'Etat !

 

Un surendettement généralisé

 

La perversité de la dette, privée comme publique, vient aussi de ce que le moyen d'échange économique, l'argent, transite obligatoirement par le circuit bancaire. Celui-ci ne se prive pas d'imposer ses quatre volontés, de spéculer avec l'argent de ses déposants sans même leur consentement et de le leur rendre à ses conditions.

 

En jouant du déséquilibre dans la distribution de l'argent et de leur monopole dans sa gestion, les banques ont développé sciemment le phénomène juteux du crédit. Et la plupart de ce que vous dépensez aujourd'hui, vous le leur devez.

 

Le taux d'endettement français, tant privé que public, tourne autour de la barre ahurissante des 80%. Et dépasse le cap des 100% dans bien d'autres pays. Avec l'argent et le travail, la dette est devenue le troisième outil de domination massive aux mains des oligarchies du système (appelé aussi « marchés »).

 

La « dette-racket » n'a aucune légitimité

 

La dette, c'est un peu comme le cholestérol. Il y a la bonne et la très mauvaise :

 

* la première, admettons, c'est la dette-investissement qui permet de financer ce qui sera produit ensuite (l'emprunt de l'étudiant pour ses études, le prêt au petit entrepreneur pour monter sa petite entreprise, le grand emprunt public pour les grands travaux d'Etat…) ;

 

* la très mauvaise, c'est la dette-racket, celle que des margoulins vous contraignent à utiliser pour vous procurer des biens et des services que vous avez déjà contribué à produire au sein de la collectivité (ah ! les « crédits-revolving » ! ). Ou encore celle, comme on l'a vu, qui provient du détournement de l'argent public dans des poches privées.

 

Les dettes-racket, tant privées que publiques, n'ont strictement aucune légitimité. Elles découlent des dérives d'un système inacceptable. De quel droit régalien, le monde entier, traité comme un troupeau de gamins immatures, peut-il être ainsi mis, des années et des années durant, sous tutelle de la dette-racket, des « marchés » nébuleux et des agences de notation ?

 

Cesser de payer, c'est récupérer son dû

 

Aujourd'hui, la dette est en crise, nous dit-on, victime de ses excès auto-destructeurs. Non en raison de son non-remboursement (la dette-racket n'a pas vocation à l'être, bien au contraire), mais en raison des risques de non-paiement de ses intérêts, le magot du créancier. Alors une fois de plus, les « marchés » tentent de faire payer l'impossible note aux populations.

 

Il n'y a pas 36 manières d'éradiquer le mal : il faut faire disparaître le système des dettes-racket au plus vite. Profiter de son grave état de faiblesse actuel pour le mettre hors d'état de nuire.

 

Les populations disposent d'une arme redoutable pour mener à bien cette indispensable révolution : cesser de payer ! Les Islandais ont montré l'exemple à deux reprises. 

Cesser de payer, c'est récupérer légitimement son dû et reprendre un pouvoir abusivement confisqué. Comme le peuple français sut si bien le faire en mettant un terme à la dynastie des Capétiens en 1789. Mais il est vrai que là encore, cette révolution suppose d'abord celle de nos esprits formatés par une culture opportunément culpabilisatrice en la matière.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 18:27

Le 3 mai 2011 marquera une date importante dans l'histoire de notre pays, le commencement du coup d'Etat le plus grave et le plus silencieux jamais organisé. Le 3 mai s'ouvre donc à l'Assemblée Nationale le débat sur la réforme constitutionnelle visant à intégrer dans la Constitution rien de moins que la pure et simple interdiction des déficits publics.

 

Au début de l’année 2011, le président de la République a annoncé son intention de réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire l’obligation « d’équilibre des finances publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur au nom de la réduction des déficits publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de compétitivité » que Sarkozy et Merkel ont fait adopter par l’Union européenne. Si elle était adoptée, cette réforme de la Constitution marquerait :

 

- un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne, donc aux exigences du capital financier ;

 

- la remise en cause du peu de souveraineté (du Parlement et de la nation) subsistant après les coups déjà portés par les institutions de laVe République et l’Union européenne ;

 

- la remise en cause de la possibilité pour les organisations syndicales de négocier sur la base des revendications des salariés, qui pourraient être décrétées « anticonstitutionnelles ».

 

Déjà, depuis l’adoption du traité de Maastricht (1992), en application des décisions de l’Union européenne, tous les gouvernements successifs ont organisé toutes les destructions : services publics, dés industrialisation, démantèlement de l’agriculture, déréglementation des droits du travail. Tous les budgets, à tous les niveaux, de l'État aux communes, se sont vu opposer les critères de Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et non faussée » a imposé les privatisations.

 

Demain, si cette réforme de la Constitution était adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, serait « contraint » — sous peine de non-respect de la Constitution — d’appliquer toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.

 

Ce serait une nouvelle arme pour le Medef dans son offensive pour la destruction de tous les droits collectifs des travailleurs.

 

Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie.

 

Pour mieux comprendre ce qui est en cause, voyons ce qui se passe au Portugal ou la même politique est mise en chantier :

 

« Les Portugais éliront une nouvelle majorité le 5 juin, mais ils n’auront pas le choix du programme de droite ou de gauche, le vainqueur devra imposer l’austérité jusqu’en 2014 au moins.Trois semaines plus tôt, chaque grand parti s’y sera engagé individuellement auprès de l’Union européenne et du FMI. Cette perte de contrôle politique est le prix à payer pour un plan (...) décidé hier dans ses grandes lignes par la zone euro, les 27 pays de l’UE et la Banque centrale européenne. » Ce plan, précise Le Figaro (9 avril) d’où ces lignes sont extraites, « vise à mettre l'État portugais au régime sec, à lancer un “ambitieux programme” de privatisation pour réduire la dette publique et, enfin, à assouplir le marché du travail ». Et Le Figaro de citer la déclaration du 8 avril : « La préparation (du plan d’austérité) devra commencer immédiatement, en vue d’un accord entre les partis à la mi-mai, et permettre la mise en œuvre sans délai du programme d’ajustement dès la formation du nouveau gouvernement. »

 

Dans de telles conditions, y a-t-il encore un enjeu à ces élections ? Le Figaro répond : « Pour éviter toute contestation issue des urnes, les Vingt-Sept ne concrétiseront leur aide qu’une fois acquis “le soutien des principaux partis politiques”, indique la déclaration finale. Le futur chef de gouvernement ne pourra qu’appliquer scrupuleusement le remède auquel il aura lui-même souscrit. » En France, un rapport de l’OCDE (1) félicite le gouvernement et l’encourage à amplifier les mesures anti-ouvrières — en matière de salaires, Sécurité sociale, hôpitaux, marché du travail, etc. — destinées à revenir aux critères de Maastricht. Le rapport précise : « La France aurait intérêt à se doter d’un cadre budgétaire renforcé et à valeur constitutionnelle. Ce cadre inclurait une règle de déficit structurel, une programmation budgétaire pluriannuelle détaillée et un conseil budgétaire indépendant. »

 

Certes, la France n’est pas le Portugal... Mais peut-on ignorer que le 3 mai, l’Assemblée nationale entame le débat sur la réforme constitutionnelle qui prétend graver dans le marbre l’interdiction des déficits publics ? Peut-on ignorer que le projet du PS pour 2012 prévoit l’adoption, au lendemain de la présidentielle, d’une « loi de finances publiques quinquennale » fixant les mesures « de maîtrise des déficits et de réduction de la dette » ? Peut-on ignorer que, d’une manière ou d’une autre, tous les candidats institutionnels sacrifient à la nécessité de « réduire les déficits »

 

Le plus surprenant, le plus scandaleux, la pire offense faite à nôtre peuple est le silence total, lourd et pesant qui entoure toute cette affaire.

 

Vous pouvez fouiller de fond en comble le blog de Jean luc Mélenchon, ou de n'importe quel candidat, les articles et les communiqués de tous les partis qui se réclament de la gauche, pas un mot, pas une allusion, alors qu'une telle infamie mériterait pour le moins un soulèvement, devrait être au centre de toute campagne contre Sarkozy et sa politiques.

 

Le « débat » a pourtant déjà commencé dans les commissions de l'Assemblée nationale. Consciencieusement, les députés du Parti socialiste amendent le projet de réforme constitutionnelle, qui veut graver dans le marbre la rigueur dictée par l’Union européenne, se présentant comme les plus capables de « réduire à la fois les déficits, la dette publique et les prélèvements obligatoires » Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est tout aussi « responsable » et décrète « indispensable (…) la maîtrise des budgets et la réduction des déficits publics » pourvu que soient préservés « les capacités d’investissement et les budgets sociaux » (sans doute prévoit-il la distribution de sandwichs et de couvertures aux plus nécessiteux.

 

Ainsi, si cette politique devait être menée à son terme, nous devrions « choisir » en 2012 entre l'inspirateur de cette politique et son plus fidèle exécutant, entre DSK ou Sarkozy, ainsi quel que soit le candidat élu son programme est déjà écrit à Bruxelles ou Washington.

 

Ainsi serait mené à son terme le projet dictatorial inscrit dans les traités de l'Union européenne, priver les peuples de tous les attributs de la souveraineté, les plier par la contrainte à toutes les exigences du Capital, poursuivre jusqu'à son terme la destruction de tous les acquis ouvriers.

 

Ainsi, ils en ont parvenu à un tel niveau d'abaissement moral qu'ils s'imaginent que les peuples vont se soumettre et ramper comme peuvent le faire les Papandréou ou Zapatero et leurs amis de la « gauche européenne ».

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:28

Une partie de l'UMP veut faire de la lutte contre l'«assistanat» son thème de prédilection pour renouer avec les classes moyennes. Une rhétorique populaire sur laquelle Nicolas Sarkozy avait surfé en 2007. La France est pourtant un des pays d'Europe où les minima sociaux sont les plus bas.

 

Priver plus d'un million de bénéficiaires du RSA et leur famille de revenu minimum ? L'idée n'est pas de Marine Le Pen ni de son père, mais bien du très influent conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Quelques jours après la cuisante défaite de l'UMP aux cantonales, cet ancien de Minute théorisait dans Paris-Match son «plan de bataille» pour reconquérir d'ici 2012 l'électorat populaire : immigration, identité nationale, et lutte contre l'assistanat dans le cadre d'une «grande loi de réhabilitation du travail». Alors que 4 millions de Français sont au chômage et que la crise continue de produire ses effets, l'idéologue propose ni plus ni moins de «réserver le RSA aux bénéficiaires qui ont un travail». Or parmi les 1,8 million d'allocataires du revenu de solidarité active, l'ex-RMI, seuls 650.000 sont dans ce cas. Si une telle mesure était votée, plus d'un million se verraient donc privés de ressources.

 

Une idée folle ?

La dénonciation de l'«assistanat», sujet «clivant» par excellence entre la gauche et la droite, est pourtant en train de devenir la lubie des durs de la majorité, qui pensent sans doute pouvoir rejouer la partition victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

 

Fin mars, un député de Moselle proposait de forcer les chômeurs à effectuer des «travaux d'intérêt général». Quelques jours plus tard, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Laurent Wauquiez, annonçait dans Le Figaro une proposition de loi conditionnant le versement du RSA à «cinq heures de travail social» – non rémunéré – par semaine. «Ce n'est pas une sanction mais un marchepied vers l'emploi», dit-il, pour éviter que «le RSA ne se transforme en nouvelle prestation d'assistanat». La proposition a fait réagir le père du revenu de solidarité active : Martin Hirsch a dénoncé sur son blog des «propositions démagogiques, dangereuses parce qu'inefficaces» qui «commencent à fleurir avec le printemps préélectoral».

 

L'offensive ne s'arrête pas là. Depuis quelques semaines, les ministres Bachelot (Solidarités) et Bertrand (Santé, Travail) multiplient les coups de communication autour de la question des fraudes aux prestations sociales, un thème très populaire dans l'électorat de droite. Xavier Bertrand a un coup d'avance puisque Le Figaro Magazine lui a consacré sa Une le 4 mars. Quant à François Bayrou (Modem), il estime que le projet du PS, récemment rendu public, va encourager «l'assistanat».

 

Ne craignant pas l'amalgame entre déficit de la Sécurité sociale et immigrés, une quarantaine de députés UMP ont déposé le 13 avril un projet de texte réservant le minimum vieillesse, versé à 70.000 bénéficiaires de plus de 65 ans gagnant moins de 9.000 euros par an, aux seuls Français ou à ceux qui ont travaillé en France, alors qu'il a toujours été versé sans condition de nationalité. Une initiative inouïe à laquelle la présidente de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse, Danièle Karniewicz, a répondu dans un courrier que Mediapart s'est procuré : «Pour les personnes qui n'ont jamais travaillé en France, (l'allocation) ne représente pas une retraite mais un minimum vital.»

 

«Le virus anti-assistanat a gangréné les politiques français», y compris au PS, conclut Olivier Ferrand, animateur du think-tank progressiste Terra Nova.

 

Alors, vivons-nous vraiment dans un «pays d'assistés» ? Les bénéficiaires de minima sociaux sont-ils vraiment encouragés à ne rien faire ? La fraude aux allocations est-elle vraiment un fléau français ? Le point, avec des chiffres et des arguments.

 

Surprise : Nicolas Duvoux, sociologue à Paris-Descartes, n'a pas peur d'utiliser le terme «assistés». Il l'a même repris dans le titre de son livre, "L'Autonomie des assistés", comme un défi à l'idée reçue selon laquelle les bénéficiaires de minima sociaux se complaisent dans la pauvreté, l'apathie et l'oisiveté. «Pour le sociologue, l'assisté, c'est celui qui est pauvre, qui doit être aidé» par la solidarité nationale : selon l'Insee, en 2008, la France comptait 8 millions de personnes vivant avec moins de 949 euros par mois.

 

Mais pour beaucoup de Français, «assisté» est évidemment péjoratif : «Ce terme évoque des gens en situation de dépendance par rapport à la collectivité, comme si, derrière la protection sociale institutionnalisée, se masquait une déliquescence morale», dit Duvoux. Avec le flot d'images qui va avec : les pauvres (ou les Roms) qui roulent en BMW – un thème cher à Nicolas Sarkozy –, les journées passées à jouer à la console au lieu de chercher du travail, le travail au noir, ou encore les «allocations-braguette» – l'idée selon laquelle les pauvres, souvent étrangers, font des enfants pour toucher les allocations familiales.

 

«Ces représentations ont émergé dès la fin des années 1970 aux Etats-Unis» à la fin de l'âge d'or économique de l'après-guerre, raconte Hélène Périvier, économiste à l'OFCE (Sciences-Po). «Le républicain Ronald Reagan [président de 1981 à 1989] truffait ces discours sociaux de références à la “Welfare Queen”», cette femme pauvre de la banlieue de Chicago qui roulait prétendument en Cadillac, adorait le champagne, et aurait fraudé 150.000 dollars à diverses caisses sociales en s'inventant 80 noms, 30 adresses, et quatre maris décédés. Un personnage inventé, comme l'a prouvé le livre du journaliste américain David Zucchino, "Myth of the Welfare Queen".

 

N'empêche : le cliché du pauvre oisif et fraudeur a fait florès. Y compris en Europe où il a largement inspiré les politiques, de droite mais aussi de gauche, à partir du milieu des années 1990. Dans l'inconscient collectif des Blancs américains, la "Welfare Queen" était bien souvent noire. «Les programmes sociaux sont faits pour aider les plus pauvres, et les plus pauvres sont aussi généralement les populations dominées, des femmes ou des personnes issues des minorités ethniques», rappelle Hélène Périvier.

 

«Mentionner l'assistanat dans le débat politique, c'est utiliser un langage codé, insiste Nicolas Duvoux. Ce terme évoque souvent, sans qu'il soit besoin de les nommer, les étrangers.» On saisit mieux pourquoi Patrick Buisson, le conseiller de Nicolas Sarkozy, place la «lutte contre l'assistanat» sur le même plan que l'immigration ou l'identité nationale...

 

Les Français qui tancent les «assistés» sont-ils pour autant tous racistes ? «De plus en plus de gens, notamment les classes moyennes inférieures et les jeunes, se sentent floués dans le jeu de la solidarité», admet Danièle Karniewicz, la président de la CNAV. Notamment toute une France des classes moyennes inférieures gagnées par l'«extension du désavantage social», selon le sociologue Olivier Schwartz : les salariés au Smic ou à peine plus, les jeunes, ou ces «petits-moyens» fragilisés qui pensent qu'ils «paient pour tout le monde», pour les plus riches mais également pour les plus pauvres qui bénéficient des aides. Dans "L'Autonomie des assistés", Nicolas Duvoux montre d'ailleurs que même les bénéficiaires du RSA refusent le terme d'«assistés» pour eux-mêmes, alors qu'ils l'emploient volontiers pour les autres...

 

La France, trop généreuse avec ses pauvres ?

 

La protection sociale en France représente beaucoup d'argent. La solidarité coûte cher : selon le ministère de la Santé, la Sécurité sociale, qui affichera un déficit de 24 milliards d'euros en 2011, verse chaque année 600 milliards d'euros de prestations (maladie, retraite, allocations familiales, RSA, etc.). C'est 31% du PIB, un des niveaux les plus élevés dans l'OCDE, le club des pays riches. Un filet de protection conséquent qui a aidé la France à mieux se sortir de la crise que bon nombre de ses voisins.

 

Ces dépenses augmentent en revanche d'au moins 4% par an, soit deux fois plus vite que le PIB : 4,7% en 2009, du fait de la crise. «Un dérapage incontrôlé», affirme le think tank libéral Ifrap, pourfendeur de la dépense publique... Dérapage dans lequel les minima sociaux ne jouent pourtant qu'une part minime : quatre cinquièmes des dépenses de la Sécurité sociale (soit 480 milliards d'euros au total) sont absorbées par les dépenses de vieillesse et de santé, occasionnées par l'ensemble des Français.

 

Selon le ministère de la santé, 3,5 millions de Français touchent un des onze minima sociaux versés sous conditions de ressources : le Revenu de solidarité active (fusion de l'ex-RMI et de l'allocation parent isolé), l'ASS (chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'assurance-chômage), l'ATA (demandeurs d'asiles), l'AAH (handicapés sans avantage vieillesse ni rente d'accident du travail), l'allocation d'invalidité, l'allocation veuvage, le minimum vieillesse, le revenu de solidarité pour l'outre-mer... En prenant en compte les ayants droit (enfants, conjoints), ce sont plus de 6 millions de Français qui vivent avec une allocation.

 

Tous ne sont pas inactifs : dans un tiers des 1,8 million de foyers qui bénéficient du RSA, au moins une personne travaille – c'était d'ailleurs la philosophie du projet de Martin Hirsch : donner un complément de revenus pour inciter à la reprise d'une activité.

 

Le nombre des bénéficiaires de minima sociaux n'explose pas. Il est surtout très dépendant de la conjoncture économique : le nombre d'allocataires du RSA a gonflé de 14% entre fin 2007 et fin 2010...

 

Le «succès» jamais démenti du RSA est aussi dû, rappelle Nicolas Duvoux, à l'aspect de plus en plus «restrictif» des conventions d'assurance-chômage négociées entre syndicats et patronat depuis le milieu des années 1990. «Entre 2001 et 2005, le nombre d'allocataires du RMI a ainsi progressé de 30%», explique le sociologue. Il sert en quelque sorte de roue de secours à notre système social alors qu'il devait, à sa création, servir de tremplin vers l'emploi (le «i» de RMI qui veut dire «insertion»).

 

Contrairement aux idées reçues, les minima sociaux en France sont faibles. Alors que le Smic est à 1.365 euros brut, le RSA «socle» – de base – culmine à 467 euros pour une personne seule (hors "forfait logement"), à 980 euros pour un couple avec deux enfants. A peine la moitié du seuil de pauvreté. «Par rapport au revenu médian – la moitié des Français gagne plus, l'autre moins –, le RMI a perdu 34% depuis le début des années 1990», rappelle Nicolas Duvoux. Même évolution par rapport au Smic, au moins indexé chaque année sur l'inflation.

 

Selon une étude de l'Institut de recherches économiques et sociales de 2007, «les montants des revenus minima garantis aux personnes pauvres sont beaucoup plus élevés» dans les onze autres pays européens étudiés : «De 30 à 40% au Royaume-Uni et en Finlande, de l'ordre de 50 à 75% en Irlande, Suède, Belgique et Pays-Bas, environ le double en Norvège et en Islande, environ le double pour les couples et environ 140% pour les parents isolés en Autriche, et de l'ordre de 150% au Danemark».

 

«En appauvrissant ainsi les plus faibles, la France est en train cultiver une exception délétère en Europe», estime Olivier Ferrand de Terra Nova, partisan d'une «augmentation des minima sociaux». «D'autant qu'elle prive également la quasi-majorité des moins de 25 ans du revenu de solidarité active, ce qui est une exception en Europe !» Selon Olivier Ferrand, le montant des minima sociaux dessine d'ailleurs une «hiérarchie des générations dans notre pays» : «709 euros pour le minimum vieillesse, 460 euros pour le RSA, 0 pour les jeunes».

 

Pour de nombreux spécialistes de la protection sociale, l'importance du nombre de bénéficiaires des minima sociaux prouve avant tout l'épuisement de notre modèle social. Dans ce système imaginé après la guerre, à l'orée des Trente Glorieuses, chacun était protégé grâce à des droits acquis par son statut salarial et par sa famille. «La Sécurité sociale n'est pas fondée sur la citoyenneté mais sur la nécessité de sécuriser le travailleur français, sa femme et sa famille», résume Nicolas Duvoux. Avec le déclin industriel, la précarité du travail, le chômage et l'éclatement des configurations familiales classiques, le système fait de plus en plus d'exclus – jeunes, mères seules avec enfants –, qui basculent alors dans les minima sociaux. «La France traite encore la pauvreté en fonction du statut social des personnes, non en fonction de leurs besoins», estime Duvoux.

 

D'un côté, il y a donc un monde protégé de l'assurance (chômage, retraite, santé), régulé par les partenaires sociaux, où le cadre chômeur se voit par exemple garantir le plus haut plafond d'indemnisation du chômage d'Europe. De l'autre, un monde de l'assistance dévolu aux collectivités, où les minima sociaux sont très bas et ne permettent pas de rebondir. «Les structures de la protection sociale et les structures sociales divergent de plus en plus, poursuit le sociologue. L'assistance ne s'attaque pas aux causes, elle pallie les effets.»

 

«Ça encourage à ne rien faire»

 

Recevoir une allocation d'assistance, type RMI ou RSA, encourage-t-il à ne rien faire ? C'est ce que pense environ la moitié des Français. Mais, hormis une étude de l'Insee dont la méthode a été très contestée, rien ne permet de l'affirmer. Selon une enquête menée en 2009 par le Trésor auprès de 7.000 allocataires du RMI, de l'allocation parent isolé et de l'ASS, seuls 4% des sondés donnent comme raison de leur inactivité la non-rentabilité financière de la reprise d'activité. C'est même seulement 1% selon la Caisse nationale des allocations familiales.

 

Les études convergent : même si le gain à la reprise d'un emploi est faible, les bénéficiaires de minima sociaux veulent en général tout de même en retrouver un, et il n'est pas rare qu'ils reprennent un travail même s'ils y perdent. La motivation financière n'est donc pas primordiale, un argument d'ailleurs utilisé par les opposants au RSA lors de son instauration, en 2008.

 

L'idée selon laquelle les bénéficiaires de minima sociaux se complaisent dans l'oisiveté tient d'autant moins, rappelle Martin Hirsch dans Le Monde, que «les allocataires du RSA sont obligés, sauf problème de santé grave, de rechercher un emploi et d'être inscrit à Pôle Emploi» et sont donc «soumis à l'obligation d'accepter deux offres raisonnables d'emploi».

 

Selon l'enquête du ministère des Finances, si un quart des bénéficiaires du RMI ne recherche pas d'emploi, c'est d'abord à cause de leur état de santé, de problèmes de logement, de contraintes personnelles, comme le sentiment de ne pas être employable en raison d'une période d'inactivité trop longue, l'absence de moyen de locomotion ou la garde des enfants...

 

La grande majorité des bénéficiaires du RSA voient leur situation comme un «stigmate», explique Nicolas Duvoux. Du reste, un million de travailleurs pauvres, bénéficiaires potentiels du RSA, ne le demandent même pas. La faute aussi au caractère très «intrusif» des questionnaires de la CAF à remplir pour en bénéficier, dit le chercheur.

 

Plutôt que la fainéantise supposée des bénéficiaires de revenus minimum, c'est bien l'état morose du marché du travail, le coma dépassé de la formation professionnelle, le piteux état de l'accompagnement des demandeurs d'emplois couplé à la crise de Pôle Emploi, ou encore le labyrinthe institutionnel (la formation dépend des régions; le RSA des départements; le chômage et l'indemnisation de Pôle Emploi, etc.) qui sont à blâmer.

 

«Ils fraudent et ils travaillent au noir»

 

La fraude. C'est une des tartes à la crème des hebdomadaires. Cette semaine encore, Le Point fait sa couverture sur ceux qui «ruinent la France», dont les «fraudeurs de la Sécu». Début mars, plusieurs députés UMP ont annoncé le dépôt d'une proposition de loi pour éviter que la CNAF ne prévienne les allocataires qu'elle va contrôler, et exiger l'instauration d'une «carte sociale sur laquelle figureraient tous les subsides dont bénéficie le titulaire».

 

Régulièrement, des affaires de fraudes au chômage, aux minima sociaux, à la carte vitale, parfois en bande organisée, font la une des médias. Il y a quelques mois, en plein débat sur la burqa, le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux avait lui-même dénoncé la situation de Lies Hebbadj, cet habitant de Rezé (Loire-Atlantique), mari de quatre femmes et père de dix-sept enfants, qui avait, selon Le Figaro, accumulé 175.000 euros de prestations sociales en trois ans. Ouverture des JT garantie !

 

Evidemment, la fraude aux prestations sociales existe. Jean-Pierre Door, élu UMP du Loiret et médecin, l'évalue même à 5 milliards d'euros sur un total de 15 milliards de fraudes à la Sécurité sociale. Une mesure au doigt mouillé car en réalité, personne n'en sait rien. A la CNAF (branche famille de la Sécu), on l'évalue entre 540 et 808 millions sur 60 milliards de prestations versées, dont 88% est récupéré dans les trois ans. A la CNAV (retraites), on parle de seulement 25 millions d'euros, sans compter les fraudes organisées qui coûtent beaucoup plus cher, par exemple sur les carrières longues. Pour Pôle Emploi, fusion des Assedic et de l'ANPE, la Cour des comptes avance une estimation de 2 milliards d'euros... Des évaluations sans doute sous-estimées, indiquait en 2008 un rapport du Conseil d'analyse stratégique.

 

Mais gare à ne se focaliser que sur la fraude aux prestations sociales ! De l'aveu du député Door, les deux tiers des fraudes à la Sécu sont liées à des «actes médicaux inutiles». «Le gouvernement tend à focaliser sur les allocations mais il y a aussi un enjeu énorme, et peut-être plus grand encore sur les fraudes à l'assurance-maladie qui sont le fait de médecins, des hôpitaux ou des cliniques», autant de clientèles traditionnelles de la droite, souligne un haut fonctionnaire de Bercy.

 

D'après la Cour des comptes, les fraudes fiscales et sociales représenteraient au bas mot entre 29 et 40 milliards d'euros, soit entre 1,7 et 2,3% du PIB annuel.

Parmi les fraudes sociales, le travail au noir coûterait à l'Etat entre 6 et 12 milliards par an, en cotisations salariales et patronales non versées.

 

Mais c'est bel et bien la fraude fiscale qui coûte le plus cher aux finances publiques : 4,3 milliards d'euros pour l'impôt sur le revenu, 4,6 milliards pour l'impôt sur les sociétés, entre 7,3 et 12,4 milliards pour la TVA.

Sans compter les innombrables niches et astuces juridiques permettant d'échapper à l'impôt, pour les particuliers comme les sociétés.

 

Là-dessus, les propositions de loi ne se bousculent guère.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:54

La publication du rapport Sauvé linksur la prévention des conflits d'intérêts présente certes des propositions qui vont dans la bonne direction, mais celles-ci risquent fort de ne rien changer dans la réalité, pour deux raisons.

 

La première a trait au contrôle des déclarations.

Ce sujet est central et la faiblesse des propositions de la commission Sauvé link à ce sujet traduit une opposition frontale des lobbiess et de leurs défenseurs à accepter quelque contrôle que ce soit.

 

Nous en avons eu une magnifique illustration mardi au Parlement européen où les membres de l'UMP ont en totalité soutenu l'amendement de leur groupe Parti populaire européen (PPE) et de celui des socialistes européens (S&D) de supprimer tout contrôle des déclarations d'intérêt.

 

Il est piquant de noter que ce vote est intervenu à l'occasion du vote sur le rapport concernant la gestion de la grippe H1N1 où l'indépendance des experts de l'Agence du médicament avait été mise en cause.

Ainsi, en pleine affaire Mediator, on peut juger l'océan qui existe entre les paroles des représentants de l'UMP, ministres y compris, et leurs actes.

 

De la même manière, le rapport Sauvé ne donne aucun moyen à la Commission de déontologie ou à l'Autorité de déontologie ni en termes d'audit, ni en termes de contrôle, ni en termes d'investigation pour vérifier les conflits d'intérêts.

 

Rien n'est prévu pour permettre aux citoyens de saisir la justice

 

En second lieu, les droits des citoyens ne sont pas préservés.

Les affaires récentes ont mis en lumière l'importance du contrôle citoyen pour assurer la transparence, exiger des investigations et même mettre en mouvement l'action publique.

 

Si la commission Sauvé propose le renforcement des sanctions pénales, ce qui va à l'encontre de ce que le Parlement a voté en décembre, encore faut-il que la justice soit saisie. Par qui ? De la même manière, rien n'est prévu pour permettre aux citoyens de saisir l'Autorité de déontologie et ce d'autant plus qu'aucune mesure de publicité n'est prévue pas même des avis rendus.

 

Doivent encore être traités les cas des nombreuses personnes qui restent hors du champ : les grands élus et leur proche famille, ou les parlementaires et leurs assistants (alors qu'au Parlement européen, ceux-ci sont soumis à un contrôle), qui feront l'objet d'une commission spécifique au sein du Parlement, le président de la République ayant exclu du champ de la commission Sauvé cette prérogative et constituant ainsi un nouveau régime d'exception.

 

En revanche, certaines ouvertures sont très intéressantes et il sera intéressant de voir si elles seront retenues, ce qui est peu probable. En particulier l'interdiction de cumul de mandat.

En définitive, ce rapport comporte des propositions intéressantes mais qui risque de ne pas entrer dans les faits si le contrôle n'est pas effectif.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 09:06

Un rapport de la Gendarmerie Nationale révèle à postériori une curieuse gestion des finances de l'État du clan BALLADUR.

 

En 1994, Nicolas SARKOZY, alors Ministre du Budget, prenait déjà certaines libertés avec les deniers de l'État.

C'est dans le cadre de ses hautes fonctions qu'il supervise les services financiers du MIAT, en l'occurrence la DEPAFI, pour l'élaboration d'un marché public relatif aux déplacements des fonctionnaires, dans lequel apparaissait la rétrocession des bénéfices du prestataire Carlson au Ministère, sans aucune trace dans la comptabilité publique.

 

Le code des marchés publics ne prévoit en aucun cas qu'un prestataire reverse tout ou partie de ses bénéfices à l'administration.

Ceci explique l'opacité de ces dispositions financières.

 

Rappelons à toutes fins utiles, que le directeur de la DEPAFI était le dir-cab-adjoint de MAM aux ministères de l'Intérieur, de la Justice et enfin des affaires étrangères. Monsieur Claude GUEANT participait lui aussi à l'élaboration du marché en qualité de directeur de la DGPN, sous l'autorité de Charles PASQUA.

 

Le Ministre de l'Intérieur et Nicolas SARKOZY étaient les principaux soutiens du candidat BALLADUR aux présidentielles de 1995.

Ce marché est toujours attribué à la société américaine Carlson, qui soit dit en passant, gère depuis de nombreuses années les déplacements des directions sensibles de l'État.

 

D'ailleurs Monsieur SARKOZY a fait remettre la légion d'honneur à la Présidente de Carlson par Mr Jean-David LEVITTE en 2007 dans les salons huppés de l'ambassade de France à New-York.

 

Autre précision, ce marché inclut les reconduites aux frontières des personnes en situation irrégulière sur le territoire français. L'impensable est que la section de recherche de la Gendarmerie Nationale avait établi un rapport « détonnant » que nous vous soumettons, soulevant l'illégalité de ce marché sur la période de 2004 à 2001.

 

De plus le Service Central de Prévention de la Corruption (SCPC), dépendant du ministère de la Justice, révélait en 2001 des faits de corruption et de détournements de fonds publics.

 

Dans son livre « Révélations », Denis ROBERT, récemment blanchi, publiait des listing CLEARSTREAM dans lesquels apparaissait l'inscription du groupe ACCOR-Carlson Wagon Lit.

 

Malgré cela aucun magistrat n'a eu l'initiative de demander des comptes aux responsables de ces marchés et pas un responsable de l'administration ayant constaté ces faits n'a saisi la justice comme le prévoit l'article 40 du code pénal.

 

De fait, aucune précision n'a été concédée sur la destination de ces reversements. Faudrait-il croire qu'il y a des domaines où l'on ne met pas les pieds, du moins pour un temps ?

 

Comme l'affirmait une responsable du MIAT, cette affaire était traitée entre le DGPN (Claude GUEANT, le DEPAFI et le Ministre du Budget (Nicolas SARKOZY). Il serait légitime de connaître la véritable destination des fonds versés par Carlson.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 08:54

Le Front national se veut désormais présentable. Son programme économique présente pourtant de nombreuses similitudes avec les mesures mises en œuvre par le parti nazi entre 1933 et 1937, comme nous l'avons découvert...

 

A 20% dans les sondages, il devient difficile de qualifier le Front National de parti "extrémiste". Sous la houlette de sa nouvelle dirigeante, Marine Le Pen, le Front National se présente comme un parti comme les autres, gommant de son discours et de son programme toute référence scabreuse à l'antisémitisme ou à la haine de l'autre.

 

C'est bien pourquoi personne ne saurait plus, sans mauvaise foi, assimiler les thèses du Front National au fascisme et encore moins au nazisme. Du moins en ce qui concerne la politique ou l'idéologie.

 

Et lorsque l'on se penche sur les grandes orientations économiques du Front présentées il y a quelques jours, on ne peut que souscrire aux propos de Marine Le Pen: "il ne sera plus justifié de qualifier notre projet économique de 'fantaisiste', 'simpliste', 'ringard' ou de je ne sais quel adjectif péjoratif".

 

S'affranchir des dogmes

De fait, ces orientations font apparaître une cohérence et une audace certaines dans la volonté de lutter contre les conséquences de la mondialisation, quitte à s'affranchir d'un certain nombre de dogmes réputés incontestables comme l'euro, le libre-échange ou le non-interventionnisme étatique.

 

Mais si l'on veut absolument qualifier ce programme, le seul adjectif qui paraît devoir s'appliquer est... hitlérien. Oui, sans faire de basse polémique et sans forcer exagérément le trait, on est fondé à affirmer que le programme économique 2012 du Front national s'inspire directement des politiques économiques mises en œuvre par le parti nazi entre 1933 et 1937, notamment par celui qui fut le ministre de l'économie d'Adolf Hitler de 1934 à 1937, Hjalmar Schacht.

 

http://fr.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/aef_image_original_format/media/images/FN_0.jpg

 

Pour l'essentiel, on peut constater que les trois grands axes de cette politique sont communs. Le premier traduit la volonté de se protéger des influences extérieures afin d'avoir la pleine maîtrise de ses orientations financières, monétaires, industrielles ou commerciales. Pour le Front national, cela s'appelle se "réarmer face à la mondialisation"; pour les nazis, c'est se donner les moyens de l'autarcie économique.

 

Deuxième axe, la volonté de contrôler l'activité économique et d'encadrer le capitalisme. La politique de réindustrialisation défendue par Marine Le Pen, son projet de création d'un pôle public bancaire font écho à l'économie de cartel progressivement mise en place par Schacht et au rôle d'impulsion des chambres de commerce régionales.

 

Parallélisme n'est pas identité

Enfin, troisième axe, il y a une volonté chez Le Pen comme chez Hitler d'appuyer le développement économique sur le peuple: améliorer le pouvoir d'achat, encadrer la redistribution des profits des entreprises, mettre un terme à l'arrivée de travailleurs immigrés.

 

Bien sûr, parallélisme ne veut pas dire identité, ne serait-ce que parce que la France et le monde de 2011 ne sont pas l'Allemagne et le monde des années trente. Bien sûr, ce n'est pas la même chose de proposer un arrêt de l'immigration ou de promouvoir l'aryanisation, c'est différent de pousser les ainés au travail ou de supprimer l'âge légal de la retraite. Et bien sûr Hitler ne pouvait proposer de sortir de l'euro. Mais il l'aurait évidemment fait si la monnaie unique avait existé.

 

Reste que la philosophie économique est la même. Et certain, au Front national, brûleraient peut-être - mais c'est vraiment très politiquement incorrect... - de rappeler que la politique économique des nazis fut un plein succès du point de vue de la croissance, de l'éradication du chômage, du pouvoir d'achat et de l'efficacité industrielle.

 

Mais en ces temps ou les références idéologiques se brouillent, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que l'extrême droite s'appuie sur des constantes: le peuple contre les élites, l'ordre plutôt que la liberté, la vie entre soi et la méfiance de l'autre.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:44

Le complexe militaro-industriel contre la démocratie ?

Cette question semblait pour certains une « vieille lubie pacifiste » il y a peu. Elle est aujourd'hui terriblement d'actualité.

 

http://www.mvtpaix.org/images/images-site/campagnes/armes/exportations-armes-france.jpg

 

 

 

 

A l'heure où la France entend s'associer par la voie des armes au « Printemps arabe », les industriels français craignent de la chute des dictatures des annulations de commande. Ils peuvent se rassurer : le gouvernement a revu juste pour eux la loi réglementant les exportations d'armes.

Actuellement en discussion à l'Assemblée, elle vise ni plus ni moins à libéraliser ce commerce hautement sensible. Ouvrir le marché de la défense.

Ce qui est en jeu dans ce projet de loi touche à la responsabilité même des industriels de l'armement. Il doit être resitué dans le cadre plus large du « paquet défense » de 2009 qui vise à poser les fondations de la Politique industrielle de défense européenne (Pide).

Sous l'impulsion de la Commission européenne, celle-ci s'amorce au moyen de deux directives à transposer qui visent à ouvrir le marché de la défense en Europe. Une ouverture qui ne va pas de soi car elle remet en cause l'article 246 du traité de Rome (devenu l'article 396 du traité de Lisbonne) qui laissait les produits de la défense au « contrôle national ». Une limitation au marché commun alors évidente : on considère que le commerce des armes doit obéir aux intérêts essentiels de sécurité des Etats-membres, en lien avec leurs prérogatives régaliennes.

 

L'idée sous-jacente, c'est que les armes ne sont pas des marchandises comme les autres et doivent être protégées du marché commun. Un principe remis en cause aujourd'hui.

 

A la bonne volonté des sociétés d'armement Dans ce « paquet défense », la directive à notre sens la plus problématique est celle qui vise à harmoniser le régime des autorisations d'exportation des 27 Etats-membres.

Transposée en France, elle se transforme sans surprise en une libéralisation du commerce des armes. En assouplissant le système de contrôle, cette loi permettra aux industriels de l'armement munis d'une licence générale de commercer librement dans l'Union européenne, et plus facilement en dehors, pour le grand export…

 

L'objectif avoué est de favoriser leur compétitivité. Mais ce but pouvait être atteint tout en maintenant un haut standard de contrôle a priori, notamment en créant dans la lignée de la Pide une autorité qui aurait centralisé l'examen de toutes les demandes de licence à l'échelon européen.

A mille lieux d'une telle audace, le système prévu s'en remet à la « bonne volonté » des sociétés d'armement, tenues à la seule obligation de transmettre à l'administration leurs prises de commande une fois, bien sûr, le matériel livré. Les armes, des marchandises comme les autres ?

 

En levant une partie du contrôle sur les marchands d'armes, ce projet de loi ouvre la boîte de Pandore. Dans le cas où une exportation contreviendrait à la politique du gouvernement, suite par exemple à des bouleversements dans une situation régionale – comme actuellement dans le monde arabe –, on imagine déjà le gouvernement demander fermement à un exportateur de réimporter le matériel déjà livré !

Mais au-delà, cette transposition accrédite ceux qui s'acharnent à démontrer que la construction européenne entraîne toujours son lot de déréglementations pour tous les secteurs jadis tenus par les Etats. Car pour le citoyen, c'est en même temps une partie de sa souveraineté qui tombe dans l'escarcelle des vendeurs d'armes.

 

Après pêle-mêle l'eau, l'énergie, les télécommunications et les transports, c'est cette fois-ci une composante fondamentale des fonctions régaliennes de l'Etat – le contrôle des transferts d'armements – qui tombe dans le régime privé.

 

En fait, ce projet de loi met cruellement en lumière le retard pris en termes de transparence, de débat et de contrôle parlementaire du commerce des armes en France.

 

Dans une démocratie digne de ce nom, l'Etat et les élus doivent pouvoir contrôler comment, à qui et pourquoi les armes françaises sont vendues. Car, pour paraphraser la célèbre phrase de Clémenceau, il est évident que « la guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux marchands d'armes » !

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:24

A-t-il jamais réformé ?

 

Le bilan des 4 premières années d'activisme politique de Nicolas Sarkozy a la tête du pays est bien maigre.

Le Monarque a même lui-même été contraint de détricoter quasiment totalement son emblématique paquet fiscal de l'été 2007, avec la suppression, confirmée mercredi, du bouclier fiscal.

 

http://3.bp.blogspot.com/-e0jhZHXr3gg/TaXaEKTfwmI/AAAAAAAADJs/Y-oQiApkmJs/s320/Sarkozy+12+avril+2011.jpg

 

Plus le scrutin présidentiel approche, moins le candidat fait d'effort. Il ne « réforme »

plus que pour les siens.

 

Pause ou pas

 

Il y a un an, à quelques heures d'une nouvelle débâcle politique lors du scrutin régional, Nicolas Sarkozy avait créé la surprise en confiant au Figaro Magazine qu'il ferait une pause dans ses réformes à compter de la mi-2011.

Était-il fatigué ? Non. Il voulait se donner de la hauteur, prouver qu'il était enfin président. Officiellement, le Parlement devait profiter de ses derniers mois de mandat pour « digérer » le fruit de sa formidable action réformatrice.

 

Six mois mois tard, impopulaire comme jamais, notre Monarque annonçait l'inverse : 2011 devait être une année « utile aux Français.»

Pas question de se reposer ! Sarkozy tentait de faire croire qu'il n'était pas candidat, qu'il avait encore de grandes choses à faire avant de rendre son tablier présidentiel. La feuille de route, rabâchée par ses proches depuis novembre, était a priori claire : refonte de la fiscalité, réforme de la dépendance, et introduction de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels.

Ces réformes-là n'avaient qu'un but, aider à la réélection de Nicolas Sarkozy. L'affaire fiscale tourna court : tout le monde a bien compris que le Président des Riches s'apprête à faire un nouveau cadeau à son Premier Cercle, avec l'assouplissement de l'ISF.

La dépendance suscita quelques débats et rapports publics. Quand à la grande réforme de la justice, elle se révèle riquiqui et surtout impraticable.

 

Réforme électoraliste

 

Le suspense était incroyable. Mardi soir, « Sarkozy n'arrive pas à supprimer le bouclier fiscal » titrait le Monde.

Mercredi, Nicolas Sarkozy a « tranché ». Ou plutôt, il s'est couché. Sa grande réforme de la fiscalité annoncée tambour battant l'été dernier au nom de la convergence fiscale franco-allemande n'est finalement qu'un minable toilettage.

Rappelons tout de même que la fiscalité du patrimoine, dans toutes ses composantes (ISF, mutations, prélèvement sur l'épargne, taxe foncière, etc) ne pèse que 3,4% du PIB en France, sur les quelques 42% de prélèvements obligatoires.

La presse se plaît à insister sur la suppression du bouclier fiscal devenu boulet électoral. 99% de ce bouclier était capté par des imposables ISF, pour 117.142 euros en moyenne par contribuable.

Une fois encore, Sarkozy ménage ses arrières, et surtout son Premier cercle. Il voulait abandonner quelques 4 milliards d'euros d'ISF par an, mais les déficits publics sont trop importants pour se permettre un tel cadeau. Il a quand même trouvé plus d'un milliard d'euros à rendre aux plus fortunés du pays.

 

L'addition est simple : en échange de la suppression du bouclier fiscal (-680 millions d'euros), le gouvernement va relever le seuil d'imposition du patrimoine à l'ISF (coût : 300 millions d'euros), et surtout réduire le nombre de tranches d'ISF de 7 à 3 (coût : 900 millions d'euros). La progressivité de l'impôt est supprimée, pour le plus grand bénéfice des grosses fortunes.

Pour faire bonne figure, il lâche quelques gadgets peu douloureux et symboliques : ainsi, le taux d'imposition des grosses succession (i.e. supérieures à 4 millions d'euros) serait relevé de 40 à 45%. Cela concernent « 3 % des plus gros héritages en France » note le Figaro.

Grand seigneur, Sarkozy a fait prévoir de taxer les expatriés via une « exit tax » sur les plus-values constatées lors du transfert de la résidence fiscale hors de France. L'ensemble sera inclus dans une loi de finances rectificative pour 2011, et rétroactif pour l'essentiel.

Quand on aime, on ne compte pas !

 

Réforme absurde

 

Ce mercredi, le conseil des ministres a validé le projet d'introduction de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels.

Cette réforme s'avère idéologique et impraticable. La Sarkofrance manque déjà d'argent pour indemniser les jurés des 2.400 jugements d'assises ! Voici qu'on souhaite ajouter des jurés populaires, choisis au hasard, dans les quelques 40.000 procès en correctionnel des délits les plus graves!

Même à l'UMP, certains s'inquiètent de la paralysie générale du système. Le ministre de la justice n'a promis que 155 magistrats pour former les assesseurs. Plus précisément, le Garde des Sceaux envisage les points suivants : - Deux « citoyens assesseurs » seront tirés au sort pour rejoindre les magistrats au sein du tribunal correctionnel et juger les atteintes violentes aux personnes relevant du tribunal correctionnel collégial : «violences volontaires, vols avec violence, agressions sexuelles, extorsions, mais aussi les faits de violence routière les plus graves, délits qui portent atteinte à la sécurité et la tranquillité des citoyens. » - Ces jurés populaires siégeront également dans les tribunaux d'application des peines « pour se prononcer sur les demandes de libération conditionnelle et d’aménagement de peine concernant des peines d’emprisonnement d’au moins cinq ans. » - le projet modifie également la procédure d'assise, en créant une cour d'assises simplifiée, « pour le jugement des crimes punis d’une peine maximale de quinze ou vingt ans de réclusion commis sans récidive », et en instaurant une motivation des jugements. - enfin, pour « améliorer l’efficacité de la procédure de jugement des mineurs », le projet prévoit quelques aménagements.

 

Réforme bâclée

 

La veille, la réforme de la garde à vue était, enfin, adoptée à l'Assemblée nationale : l'examen médical pendant la garde à vue devra être réalisé « à l'abri du regard et de toute écoute extérieurs »; la présence d'un avocat est obligatoire, le droit au silence est accordé. Mais la procédure n'est pas placée sous le contrôle d'un magistrat indépendant, mais du procureur de la République.

Cette réforme a été bâclée. Le gouvernement y était allé à reculons. En 2010, quelques 700.000 personnes ont été placées en garde à vue. Curiosité française parmi les démocraties occidentales, aucun avocat n'était requis en garde à vue.

 

Cette lacune, condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme, fut enfin corrigée. Aussitôt votée, aussitôt critiquée... Le 2 avril, Claude Guéant avait écrit à François Fillon lui-même. C'est un exercice de communication à usage exclusivement externe. Il fallait montrer que le Premier Flic de France comprend les soucis de ses équipes.

Ainsi, estime-t-il « probable que certains avocats adopteront une stratégie de défense consistant à poser des questions pendant l'audition », craignant des « incidents ». Il s'interrogeait également sur les éventuels « conflits d'intérêts entre un avocat désigné par plusieurs personnes gardées à vue au cours d'une même enquête.»

Le premier ministre a répondu tout aussi officiellement : s'il est impossible de modifier une loi à peine votée, il réclame « une mission d'audit et de suivi » de cette loi qui doit entrer en vigueur d'ici le 1er septembre prochain.

 

L'imbécile

 

Ce mercredi, François Baroin a évoqué qu'il travaillait à la création d'un dispositif de prime de 1.000 euros dans les entreprises versant des dividendes...

Le ministre n'avait aucun détail à livrer. A quelques mois du scrutin, la Sarkofrance redevient sociale dans les mots.

 

Mais la grande affaire était en fait la réception mensuelle des députés UMP aux frais de l'Elysée. Quelques zélotes parlementaires s'empressèrent, sur le perron du Palais, de relayer avec gourmandise les messages clés du Monarque : « Moi, la situation, je la sens bien » aurait-il déclaré à propos de l'élection de 2012. « Je viens de si loin. Depuis 1995, j'ai tant d'expérience du pays, les Français regardent leurs dirigeants, comment ils se comportent et, dans la difficulté, s'ils sont solides ».

 

L'agité de l'Elysée a même joué au vieux sage , se moquant des ambitions présidentielles sans lendemain de Pasqua, Séguin, Bayrou ou Chevènement, ou prédisant l'échec de certains nouveaux venus : « Nous sommes aujourd'hui dans le temps des micros et des projecteurs. ». Il se lança dans le proverbe : « Quand le paysan sème, l'imbécile au bord de la route ne voit pas qu'il sème et qu'il a labouré profond depuis longtemps.»

Le candidat a quand même entendu le message de ses troupes. Depuis huit jours et le départ des Radicaux de Borloo de l'UMP, le discours officiel se fait plus social.

 

Plus de quatre millions de chômeurs, dont un gros million de fin de droits d'ici la fin de l'année; une inflation qui repart surtout sur les produits et services de base; quelques 8 millions de pauvres ; une catastrophe nucléaire sans précédent qui bouscule notre logiciel énergétique ; ... Sarkozy sent bien la situation...

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:05

tolérance zéro????

 

Nous ne sommes plus à une affaire près allez-vous dire. Et vous auriez raison, une de plus ou une de moins après tout ... Certes, sauf que cette fois-ci, l'affaire en question est d'actualité.

 

http://static.skynetblogs.be/media/129940/3042404395.jpg

 

En effet, elle touche la réforme des retraites !

Selon certaines sources journalistiques -Médiapart en tête repris par Le Nouvel Obs et d'autres médias-, il pourrait se profiler un délit d'initié qui toucherait le président Sarkozy et son frère Guillaume : Guillaume Sarkozy.

L'affaire se précise .

 

Je m'explique. Guillaume Sarkozy est le frère du président de la République. Il est également le délégué général de Malakoff Médéric, société spécialisée dans les assurances, la mutuelle santé, l'épargne, la prévoyance et ... la retraite !

 

Auparavant, Guillaume Sarkozy était spécialisé dans le textile. Mais en 2006, il a du mal à joindre les deux bouts, et son entreprise dont il était le patron connaît des difficultés. Il a donc été purement et simplement écarté de la direction. Malgré cet échec, il a su rebondir.


Ses connaissances et son réseau ayant réussi à le parachuter au sein du groupe Médéric. Le groupe est financièrement puissant et Guillaume Sarkozy l'a bien compris.

En 2008, grâce à la participation au capital que détient Médéric, Guillaume Sarkozy parvient à faire son entrée au conseil de surveillance du groupe Le Monde, conseil qu'il devrait quitter dans quelques temps suite au rachat du groupe. Guillaume a bien compris que sa place au sein du groupe Médéric -devenu entre temps Malakoff Médéric- était cruciale. Il a donc décidé d'en tirer avantage en créant une sorte de participation ou "co-entreprise" avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) -organisme d'Etat-, et sa filiale la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP).

 

L'ambition affichée de cette alliance entre la CNP, CDC et le groupe Malakoff Médéric est claire : jouer un rôle majeur sur le marché de la retraite complémentaire dans les années à venir.

Ce sera chose réelle le 1er janvier prochain avec la création d'une société commune qui regroupera le groupe Malakoff Médéric, la CDC et la CNP.

 

Nicolas Sarkozy arrive donc à point nommé dans cette affaire avec sa réforme des retraites qu'il souhaite faire adopter à tout prix. La réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près", nous explique le site Médiapart.

 

Le Président assècherait donc la retraite par répartition au profit d'un mode de capitalisation. "Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", nous explique le site du Nouvel Obs.

En effet, la CDC est une institution publique présidée par un parlementaire, la CNP est une filiale de la CDC et présidée par François Pérol, ancien secrétaire adjoint de l'Elysée.

Pour rappel, la CDC gère le fonds de réserve des retraites. Une raison réelle de cette réforme des retraites ? On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy s'entête à vouloir passer en force cette réforme.

Avec quelques 40 à 100 milliards d'euros en jeu, on comprend mieux la motivation de la famille Sarkozy et de leurs intérêts...

 


Le texte initial de l’appel pour un référendum sur la réforme des retraites

 

Initié par l’hebdomadaire Politis

 

Le 12 octobre, plus de trois millions et demi de nos concitoyens étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers.

Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales.

 

Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte, applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite.

 

À l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981.

C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.

 

Face à ce déni de justice et de démocratie, face à ce coup de force politique, et alors même que sept confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci.

 

Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver, et favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent. Ils en appellent, dans le même mouvement, à la poursuite de la mobilisation populaire, le 16 octobre et après.

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 13:01

Voilà qui devrait plaire aux eugénistes!!!

 

Une information fondamentale publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s'est produit en 2006. Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné.

 

La crise économique masque pour l'heure cette réalité. Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d'exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L'exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l'étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l'énergie ne peuvent ainsi que s'affoler.

 

Le silence et l'ignorance d'une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l'atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires... Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

 

De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d'une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l'aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une "épistémophobie" ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d'analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d'adaptation la cause du bouleversement.

 

Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. L'"indisponible" à l'action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l'action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé ("biohackers"). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.

 

Cette situation fait apparaître "le spectre menaçant de la tyrannie" évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.

 

Prenons l'exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l'historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l'origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed ("à comité de lecture"), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

 

Ce décalage s'explique par le remplacement du souci d'une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l'étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l'effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

 

Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l'objectif des seconds sont encore loin. S'il en est ainsi, c'est parce que les dirigeants de la planète (à l'exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l'ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l'éviter ?

 

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l'appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

 

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir.

 

La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

 

L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

 

Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

 

Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

 

L'idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l'époque des Lumières, il n'existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d'une autre. Aujourd'hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

 

Les échecs répétés des conférences de l'ONU montrent bien que nous sommes loin d'unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

 

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d'économie 2009, l'Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

 

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l'immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

 

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l'écologie.

 

-------------------

 

Michel Rocard, ancien premier ministre, coauteur avec Alain Juppé de "La politique, telle qu'elle meurt de ne pas être" (JC Lattès, 314 p., 18 €).

 

Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'université de Lausanne, membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.

 

Floran Augagneur, philosophe, enseigne la philosophie de l'écologie à l'Institut d'études politiques de Paris.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 11:30

Vous avez perdu votre emploi ? Avant toute considération individuelle, vous devez impérativement savoir que le chômage est un outil économique précieux et qu'il est, de ce fait, voulu et même planifié.

 

http://www.actuchomage.org/images/stories/divers/merou.jpg

 

Que le chômage de masse soit un fléau présenté comme un "vilain dragon contre lequel on fait tout" ou, au contraire, comme un choix politique, il n'en demeure pas moins que vous, qui en êtes l'innocente victime qu'on cherche à culpabiliser et qu'on stigmatise en toute occasion, ne devez en aucun cas ignorer le concept du NAIRU, sa face cachée par excellence.

Quel animal se cache derrière ce nom barbare ?

NAIRU = Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment.

En français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation». Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires, ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation. Son taux généralement retenu étant fixé à… 8% (link).

Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace dans une société de consommation de masse salariée à 90%. Comme il serait rassurant de croire qu'il ne s'agirait là que du "délire" d'un économiste d'outre-atlantique (comme Milton Friedman) !

Hélas, cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat (link) dans lequel la définition du «chômage classique» donne le ton.

Plus simplement, voici la classification de Joël BOURDIN dans son Rapport d’information 345 (2000-2001, délégation du Sénat pour la planification) intitulé "Le retour au plein emploi ?" :

 

Chômage classique : chômage correspondant à des personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi à cause d'une trop faible productivité horaire potentielle.

 

Chômage conjoncturel ou keynésien : chômage correspondant à des personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi à cause d'une activité économique insuffisante.

 

Chômage frictionnel : chômage correspondant à des personnes trouvant rapidement un emploi (en quelques mois).

 

Chômage non accélérateur d'inflation (taux de) : taux de chômage en deçà duquel les salaires s'accélèrent. Comme une accélération des salaires suscite une augmentation de l'inflation, il n'est pas possible d'avoir un taux de chômage durablement inférieur à ce taux (d'où son assimilation fréquente au chômage structurel). L'acronyme anglo-saxon NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate) est souvent utilisé.

 

Chômage structurel : chômage ne pouvant être résorbé par la seule croissance du PIB. On l'assimile généralement au NAIRU. Chômage volontaire : chômage correspondant à des personnes ne voulant pas travailler à cause d'un gain potentiel de revenu jugé trop faible. (!!!)

 

«Déjà en octobre 1996, un conseiller d’Alain Juppé, alors Premier ministre, déclarait : "Dans la conjoncture actuelle, il n’y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l’emploi entraînerait fatalement une pression salariale que le pays ne peut se payer".» (Extrait du chapitre «L comme Libéralisme» de "Chômage Senior : Abécédaire de l'indifférence" (link) par Gérard PLUMIER)


Le chômage est voulu et planifié. Le NAIRU en est la clé...

 

En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, cette analyse est un contrepoint capital sur lequel nous devons demander des comptes à nos dirigeants.

Egalement, retenez cet extrait ô combien explicite d'un rapport de l’OCDE ("Stimuler l’emploi et les revenus" - Perspectives de l’Emploi 2006) : «Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés.»

D'où, par exemple, la récente loi sur les «droits et devoirs des demandeurs d'emploi» (PPAE et ORE) (link)  impulsée par Nicolas Sarkozy, qui organise drastiquement et à la baisse les prétentions professionnelles et salariales des intéressés : de quoi, par ricochet, niveler l'ensemble du salariat vers le bas et contenir ainsi l'inflation, grande obsession des banquiers centraux.

Croyez-le : Bien qu'il soit une promesse électorale récurrente (que l'on mime de souhaiter alors qu'il n'en est rien), le «plein emploi» est le pire ennemi des profits (link).

C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

Maintenant, vous pouvez continuer à explorer cette rubrique (link) qui a pour but de vous aider, par le savoir et la réflexion, grâce au "temps disponible" qu'on vous impose, à mieux vivre votre situation.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 18:04

Suite à un regroupement d’un millier de personnes sur Facebook, une semaine avant les élections cantonales, nous avons décidé de publier un manifeste pour expliquer notre abstentionnisme. Sur la scène des cantonales : un seul chiffre percutant 56% d’abstention. Cette majorité écrasante est une victoire lourde de signification ignorée parce que les vraies raisons du non-vote sont souvent occultées. Le manifeste des abstentionnistes est destiné à faire comprendre le geste que représente le fait de ne pas se rendre aux urnes. Cette majorité est constituée de citoyens ayant une conscience « politique » aigue, active et réfléchie. Ecœurée de voir ce qui se joue dans le théâtre politique et comment l’avenir d’une population se décide, elle refuse de donner sa voix à une poignée d’hommes qui n’agit pas dans le sens des valeurs essentielles que sont : le respect de l’homme, l’égalité sociale, la liberté… Cette majorité est représentée par des femmes et des hommes qui s’engagent dans la vie politique au sens premier du terme, tous les jours : alors on peut se demander pourquoi refusent-ils le droit qui leur est donné d’aller élire « démocratiquement » un représentant ? Et bien justement parce que donner sa voix à quelqu’un qui va le représenter, voter des lois, décider de l’orientation d’une société n’est pas agir mais donner procuration pour en perdre ensuite tout contrôle. Il n’y a donc pas de désintérêt mais un rejet. C’est le refus de valider des projets de société, de vie dans lesquels ils ne se retrouvent absolument pas.

 

Ci-joint le manifeste citoyen des vingt cinq millions de « fainéant »


Rejoignez nous aussi sur facebook.

Lien: link


Les chiffres ramenés à l'ENSEMBLE de la population : FRANCE * 65 millions de français * 21 millions non inscrits sur les listes électorales * 44 millions d'électeurs, parmi lesquels : * 19 millions ont voté aux cantonales 2011 divisées selon les partis et votes blancs ou annulés * 25 millions se sont ABSTENUS . Forts de cette majorité, nous ABSTENTIONNISTES REVENDIQUONS la modification du processus électoral démocratique par la prise en compte des abstentions, bulletins blancs et des nuls - les trois représentants une expression citoyenne au même titre qu'un vote d'idéal politique . Le fait de s'obstiner à n'en tenir aucun compte est , par essence même , un concept anti-démocratique . Forts de cette MAJORITÉ, nous revendiquons l'invalidité et l'annulation de ces cantonales 2011 ainsi que celles de toute élection future présentant des taux où seule une minorité de la population citoyenne globale du pays s'est exprimée et serait reconnue comme choix pour tous . Aujourd'hui, nos concitoyens votants ainsi que les politiques de tous partis , peuvent nous juger fainéants, antidémocratiques , désintéressés de la politique, etc . FAUX ! Nous ne votons pas, car nous NE VOULONS PLUS ÊTRE REPRÉSENTE¨PAR LES POLITIQUES ACTUELS, NI PAR LEURS PARTIS car ils ne représentent pas nos envies de société (voter serait les cautionner) et les combattrons . Nous ne votons pas, car nous ne voulons plus enrichir des élus , ou pseudo-élites qui en retour nous appauvrissent et les combattrons. Nous ne votons pas, car nous ne voulons pas que nos acquis sociaux soient détruits au profit de quelques-uns .Nous ne votons pas, car nous ne voulons pas des LOIS PSEUDO-SECURITAIRES anticonstitutionnelles pour la plupart qui nous privent chaque jour davantage de nos LIBERTÉS et combattrons pour leur ABROGATION .Nous ne votons pas,car nous ne voulons pas que nos institutions soient gérées telles des sociétés et soumises à la rentabilité AU DÉTRIMENT DE L’HUMAIN , et combattrons en ce sens. Nous ne votons pas, car nous ne voulons plus de ce CAPITAL TOUT PUISSANT, de ce système boursier, de cette économie de marché, de ces grands patrons RICHISSIMES et de leurs actionnaires INHUMAINS , de ces BANQUES ,qui chaque jour nous appauvrissent.NOUS OUVRIERS qui produisons les richesses du pays dont les salaires ne nous permettent plus de vivre ou de nous loger , NOUS gens qui dormons dans la rue ,NOUS PAYSANS qui sommes traits plus que nos animaux, Nous cadres et classe moyenne qui assistons à la paupérisation de nos conditions....Nous ne voulons plus de ces différences sociales, nous ne voulons plus de ça ET DE BIEN D’AUTRES CHOSES ENCORE...NOUS NE VOTERONS PLUS ET NOMBRE DE GENS NOUS REJOIGNENT CHAQUE JOUR , DORS ET DÉJÀ VOUS N’ÊTES PLUS LES ÉLUS DU PEUPLE ET N’AVEZ DONC AUCUNE LÉGITIMITÉ A OCCUPER VOS POSTES , vous qui feignez de ne pas nous entendre, nous ne cautionnerons plus un système qui n'est qu'un simulacre de démocratie !

 

pour signer la pétition c'est ici: link

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