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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 20:34

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

 

Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

 

Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?

 

Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

 

Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.

 

La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.

 

En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.

 

Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.

 

Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.

 

Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.

 

Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale :

 

Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

 

Signer la pétition ICI

 

Pour mieux comprendre pourquoi les Roms pâtissent de l'électoralisme des politiques: clic ici!!!

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:07

La retraite à 60 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler très jeunes va être rétablie par décret. Mais les inégalités devant la mort – et donc la retraite – demeurent : les ouvriers vivent en moyenne six ans de moins que les cadres. L’espérance de vie sans incapacité a diminué en France. En Allemagne, où les bas salaires se massifient, les plus pauvres ont même perdu deux ans d’espérance de vie alors qu’ils travaillent plus.

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRXzXDIn-UZR4IdYS9sgYE5tIxHA-AaMrDguYpY1rQTRTLQ1Fw0

 

Le décret aménageant l’âge légal de départ en retraite devrait être publié d’ici juillet par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il permet à des salariés âgés de 60 ans, ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans, de partir en retraite à condition de réunir 166 trimestres cotisés.

Cela concerne les personnes nées à partir de 1955. Un nombre limité de trimestres pourra être pris en compte au titre du chômage et de la maternité. Ce retour partiel aux 60 ans était une promesse de campagne de François Hollande. Selon la CGT, « il s’agit d’une décision marquante qui rompt avec les politiques menées partout en Europe » mais qui « doit s’inscrire dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous » [1]. Car en Europe, l’espérance de vie ne progresse pas pour tout le monde, loin de là.

 

En France, l’espérance de vie en bonne santé diminue

 

Reculer l’âge de départ à la retraite pénalise avant tout les travailleurs les plus pauvres, qui vivent moins longtemps que les autres, alors même que l’espérance de vie générale continue d’augmenter. Une étude de l’Insee soulignait fin 2011 la constance des inégalités sociales face à la mort. Un homme cadre supérieur de 35 ans peut aujourd’hui espérer vivre jusqu’à 82 ans. Mais un ouvrier du même âge a une espérance de vie de seulement 76 ans, soit six ans de moins [2].

 

L’écart entre cadre et ouvrier atteint même dix ans pour l’espérance de vie en bonne santé, qui a baissé de presque un an en France entre 2009 et 2010 : 61,9 ans pour les hommes [3] (lire aussi notre article). L’écart est moins marqué chez les femmes, avec trois années de différence d’espérance de vie entre cadres et ouvrières. Mais les disparités demeurent : une ouvrière de 2012 est au même niveau qu’une cadre dans les années 1980.

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQS4ZOH6j6BhDCOmb3PxW5d9VUZGt2PhC9OTdrpH5XjrHqE7dIO

 

Le risque de mourir plus tôt que la moyenne est aussi très différent selon les catégories sociales. Un ouvrier de 35 ans a, par exemple, deux fois plus de risque de mourir avant 60 ans qu’un cadre du même âge (13 % de risque contre 6 %) [4]. Ces écarts restent les mêmes depuis un quart de siècle (lire aussi : Toutes les 3 minutes, un salarié européen meurt à cause de son travail).

 

Les travailleurs handicapés sont de plus en plus nombreux. clic ici !!!

 

En Allemagne, l’espérance de vie des plus pauvres recule

 

En Allemagne, où près d’un actif sur quatre touche un bas salaire (moins de 9,15 euros brut de l’heure), l’espérance de vie des travailleurs les plus pauvres a même tendance à baisser depuis dix ans. C’est ce que révélait en décembre le député Die Linke (gauche radicale) Matthias Birkwald, spécialiste des retraites.

Selon son analyse des chiffres fournis par l’assurance retraite allemande, les hommes qui gagnaient moins de trois quarts du revenu moyen et avaient cotisé trente-cinq ans sont morts en 2010 à 75 ans et demi en moyenne. En 2001, le décès survenait à 77 ans et demi. Ils ont donc perdu deux ans de vie en dix ans. La baisse est encore plus forte pour les habitants d’ex-Allemagne de l’Est : de 77,9 ans en 2001 à 74,1 ans en 2010.

 

Ces chiffres ont fait du bruit. Conservateurs et libéraux, au pouvoir en Allemagne, les ont contestés, mais pas sur le fond. « Ils ont dit qu’il ne s’agissait pas d’espérance de vie, explique Matthias Birkwald. En effet, nous avons calculé ces chiffres sur la base de la durée effective de retraite des hommes entre 2001 et 2010.

Ce n’est pas une prévision sur le nombre d’années à vivre dans le futur, mais un fait pour ceux qui ont déjà perçu leur retraite. Le temps effectif de perception de la pension, et donc de vie, a baissé pour les hommes aux faibles revenus. »

 

http://ogblfrontaliers.free.fr/site_model/humour_chant/dessin/Retraite/retraite4.jpg

 

6 euros de l’heure pour 45h de travail par semaine

 

Ce recul surprend peu au vu des conditions de travail toujours plus précaires des salariés aux bas revenus en Allemagne. Dans un pays sans salaire minium interprofessionnel, où 2,5 millions de personnes travaillent pour moins de 6 euros brut de l’heure, ils sont de plus en plus nombreux à devoir travailler toujours plus pour s’en sortir. Selon une étude de l’institut allemand DIW (le plus grand institut d’analyse économique du pays), publiée le 22 mai, les travailleurs à bas salaires et à temps plein exécutent en moyenne 45 heures par semaine. Un quart travaillent même 50 heures ou plus. Des temps de travail qui n’existaient avant que dans la couche la plus élevée des revenus.

 

Comment travailler à ce rythme, dans des emplois souvent pénibles, jusqu’à 65, voire 67 ans, le nouvel âge légal de la retraite en Allemagne [5] ?

 

« Ceux qui exercent les travaux les plus durs ne peuvent souvent pas travailler jusqu’à 65 ans et ne profitent pas de la hausse de l’espérance de vie, répond Matthias Birkwald. Ils doivent partir plus tôt et reçoivent des retraites réduites. »

Pour l’élu, l’équation est claire :

reculer l’âge de la retraite appauvrit ceux qui ne peuvent pas travailler jusqu’à l’âge légal. Or, seuls 10 % des personnes de 64 ans exercent une activité à temps plein aujourd’hui en Allemagne. 14 % des plus de 65 ans y sont menacés de pauvreté [6].

 

Manifestement, élever l’âge de la retraite n’est pas la solution. A moins de vouloir sciemment faire mourir plus tôt les plus pauvres.


Notes

 

[1] Communiqué du 6 juin.

 

[2] Un cadre de 35 ans peut espérer vivre encore quarante-sept ans, contre quarante et un ans pour un ouvrier.

 

[3] De 62,7 à 61,9 ans pour les hommes, selon l’Ined.

 

[4] De même, un homme de 35 ans a 27 % de risque de mourir avant 70 ans s’il est ouvrier, 13 % s’il est cadre.

 

[5] Il doit augmenter progressivement de 65 à 67 d’ici à 2029.

 

[6] Le seuil est fixé à 940 euros de revenus mensuels.

 

Travailler plus, gagner moins et mourir jeune...

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:31

http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L200xH150/arton10948-5965a.jpgSelon la définition admisse, le LEAN management (anglicisme comme toujours) est une méthode dite de type approche systémique pour atteindre l’excellence opérationnelle. Le but afficher est de « mettre fin au gaspillage » et aux « opérations qui n’apportent pas de valeur ajoutée au client ». En clair : c’est la mise en place d’une relation de type capitaliste et marchande dans toutes les sphères de la vie. Oui, car le LEAN management est aujourd’hui appliqué de partout, en particulier dans les services publics et les grandes entreprises.

 

Quelle est la cible de ce type de dres­sage ? Officiellement, le LEAN mana­ge­ment s’atta­que à sept points précis : la sur­pro­duc­tion, les atten­tes, les rebuts-retou­ches / cor­rec­tions, les gammes et pro­ces­sus opé­ra­toi­res mal adap­tés, les trans­ports / rup­tu­res de flux, les mou­ve­ments inu­ti­les et les stocks (pro­duc­tifs ou admi­nis­tra­tifs). Ces points sont appe­lés, de façon assez pro­saï­que, « formes de gas­pillage ».

 

Vous l’aurez com­pris : le but est le flux tendu per­ma­nent (donc la course à la pro­duc­tion et la flexi­bi­lité, comme diraient nos têtes d’ampou­les), la dimi­nu­tion de per­son­nel (ce qui est appe­ler « mou­ve­ments inu­ti­les » est en fait une notion très étrange, qui se tra­duit sur le ter­rain par mou­ve­ment finan­ciers inu­ti­les, ce qui peut être fait par un en com­pres­sant et accé­lé­rant doit l’être au lieu d’être fait par deux) et le prix de pro­duc­tion le plus bas pos­si­ble pour le profit le plus haut pos­si­ble.

 

Dans la défi­ni­tion offi­cielle, le LEAN mana­ge­ment doit, pour être effi­cace, s’appuyer sur l’amé­lio­ra­tion conti­nue avec une forte impli­ca­tion de tout le per­son­nel impli­qué dans les pro­ces­sus à opti­mi­ser. Oui, vous avez bien lu : pres­sion conti­nue et per­ma­nente, et sur­tout, tout le monde est impli­qué, de l’exé­cu­tant au direc­teur, du patron à l’ouvrier. En théo­rie en tout cas, car sur le ter­rain c’est autre chose. D’ailleurs, pour en mettre plein la vue au prolo et donner une impres­sion de supé­rio­rité (et de science) aux « team mana­ger » comme on dit, ce LEAN mana­ge­ment s’appuie sur un outil précis, le PDCA (Plan-Do-Check-Act) … Outil inventé par un nommé Shewhart, basé sur les tra­vaux d’un sta­tis­ti­cien du nom de Deming. On sent tout de suite le côté humain de la chose.

 

http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L368xH364/i1t-2-3c630.gif

 

Quel but a cet outil ? L’infan­ti­li­sa­tion d’un côté, en met­tant de belles cou­leurs et de jolis gra­phis­mes cir­cu­lai­res, et de l’autre la mise en pers­pec­tive indi­vi­duelle, c’est-à-dire, la mise en accu­sa­tion. Car si la « roue » se déroule pour le ser­vice, par exem­ple, elle est aussi bien sou­vent indi­vi­dua­li­sée. Au tra­vers d’entre­tiens d’objec­tifs ou autres noms, on met la pres­sion indi­vi­duel­le­ment à chacun pour « arri­ver à l’excel­lence ». Et sur­tout se met en place le tous contre tous. Un tous contre tous orches­tré, qui touche avant tout le plus bas niveau de l’échelle.

 

A cette « roue » un peu débile s’ajoute un outil fun, le KAIZEN (issu du japo­nais pour une fois, contrac­tion de Kaï (chan­ge­ment) et Zen (bon)). Oui notez qu’on aime dans le LEAN mana­ge­ment les for­mu­les alam­bi­quées et plei­nes de sous enten­dus. Alors c’est quoi le KAIZEN ? Et bien c’est l’amé­lio­ra­tion conti­nue. En gros, vous êtes mau­vais, vous le serez tou­jours car on peut tou­jours s’amé­lio­rer… Ne voyez vous pas là dedans une forme d’absolu un peu flip­pant ?

 

http://www.octo.com/uploads/pagemaster/8pn6e90c221o3xx5xb2o1ybtjv9or0.gif

 

Cette théo­rie des petits pas est mise en pra­ti­que dans énormément de sec­teurs : l’indus­trie lourde, l’hôpi­tal, la poste, des PME, etc…

Sa métho­do­lo­gie est simple : mise en accu­sa­tion et faire de l’opé­ra­teur concerné son propre bour­reau. Comment cela peut-il se tra­duire ? Et bien je vais essayer de donner un exem­ple concret.

 

Prenons mon­sieur Bertin, ouvrier dans l’auto­mo­bile, sur une chaîne de mon­tage de por­tiè­res. Il doit mettre 8 vis en 1 minute et 15 secondes aujourd’hui. Seulement voilà, son poste a été iden­ti­fié comme « glou­ton » (oui ce genre de mot est sou­vent employé, infan­ti­li­sa­tion oblige) au sein de la chaîne. Au cours de l’entre­tien annuel cela lui est signi­fié. Bien entendu, on lais­sera sous enten­dre qu’il n’y est pas pour rien, ce cher Bertin.

 

L’étape sui­vante est sub­tile, elle consiste à mettre en place un « climat de confiance » entre les mana­gers et leurs équipes. Deux moyens, sou­vent employés en même temps, exis­tent. Le pre­mier consiste à jouer la carte de la com­pé­ti­tion. Vous est donc mis en évidence le fait que d’autres sites, d’autres entre­pri­ses sont meilleu­res que vous. Notez au pas­sage que la notion est tel­le­ment sub­jec­tive que pour le coup, aucun mana­ger ne sera en posi­tion de vous prou­ver ses dires. Mais cela doit repo­ser sur la « confiance » qu’il ins­pire et « l’esprit de corps » qu’il met en place. La seconde méthode, c’est le sous entendu envers un ou une col­lè­gue. Souvent quand il / elle n’est pas là. C’est fait sub­ti­le­ment, en « met­tant en évidence le pro­blème » en « pré­sen­tant de façon objec­tive et ano­nyme (tout le monde sait que c’est impos­si­ble) des cas ». Souvent, ce / cette ou ces col­lè­gues devien­nent les boucs émissaires faci­les de tout ce qui cloche. Pas assez rapide, pas assez cons­cien­cieux, pas assez… Et on monte la meute contre eux. Avant d’en isolé d’autres …

 

Une fois ce climat ins­tallé, c’est la mise en place de « team lear­ning » ou équipe appre­nante. Cela consiste en une chose assez simple : on vous prend, indi­vi­duel­le­ment, et on vous demande d’évaluer votre poste (espace de tra­vail, cadence, posi­tions, etc…) et de « pro­po­ser des amé­lio­ra­tions dans l’esprit du KAIZEN (vous voilà samou­raï). La pre­mière copie que vous allez rendre (ou les pre­miè­res sug­ges­tions orales) sera certes reconnue mais clas­sée comme insuf­fi­sante… sur­tout vis-à-vis de ce que d’autres ont fourni (comme par hasard). C’est là que mon­sieur Bertin (reve­nons en à lui) va se pen­cher là-dessus, donner de quoi accé­lé­rer encore la cadence de son poste (en pla­çant autre­ment les outils par exem­ple) et per­met­tre que la chaine avance plus vite, que le stock dimi­nue du coup… Et là, bingo, féli­ci­ta­tions et mises en place en grande pompe de ce qui est trouvé.

 

http://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/franglish/image/lean-management-978571.jpg

 

Seulement, l’année sui­vante, mon­sieur Bertin se retrouve seul à sa machine, là où il avait avec lui un autre col­lè­gue. Le tra­vail aug­mente et on licen­cie. On flexi­bi­lise encore en deman­dant par­fois des semai­nes de 44 heures et d’autres fois de 28 heures. Pas de stock, donc pro­duc­tion à la demande. Plus de rapi­dité au poste, donc plus de fati­gue et de stress, mais sur­tout moins de sala­riés. C’est le cercle infer­nal qui se met en place. Et puis sur­tout, l’entre­tien d’évaluation arrive et on lui demande encore d’amé­lio­rer son poste… Et c’est reparti.

 

Voilà donc com­ment on trans­forme n’importe qui (ou pres­que) en son propre bour­reau. Le LEAN mana­ge­ment n’a que ce but : faire de vous la clef de voute de votre propre ser­vi­tude. Mais en décu­plant en prime l’indi­vi­dua­lisme, afin de briser toute envie d’unité dans la lutte.

 

Cette tech­ni­que de mana­ge­ment par l’affect (sou­vent, elle se double d’un mana­ge­ment « psy­cho­lo­gi­que », sur­tout lors des entre­tiens annuels) est des plus redou­ta­bles car elle est sou­vent, au départ du moins, plé­bis­cité par une majo­rité de sala­riés, voir par cer­tains syn­di­cats. Elle va avec le tutoie­ment d’entre­prise, vous savez ce « tu » à toutes les sauces, entre tous les niveaux hié­rar­chi­ques.

 

Et c’est là que le bas blesse. Loin d’être une simple lubie nou­velle à la mode, le LEAN mana­ge­ment est un outil assez ter­ri­ble qui brise bien au-delà du simple corps social pro­lé­taire, mais qui brise aussi l’esprit et les corps. Il est plus qu’urgent de com­bat­tre cela avec vigueur et force, de le dénon­cer et de faire recu­ler le patro­nat. Fablyon P.-S.

 

PS : vous aurez remarqué que je répète énormément « LEAN management » dans ce texte. Et bien vous avez face à vous une des techniques pour faire accepter ce dernier : la répétition d’un concept, même absurde, mais à l’infini.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:01

JUSTICIABLE ou CANDIDAT, la question est grave.

Les juges ont ces notes entre leurs mains depuis fin 2011

 

Les articles Médiapart :

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/150312/kadhafi-sarkozy-nos-nouv...

http://www.mediapart.fr/journal/international/120312/presidentielle-2007-kadh...

http://www.mediapart.fr/journal/france/200212/thierry-gaubert-un-homme-du-pre...

http://www.mediapart.fr/journal/international/150312/kadhafi-sarkozy-nos-nouv...

 

MàJ : http://www.mediapart.fr/journal/france/160312/kadhafi-sarkozy-m-brisard-sous-...

 

Affaire Balladur : la justice retrouve en Suisse les 10 millions fantômes

 

Comment Sarkozy peut-il continuer à être candidat quand de tels soupçons pèsent sur le financement 1995, le financement 2007, et les conditions qui ont conduit à l'intervention en Libye ....

 

Sans oublier les autres affaires:

 

enquête Charlie hebdo


La plainte contre Sarkozy


La France flirte avec la dictature!!!

 

Karachi, Libé répond à l'EXPRESS du funeste Barbier, à voir :

 

http://www.liberation.fr/politiques/06014609-sarkozy-savait-liberation-repond...

 

Marianne2 (Blog Associé)

 

  http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Takieddine-Kadhafi-Sarkozy-le-gros-stress...


Arret sur Images, revue de la presse mondiale et du black-out en France

 

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13396

 

Le Monde.fr | 12.03.12 | 21h32

Sarkozy doit maintenant s'expliquer

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/12/mediapa...

 

ou la campagne de 2007 ici!!!

 

Un blog Villpeniste qui synthètise très bien l'affaire des notes:

 

http://www.villepinnet.fr/profiles/blog/show?id=6467100%3ABlogPost%3A23238&am...

 

L'appel du PS

 

http://francoishollande.fr/communiques/nicolas-sarkozy-devrait-s-expliquer-su...

 

Fichier source France Culture - Amélie Perrier questionnant Fabrice Arfi

 

http://www.franceculture.fr/emission-journal-de-8h-l-europe-lache-du-lest-sur...

 

Billet de Maître Bilger, Magistrat :

 

J'avoue, même en ayant accepté un temps la validité de l'attaque préventive qui aurait évité un massacre quasi certain à Benghazi, avoir été tout de même surpris par cette frénésie présidentielle et cet enthousiasme belliqueux tendant à persuader notre pays que la Libye, parce que BHL se répandait partout en flattant le président, était devenue notre destin, notre gloire et légende de demain. Je devinais bien qu'il y avait forcément là comme une compensation à la misérable péripétie du mois de décembre 2007. Il fallait d'autant plus jouer « les gros bras » en 2011 que la France avait été humiliée en 2007 à cause de son président.

 

Une bombe vient d'être jetée dans le débat public. Je ne surestime pas la portée qu'elle aura même si en pleine campagne présidentielle on pourrait espérer que tout ce qui éclaire les obscurités troubles d'un quinquennat mérite d'être mis en évidence. Cette bombe n'est pas absurde si on veut bien retenir tous ces liens officieux, longtemps occultés, qui ont vu la France de Nicolas Sarkozy et la Libye de Kadhafi être « en affaires » comme on dit : contrats, armes, commissions, secrets d'Etat, etc.

 

On apprend que les modalités du financement de la campagne présidentielle de 2007 auraient été déterminées au mois d'octobre 2005 par Kadhafi, l'un de ses fils Saïf el Islam et Brice Hortefeux, ministre, notamment, des collectivités locales. Cinquante millions d'euros auraient été programmés et une banque suisse, ainsi qu'un compte à Panama, auraient été concernés.

 

Ces tractations ont été révélées par l'ancien médecin personnel de Ziad Takieddine et les notes de celui-ci qui aurait effectué rien moins que onze voyages en Libye en 2011 (Mediapart).

 

Fallait-il se moquer des menaces de Kadhafi et de ce même fils quand en 2011 ils affirmaient avoir financé la campagne de Nicolas Sarkozy ? La réaction outragée du président de la République questionné sur ce point par Laurence Ferrari sur TF1 l'a dispensé de répondre sur le fond de cette affaire, qualifiée de « grotesque ».

 

http://www.marianne2.fr/Kadhafi-et-si-BHL-avait-servi-a-brouiller-les-pistes-..

 

L'affaire Amesys!!!

 

Regardons comment il finance sa campagne de 2012!!! On a vu Sassou du Congo ya pas longtemps..

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2666p008-009.xml0/

 


 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:21

Provocateur comme titre, n’est-ce pas ? Ca va en énerver certains, ceux qui croient que la « vitalité démocratique » passe par la participation aux élections. Et puis certains pays ont tellement de mal à y arriver à avoir des élections, que snober les nôtres serait un affront, un caprice d’enfants gâtés, non ?

 

http://reflets.info/wp-content/uploads/2012/03/moutons-panurge-247x250.jpgEn fait le sujet n’est pas là : il n’est pas nécessaire d’aller voter parce que les élections sont déjà conclues, bouclées, pliées. Comment, comment, comment ? Mais pourtant on nous tient en haleine avec la remontée de Nicolas S. au premier tour et la baisse attendue mais tellement haletante de François H ! Et puis au second tour, les choses peuvent basculer, hein, parce que Marine pourrait se cacher quelque part et faire comme en 2002…?

 

Stop. Basta. On arrête tout de suite cette escroquerie qui empuantie tout « l’espace démocratique » justement. Une véritable élection, même dans un système représentatif, ne peut pas se dérouler de la manière dont elle se déroule sous nos yeux. Parce qu’elle est totalement biaisée, entièrement fabriquée, influencée, sans aucune issue politique citoyenne valable.

 

Des explications sont nécessaires, et bien qu’une grande partie des lecteurs en soit conscient, ce phénomène de fabrication mérite d’être mis en lumière.

 

La démocratie d’opinion : le principe de Panurge comme système électif…

 

Les sondages. Oui, les sondages fabriquent totalement l’opinion et fabriquent le vote. Sur des « échantillons représentatifs » de mille personnes, les deux grandes formations politiques assoient leur hégémonie bien avant que la campagne officielle ne débute. Ces sondages, à quoi servent-ils, en quoi ont-ils une valeur démocratique ? Permettent-ils de mieux comprendre les enjeux, les propositions programmatiques, les candidats ? Non. Les sondages permettent de faire vivre le principe du mouton de Panurge, et ce n’est pas rien. C’est même central, crucial.

 

Le mouton de Panurge c’est celui qui suit le gros du troupeau, même si le troupeau se jette du haut d’une falaise. Et les sondeurs sont les « Panurges » de la pseudo-démocratie d’opinion française. Imaginez un instant une société sans sondages politiques des intentions de vote. Avec comme seul et logique repère, les débats politiques, les déclarations d’intention des candidats, les programmes. Si vous ne saviez pas que Nicolas S. est à 26% ou 28%, que vous n’aviez comme repère que son discours, son bilan de président sortant ? Et mieux, si les propositions de changement de système de certains candidats qui emballent toute une partie de la population, épuisée par la crise, n’étaient pas créditées d’intentions de vote ?

 

Vous pourriez en réalité imaginer que le jour des élections, plein de gens comme vous iraient voter pour ce qui leur correspond le mieux, qui est le plus en phase avec leurs idées. Il n’y aurait pas de « vote utile », c’est-à-dire un non-vote qui n’est là que pour donner sa voix à un candidat qui a « plus de chances dans les sondages » que celui qui vous plaît mais qui lui n’a « pas de chances » de parvenir au second tour. Ce qui est amusant, c’est que dans un système sans sondages d’intentions de vote, les partis comme l’UMP ou le PS ne seraient peut-être pas au second tour. C’est même une quasi certitude pour l’élection de 2012.

 

Et qu’avec le « système panurgien » des intentions de vote, il n’y a plus besoin d’autres partis que les deux gros partis de droite (PS et UMP), seuls à percer dans les intentions. Les autres font office de figurants.

 

Démocratie tronquée, sous influence, biaisée, orientée par la peur et l’effet du nombre, démocratie d’opinion et des sondages : quel intérêt à aller voter pour un candidat qui est déjà déclaré perdant par les échantillons de Panurge, quel intérêt à aller voter pour l’un des deux candidats déclarés vainqueur potentiel si l’on n’est pas un soutien véritable de l’un de ces deux là ? L’observatoire des sondages établit des constats très intéressants à ce sujet.

 

Si nous étions honnêtes, nous arrêterions d’organiser des élections pour nous contenter de laisser le pouvoir à celui qui a le plus d’intentions de vote de la part du troupeau. Ce serait plus clair et reviendrait au fond à peu près au même. Parce que comme dirait l’autre, quand il reçoit un cadeau pourri, « de toute façon, c’est l’intention qui compte… »

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 15:22

L'Insee a annoncé ce mardi une variation des prix à la consommation de +2.3% sur un an. Mais dans les faits il semblerait que l'inflation soit bien plus importante...

 


Les journalistes de France 2 ont enquêté sur les prix alimentaires en grande surface en comparant les étiquettes sur un an : la hausse des prix s’établit à 9 % pour les grandes marques, 11 % pour les marques distributeurs (cf journal de 8h du 13 mars à partir de 4’). Les dépenses de consommation ne concernent pas que l’alimentation bien sûr, mais un autre poste important comme l’énergie (essence, électricité, gaz) augmente au même rythme, chacun peut le constater. Le logement ? Les prix se calment, mais ils ont fortement augmenté ces dernières années. Des postes sont stables, c’est vrai, comme le textile.

 

Alors, comment l’Insee arrive à nous sortir une inflation annuelle à 2 % ?

 

1) Déjà l’immobilier ne figure pas dans l’indice, mais seulement les loyers (qui sont contrôlés par l’Etat, donc augmentent moins vite que la valeur des biens). En effet, un bien immobilier est considéré comme un investissement, alors que l’office statistique calcule un indice des prix à la consommation. Une belle entourloupe car l’acquisition d’un logement fait partie d’un « parcours de vie » normal, et que s’il s’agit d’un investissement, c’est aussi par essence un bien de consommation, et il pourrait tout à fait figurer dans l’indice.

 

2) Le « new iPad » coûte le même prix que l’ancien mais – attention – comme il est plus puissant que le modèle précédent, l’Insee considère que « vous en avez plus pour votre argent » et inscrit dans sa base un prix en baisse. C’est l’effet progrès technique. Une pure arnaque que personne ne dénonce. Ainsi les biens technologiques (téléphone, Internet, télé, etc) tirent vers le bas l’indice des prix.

 

3) L’effet pondération : vous aimez le poisson, vous en mangez deux fois par semaine. Le prix augmente, vous n’en prenez plus qu’une fois par semaine. Tout le monde fait de même, contraint par ce renchérissement. Résultat, l’Insee constate une baisse de la consommation de poisson et donc diminue sa part dans le calcul de l’indice. La hausse du prix du poisson s’en trouve d’autant diluée. Magique.

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTPVLKTiZSewUNmzLBQhc514I9KQVIHxhvTm4-cRMdWQre_GlJG

 

Et il y a certainement d’autres magouilles…

 

Cette hausse des prix est malheureusement « normale » : la monétisation des banques centrales (Europe, Etat-Unis, Japon) fait monter le prix des actifs réels (matières premières, énergie). Le producteur de pétrole, de cuivre, ou de blé, qui vend sa production en dollars, lorsqu’il voit la banque centrale américaine faire tourner la planche à billets, veut garder son pouvoir d’achat, et donc augmente ses prix. Ces hausses se retrouvent finalement dans le panier de la ménagère. C’est ce qu’on appelle « l’inflation de second tour », qui passe par le détour des matières premières.

 

Serait-ce trop demander à ceux qui nous gouvernent, ou le prétendent, d’arrêter de croire aveuglément aux sirènes de l’Insee et d’affronter ce qui va devenir un problème de plus en plus pressant : le retour de l’inflation ?

 

en savoir plus:


Secrets d'argent, intérêts et inflation

Par Rudo de Ruijter, Chercheur indépendant Pays-Bas

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:22

Cette information révélée par L'Express est symptomatique de la façon dont Sarkozy conçoit le pouvoir et qu'aucune barrière légale ne peut l'empêcher d'agir.

 

En effet cette affaire, à elle seule, pourrait invalider la candidature de Sarkozy, outre le fait qu'elle est à la fois une possible ingérence étrangère dans notre élection, après celle de Merkel qui a soutenu Sarkozy non en tant que militante d'un parti mais lors d'une venue officielle comme représentante de l'Allemagne et une iniquité entre candidat, par la possible participation bénévole d'une entreprise qui est contraire à la loi de financement des partis politiques.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSmETPvFYD-Y2n4KQ1-D9OggZ4qYyKhFiMOZUix_LEFXnhsy1uc

 

L'Express nous révèle que la société Facebook aurait mis à disposition de Sarkozy un nouvel outil de Facebook Timeline qui permet une organisation visuelle beaucoup plus fluide et interactive, une page en mode « open graph ». Cette mise à disposition, selon Facebook, aurait été la même pour François Hollande (et les autres donc ?) dont l'équipe en conteste la véracité.

 

C'est Nicolas Princen, conseiller numérique de l'Elysée qui aurait piloté cette opération. Il aurait fallu 3 mois de développement.

 

En dehors du fait de la propagande de ce site qui, selon l'Express, a fait disparaître de la surface de la terre les deux ex-femmes de Sarkozy, qui apprécieront et ce qui est particulièrement scandaleux en matière politique quand la seconde des deux fut à ses côtés pour l'élection de 2007, la femme de sa vie qui reçut un bisou le 14 juillet 2007 devant toutes les caméras et qui fut remplacée en 24 heures top chrono, ne laissant que les enfants et Clara Bruni (et sa page SIDA, celle qui est l'origine d'un possible scandale ?) . N'apparait évidement aucune des images des dictateurs reçus à l'Elysée (El Assad, Kadhafi etc.) ou du 14 juillet et pourtant il y aurait 700 images, pas plus que les images du fameux cass'toi pauv'con ou du Guilevinec.

 

Venons-en aux graves problèmes, et au scandale qui les sous-tend, de cette page Facebook. Si, comme le dit l'Express, il a fallu trois mois pour la constituer cela indique sans aucun doute possible que Nicolas Sarkozy était de façon certaine en campagne il y a trois mois et ce qui impose une incidence sur ses comptes de campagne. Le fait que cela ait duré trois mois met tous les autres candidats dans une situation déséquilibrée car ils n'ont matériellement pas eu le temps d'avoir une page avec les mêmes outils à l'ouverture de cette campagne qui était début janvier et ne pourront jamais le faire avant le premier tour. Parmi les problèmes que cela soulève il y en a qui sont susceptibles d'invalider la candidature 2012 de Sarkozy. Il est en effet interdit pour les entreprises d'apporter un soutien financier à un parti politique ou à un candidat. S'il était prouvé que l'une ou l'autre des entreprises qui ont participé à ce projet ait offert du temps de collaborateur, cela est l'équivalent d'un financement, ce qui est illicite.

La seconde question est de savoir qui a financé cette page Facebook.

Est-ce l'UMP ?

Est-ce l'Elysée ?

Dans le second cas, nous nous trouvons d'évidence devant un abus de biens publics. Quoi qu'il en soit, Nicolas Princen est intervenu selon l'Express et il a dû bosser dur, or Nicolas Princen est conseiller de l'Elysée et rémunéré en tant que tel. Il s'agit, là, manifestement d'un abus de biens publics.

 

C'est comme NKM qui est la porte parole de Nicolas Sarkozy et qui se devrait de ce fait de démissionner dès demain de son poste de ministre, pourtant hier, au lieu de s'occuper de son ministère, elle était aux côtés de Sarkozy. Il s'agit d'un détournement de sa fonction, tout comme le directeur de campagne de Sarkozy serait un des conseiller de l'Elysée dont on ne peut que se poser la question de savoir depuis quand il travaille pour Sarkozy sur fonds publics.

 

Que va faire la commission de contrôle des comptes de campagne ?

 

Comment cette nouvelle affaire va-t-elle être relayée par la presse ?

 

Il nous reste un peu de temps pour nous débarrasser de ce pouvoir. Souvenons-nous à chaque instant de cette campagne qu'Eric Woerth a été mis deux fois en examen dont une pour recel de financement illégal de parti ce qui est une forte suspicion de l'illégalité de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et donc l'illégalité de son élection.

 

Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible. Et votez en conscience après avoir lu ce livre des méfaits du clan Sarkozy Le Sarkozyland et ses méfaits(epub) ou Le Sarkozyland et ses méfaits(issuu)

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 00:07

Dans son rapport 2012, la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme sur le blanchiment d’argent et de capitaux, un sport national estimé à 220 milliards d’euros en 2010 par l’OCDE, soit plus de 10 % du PIB. Le gouvernement est sur la sellette pour son peu d’implication dans la lutte contre cette économie souterraine.

 

Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins http://www.tracfin.bercy.gouv.fr/) est la cellule française de lutte anti-blanchiment qui dépend du ministère de l’Economie. Et selon le rapport 2012 de la Cour des comptes, les agents de cette administration ont quelques soucis pour exercer pleinement leur mission de lutte contre le blanchiment d’argent et de capitaux.

 

Page 200 du rapport 2012 : « TRACFIN ne dispose d’aucune estimation sur l’ampleur, la consistance et les circuits des flux financiers concourant au blanchiment, pas plus que sur les stocks patrimoniaux qui en sont issus. Le service a fait valoir que ce type d’études ne relevait ni de ses compétences, ni de sa seule action. (…) Il en résulte qu’aucun service de l’Etat ne travaille sur le sujet. Même si de nombreux autres interlocuteurs spécialisés estiment ce travail difficile, voire impossible si l’on vise l’exhaustivité, il demeure que la compréhension du blanchiment et de ses méthodes, et par conséquent l’efficience de la cellule de renseignement financier, supposent une évaluation suffisante du phénomène ».

 

C’est joliment dit : Après plus de 20 ans de fonctionnement, la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent sale ne dispose pas des outils élémentaires à la compréhension d’une phénomène massif de blanchiment en France.

La Cour indique que la seule donnée quantitative publiée, avec prudence, par TRACFIN est le montant total des fonds concernés par les transmissions en justice, soit 524 millions d’euros en 2010.

Une misère, car une étude réalisée pour l’OCDE en janvier 2010 chiffre l’économie souterraine en France à 220 milliards d’euros, soit 11,7 % du PIB. Or, TRACFIN n’avait pas considéré comme prioritaire l’identification des secteurs économiques les plus vulnérables au trafic d’argent sale.

Par exemple, dans le cas de l’escroquerie à la TVA sur les échanges de quotas de CO2, la cellule a pataugé pendant plusieurs mois pour adresser ses premiers signalements à la justice.

 

Les agents reçoivent cependant chaque année un nombre croissant de déclarations de soupçon de blanchiment, 20 000 en 2010, concernant plusieurs milliards d’euros de transactions financières. Les établissements de crédit sont les principaux émetteurs des déclarations de soupçon : plus de 13 000 sur près de 20 000 en 2010. En clair, les mutuelles, les compagnies d’assurance et les conseillers en investissement ne sont pas trop regardant sur leurs activités financières : « peu impliqués », euphémise la Cour des comptes.

 

http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L400xH382/Argent_sale_2-b1acb.jpg

 

Page 205 : « TRACFIN ne dispose pas aujourd’hui des éléments suffisants pour s’assurer que les professions assujetties respectent bien leurs obligations. Les ordres professionnels des professions réglementées ont recours à des pairs pour les contrôles anti-blanchiment. Le respect des obligations déclaratives n’est en pratique pas ou peu vérifié, ce qui affecte la dimension préventive du dispositif. »

 

Page 205 : « Il reste par ailleurs des secteurs non couverts par des autorités de contrôle tels les marchands de biens précieux et les agents sportifs et qui appellent pourtant une vigilance particulière. L’effectivité des contrôles anti-blanchiment dans les secteurs de l’immobilier, des jeux en ligne, du chiffre et du droit doit également faire l’objet d’une attention renforcée ».

 

La délinquance en col blanc peut donc dormir tranquillement ! Par exemple, les professionnels de l’immobilier émettent très peu de déclarations de soupçons alors que la répression des fraudes (DGCCRF) a mis en évidence des infractions…

 

Pourtant, des modifications profondes du champ d’intervention de TRACFIN se sont récemment accompagnées de changements d’organisation importants. Mais s’agit-il d’une nouvelle organisation ou d’une désorganisation ?

Car face l’ampleur du phénomène de blanchiment, qui atteint des niveaux records, la Cour des comptes indique que les moyens « doivent être accrus et recentrés, la gestion des enquêtes améliorée ».

 

En fait, TRACFIN est doté de moyens limités : le budget est qualifié de « modeste » (4,95 millions d’euros, dont 4,64 millions de dépenses de personnel) et « sans réelle autonomie, ni en termes de structures budgétaires, ni dans ses modalités de gestion ».

 

L’analyse de la Cour des comptes revient à décrire un désastre : l’insuffisance du nombre d’enquêteurs couplée à l’absence de stratégie a conduit en 2010 à ce que 50 % des déclarations de soupçon orientées en enquête passent à la trappe.

Les dossiers transmis à la justice, autour de 400 par an, sont jugés trop peu nombreux.

 

Page 210 : « Pour faire face à des missions en croissance forte, les moyens humains de TRACFIN, malgré l’augmentation des recrutements en cours depuis 2010, sont insuffisants. Le service devrait passer à environ 100 agents, et diversifier les compétences en élargissant ses recrutements au-delà du vivier historique des agents de la douane, au sein des ministères financiers mais également à l’interministériel (intérieur et justice). La forte croissance des effectifs du département de l’analyse ne doit pas se réaliser au détriment du département des enquêtes qui, avec 30 agents répartis en trois divisions, reste encore trop peu doté ».

 

Le gouvernement ne semble pas pressé de trouver les recettes pour combler le déficit public : La Cour des comptes relève perfidement que la France a inscrit au rang de ses priorités, la lutte contre les paradis fiscaux, mais, « l’extension à la fraude fiscale de la lutte antiblanchiment nécessite un rapprochement entre les notions de « paradis fiscaux » et de pays défaillants en termes de lutte anti-blanchiment ».

Pour les agents de TRACFIN, cela signifie que la lutte anti-blanchiment s’arrête à la porte de ces territoires soupçonnés de tous les trafics. Du pain béni pour la finance !

 

http://razafimahazo.free.fr/Descendants/edito_img2008/lesparadis_fiscaux_2005.jpg

 

Page 217 : « Les données remontées par les parquets à TRACFIN permettent de déterminer qu’en 2010, 35 condamnations par l’autorité judiciaire trouvent leur origine dans un signalement du service, soit pour des faits de blanchiment (2 cas seulement) soit sur d’autres bases légales (dont 16 pour des faits de travail dissimulé). Les parquets sont en effet libres de retenir les qualifications qui leur semblent le plus appropriées. Toutefois,(...) le nombre de condamnations pour blanchiment reste faible au regard de l’ampleur du phénomène ».

 

En pratique, TRACFIN a la possibilité de s’opposer à l’exécution d’une opération suspecte pour une durée de 48 heures prolongeable sur décision du président du tribunal de grande instance. Mais la mesure d’opposition à exécution d’une opération est peu utilisée (moins de 5 fois par an). Comme dit humblement la Cour des comptes : « Une utilisation plus courante de cette procédure devrait être envisagée, notamment dans le cadre d’infractions à haut potentiel de préjudice financier, du type des carrousels de TVA ».

 

Comprenez qu’actuellement, ce type de fraude tourne à plein régime et que le gouvernement attend sans doute le déluge pour agir.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 19:17

N’avez-vous jamais remarqué que les politiques nous disent ce qu’on veut bien entendre, mais jamais les promesses ne sont réellement ambitieuses ou révolutionnaires?

Si au moins c’étaient eux qui dirigeaient la machine…

Les banques décident, les lobbys imposent, et les gouvernement suivent, tout simplement.

Oui la France pourrait être sauvée, même si nous allons percuter un mur d’ici quelques semaines, le choc sera frontal, financier, et assez peu agréable, on pourrait commencer à changer les choses, mais rien ne va changer, pas dans ce sens là, les larbins des autres nations s’en gardent bien!

 

http://fe.img.v4.skyrock.net/fe0/amour-de-france/pics/527736525_small.jpg

 

Aujourd’hui, soyons fous. N’ayons peur de rien, soufflons bien fort dans l’appeau à trolls et imaginons que nous ayons toutes latitudes pour tenter de résorber la crise actuelle, ou, au moins, d’en atténuer au maximum les effets. Quelles pourraient être les mesures les plus efficaces pour relancer l’activité économique du pays et y créer des emplois ?

 

On pourrait pour commencer imprimer plusieurs centaines de milliards de billets de 100 euros et les distribuer aux pauvres, directement. Cela n’enrichirait pas tellement les pauvres (il y en a beaucoup), alors on trouverait plus simple de distribuer ces billets d’abord à nos amis banquiers, politiciens, syndicalistes autres corporations subventionnées. À la fin, ça appauvrirait tout le monde, mais on s’en ficherait parce qu’on serait cynique.

 

Moui.

 

Bizarrement, cela a été tenté plusieurs fois dans le passé, avec un échec cuisant à chaque fois. C’est à nouveau en cours de test, actuellement, au niveau européen. On peut présager l’échec. Mais je suis mauvaise langue, passons donc.

 

Ou alors, on déciderait — soyons fous, vous dis-je — de lâcher complètement les bretelles et péter les élastiques et on mettrait en place les idées suivantes.

 

1. Dans un premier temps, on demanderait aux entreprises de donner leur salaire complet aux salariés, c’est-à-dire ce que ces salariés coûtent effectivement à l’entreprise, en totalité (charges salariales et patronales incluses). L’intégralité du salaire atterrirait alors sur le compte bancaire des intéressés.

Charge alors à ces derniers de reverser aux différents organismes les sommes convenues pour les différentes couvertures.

On passerait ensuite quelques mois à expliquer aux Français que oui, ils n’ont pas le choix, et oui, ils sont obligés de cotiser à ces organismes qui leur paieront une retraite de misère, indemniseront leur chômage avec un lance-pierre et ne leur rembourseront qu’une partie humoristique de leurs frais de santé.

Enfin, on proposerait l’ouverture à la concurrence de l’ensemble de ces branches. Ici, les trolls, arrivés en bande, commencent à baver en agitant leurs gros bras gourds : les malades vont tous mourir sur les trottoirs et c'est la mort des pauvres que vous voulez ! Salaud de libéral !

 

2. Parallèlement à ces mesures didactiques sur les salaires, on en profiterait pour faire sauter les monopoles de droits divers et variés (courrier, énergie, taxis, transports interurbains ou régionaux, tout jusqu’aux licences téléphoniques mobiles, par exemple) ainsi que les protections et privilèges minutieusement enkystés dans la vie sociale française depuis des décennies, à commencer par les numerus clausus (des pharmaciens, des notaires, des médecins, …).

Les trolls, dont la bave bulle à gros bouillons putrides, enragent à l'idée qu'un nombre suffisant de médecin, de taxis et de notaires envahirait le pays. Ce serait horrible, tout comme la concurrence qui réduit les prix et donc provoque le chômage, comme Free.

 

3. Évidemment, tout ceci ne peut s’entendre qu’avec un code des impôts légèrement éclairci. Pour cela, on peut le réduire à quelques articles simples : l’impôt serait dû par tous (entités physiques ou morales), sur tous les types de revenus possibles, et limité à 10% de ce revenu (flat tax), ni plus, ni moins.

La TVA, de fait, serait unique, et limitée à 10%. Et 10%, c’est très simple puisqu’un gamin de 6ème est censé savoir faire une division par dix…

Enfin, mettons un gamin de terminale (de nos jours). Par exemple, le litron d’essence sans plomb, actuellement autour de 1.5€, dégringolerait à 0.64€ (cela fait plus de 40€ d’économie sur un plein de 50 litres).

En conséquence de quoi, le gouvernement serait dans l’obligation, rapidement constitutionnelle, de ne dépenser en année N+1 que l’argent récolté en année N, avec interdiction du moindre déficit, et sanctions personnelles et financières non symboliques aux membres du parlement pour tout dépassement de budget de l’État. Les trolls, apoplectiques et les yeux hagards, se tortillent en criant à la misère de l'Etat qui ne pourra plus garantir à la France son rang international, faute de moyens. Et tout le monde sait que l'impôt proportionnel tue les pauvres et les chatons.

 

4. Puisque le droit fiscal a été toiletté, autant faire la même chose pour le droit du travail. Revenons aux sources, à savoir celle d’un contrat entre deux personnes, jugées adultes et responsables. Pour éviter que, dans un premier temps, des contrats trop fantaisistes apparaissent, on peut imaginer que des contrats types pourraient être proposés par des institutions reconnues ou toute firme d’avocats souhaitant se faire un nom.

Les détails des contrats sont mis en concurrence directe. Évidemment, tous les « contrats » liant les fonctionnaires à l’État sont remis sur le tapis. Ce nettoyage au kärcher du droit fiscal et du droit du travail entraîne bien évidemment une simplification drastique de la création d’entreprise où la paperasserie devient réduite à sa plus simple expression.

Les trolls deviennent fous. Plusieurs cassent du matériel en hurlant : "des contrats libres, c'est l'assurance que les gens seront corvéables à merci. Ils sont trop cons, les gens, il faut les aider à savoir ce qui est vraiment bon pour eux !" 5.

 

L’argent de l’État, c’est l’argent du peuple, qui a, surtout actuellement, autre chose à faire que financer les allers-retours en jet privé de Morano ou Sarkozy dans leurs déplacements de villégiature.

En conséquence, on arrêterait toutes les subventions (aux associations, etc…), on mettrait fin à toutes les commissions, institutions diverses, hautotorités rigolotes mais parfaitement inutiles.

La ponction correspondante disparaissant, les Français sont alors libres de reverser directement aux associations de leur choix le montant qu’ils veulent. En contrepartie, ce montant est déductible à 100% des impôts, sans plafond (les impôts peuvent ainsi être totalement annulés) tant que l’association est reconnue à but non lucratif et d’utilité publique.

De la même façon, on peut espérer un gain substantiel de marges de manœuvre avec l’arrêt total de tous les ministères croupions, petites niches dorées pour sympathisants et amis des dirigeants en place, comme par exemple la Culture, l’Environnement, la Solidarité, la Jeunesse, les Sports, la Ville. Trois trolls sont morts d'une crise cardiaque.

Le troll artiste, sentant le statut d'intermittent disparaître, se met à composer des riffs vengeurs sur sa guitare. No pasaran !

 

6. En matière d’éducation, rien ne vaut la décision éclairée (ou pas) des parents. Le principe du Chèque Éducation, dans un premier temps tout au moins, permettra d’éclaircir pas mal la situation. En contrepartie, les écoles, collèges et lycées deviennent totalement autonomes dans leurs programmes, méthodes, horaires, recrutements et salaire des professeurs.

Ici, ce sont les trolls pédagogos qui se tortillent de rage. L'un d'eux sacrifie trois mille têtes blondes à Meirieu'Baal, leur dieu.

 

7. La France n’est plus une puissance coloniale, c’est un petit pays jadis riche enfoncé dans 40 ans de socialisme débridé. Rien de tel qu’une cure d’humilité pour reprendre pied avec la réalité, par exemple avec un arrêt de toutes les opérations militaires hors du sol.

Les militaires sont mis à profit dans les endroits où ils peuvent servir, si le besoin s’en fait sentir. L’arrêt des opérations à droite et à gauche permet de dégager à nouveau des finances pour renouveler les matériels usés et rafraîchir les troupes.

Mieux vaut 100.000 hommes correctement outillés et en bonne forme que les 240.000 actuels, fatigués et équipés majoritairement de vieux engins rouillés.

Les trolls, ici, cherchent leurs mots (enfin, leurs grognements). Ils hésitent. Ils sentent le piège.

 

8. Rappelons que nous sommes en situation économique tendue. Comme nous n’avons plus un rond, on a autre chose à faire de notre argent en période de crise que d’empêcher les gens de le claquer en futilités si ça les amuse.

En conséquence, on applique une légalisation de la drogue, comme au Portugal où cela a très bien fonctionné. Pendant qu'une partie des trolls reste cois, hébétés, une autre pète un klaxibule dans des petits cris stridents.

 

9. Il devient à présent indispensable de nettoyer aussi quelque peu la vie politique française, par exemple en imposant la transparence sur les comptes des syndicats, de toutes les entités publiques ou qui reçoivent de l’argent public (institutions, municipalités, régions, etc…).

Cette transparence se traduirait aussi dans la publication sous forme électronique de l’ensemble de la comptabilité dans des formats directement exploitables par le citoyen.Et bien sûr, cela comprendrait la publication de toutes les feuilles de paie de tous les élus. Après tout, c’est notre argent, autant savoir où il part.

Au sujet des syndicats, il semble évident que leur représentativité n’est plus liée à leur nom ou histoire mais, strictement, à leur nombre d’adhérent. Un instant égarés par des mesures auxquelles ils ne s'attendaient pas, les trolls reprennent de plus belle : la transparence pour les syndicats, c'est, soyez-en sûr, affreux libéral capitaliste mangeur d'enfants communistes, l'assurance que le méchant patronat va faire pression sur eux et les empêcher d'organiser des parties (fines ?) à 500.000 euros dans de somptueux châteaux.

Et ça, ce n'est pas tolérable dans une démocratie digne de ce nom !

 

10. Enfin, pour bien marquer le coup, on imposerait un non cumul strict des mandats, tous renouvelables une seule fois.

Renouveler le corps politique n’est pas la garantie d’une démocratie parfaite mais permettra d’éviter les situations de rentes dont le pays a si longtemps souffert. Comme vous le constatez, ces quelques mesures sont essentiellement économiques et visent, en définitive, à sabrer les bras multiples, tentaculaires et suceurs invétérés d’un État devenu omniprésent et omnigaffeur.

 

En se concentrant sur l’essentiel et en évitant l’écueil des sujets parasites, on donne une chance réelle à l’économie de redécoller, et partant, à la France de sortir du trou.

 

Et maintenant, redescendons sur Terre. Le bruit des trolls nous y oblige.

 

Ces mesures ne marcheront évidemment pas.

 

Pas parce qu’elles seraient viciées (elles ont toutes, dans le monde et dans l’Histoire, prouvé leur efficacité), mais tout simplement parce que chacune de ces mesures vient heurter, directement, l’une ou l’autre corporation, l’un ou l’autre privilège, l’une ou l’autre habitude ancrée au plus profond de celui qui la pratique, qui s’y accroche et qui voit très bien ce qu’il y a à perdre et refusera, devant cette perte, de considérer ce qu’il y a à gagner. Chacune de ces mesures déclencherait une paralysie immédiate du pays qui préfèrera mourir qu’envisager le changement.

 

Ceci ne marchera pas parce que la majorité, qui décide, a déjà choisi son sort. Elle a déjà préféré le status quo, la rente, le confort de la position actuelle, connue et parfaitement bornée, et ne veut à aucun prix l’échanger contre autre chose, même si cela a été tenté avec succès ailleurs.

 

Et parce que ces choix ont déjà été fait, ont déjà été gravés dans le marbre, ça ira moins bien (vraiment, vraiment moins bien) avant de pouvoir aller mieux.

 

Ces mesures pourraient sauver la France. Elles ne seront ni prises, ni même envisagées.

 

Ce pays est donc foutu.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:28

Le marché des psychotropes rapporte gros. L'alliance entre la psychiatrie et les firmes pharmaceutiques leur a permis de réaliser plus de 80 milliards de dollars de ventes de psychotropes. Mais les apparences sont trompeuses. Que valent les diagnostics psychiatriques, et jusqu'à quel point ces psychotropes sont-ils sans danger ? Ce documentaire en trois parties révèle les faits derrière le vernis social d'un marketing habile et soi-disant scientifique qui dissimule une campagne de vente de produits dangereux et parfois fatals.

 

 

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 10:46

En 2007, Nicolas Sarkozy promettait déjà une France de propriétaires.

 

Pour cela, il avait multiplié les effets d'annonce pendant sa campagne et accumulé au cours de son mandat la création de nouvelles niches immobilières : déduction d'impôt pour intérêts d'emprunt, Loi Scellier, soutien public aux promoteurs dont beaucoup ont failli sauter lors de la crise financière de 2008.

 

Si on doit juger un homme politique à son efficacité, force est de constater que dans ce domaine, elle a été nulle.

Pire, il est largement démontré que l'augmentation de l'argent public consacré au logement -il est passé de 32 à 41 milliards d'euros entre 2007 et 2011- a fait monter les prix en solvabilisant une demande qui sinon n'aurait jamais pu acheter. Soit l'effet inverse de celui recherché..

 

Depuis quinze ans, quelle que soit le mode d'intervention de l'Etat, les prix n'ont cessé d'augmenter en France, pour atteindre, notamment dans les zones les plus tendues (Paris, Ile-de-France, zones touristiques) des records historiques.

A Paris, le prix moyen au mètre carré atteignait fin 2011 8360 euros !

 

Si l'Etat avait fait la preuve de sa capacité à réguler les prix, quels qu'ils soient d'ailleurs, cela se saurait...

 

La cause de cette situation est bien connue :

 

on ne construit pas assez, non seulement dans la capitale, où la spéculation bat son plein avec le soutien de la demande étrangère, mais plus globalement, partout où les besoins augmentent.

 

Depuis 2007, c'est pitié de le constater, la situation s'est même aggravée avec la crise. Par rapport à la demande, il manque 1 million de logements en France.

Et, avec la hausse des prix et la stagnation du pouvoir d'achat, les ménages modestes et les primo-accédants sont de facto exclus de la propriété immobilière ; quand ils se rabattent sur la location, c'est pour avoir affaire à des bailleurs de plus en plus gourmands, qui appliquent des « prix de marché » totalement déconnectés de la réalité sociale du pays.

 

Dans le parc social, la situation n'est pas meilleure : l'idée un moment envisagée de permettre aux locataires HLM de devenir propriétaires a fait long feu, et la file d'attente s'allonge chaque jour pour accéder à ce parc.

 

Ne parlons pas enfin du logement intermédiaire, le grand oublié, comme le sont les classes moyennes. S'il y a depuis la loi SRU des obligations, très mal respectées au demeurant par les villes les plus riches, de construction de logement sociaux, ces contraintes ne concernent pas le parc moyen qui souffre d'un gigantesque déficit.

 

Pourtant, toutes les collectivités locales savent que la question du logement est devenue cruciale pour l'attractivité d'un territoire et le dynamisme d'un bassin d'emplois.

Les gigantesques embouteillages à la périphéries des grandes métropoles sont devenus un poison quotidien en bonne partie causés par la paralysie du marché immobilier.

Ajoutée à la flambée du prix des carburants, qui risque de s'amplifier avec la barre des 2 euros le litre de super en ligne de mire en 2012, la ponction exercée sur le pouvoir d'achat des plus modestes est de moins en moins supportable.

 

C'est la triple peine :

 

-des logements chers

 

-souvent éloignés du lieu de travail 

 

-un budget carburants en forte hausse

 

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant de voir tous les candidats (ou présumé tel s'agissant du chef de l'Etat) faire assaut de propositions nouvelles et détonnantes sur le logement.

Tous tournent autour d'une même idée : libérer du foncier, ou de la "constructibilité", pour augmenter le nombre de logements disponibles et donc faire pression sur les prix.

 

Ce pari peut-il marcher ?

 

En théorie oui, à moyen terme. A condition que tous les acteurs jouent le jeu : or, les collectivités sont très réticentes, droite et gauche confondu, à l'idée d'appliquer la proposition de Nicolas Sarkozy d'autoriser une augmentation de 30% du coefficient d'occupation des sols.

Cette mesure laisse aussi dubitatifs les promoteurs immobiliers. Qui imagine que nos villes vont soudain voir s'ériger des tours de 50 mètres ou plus.

 

Faire baisser le prix de l'immobilier ne se décrète pas. D'abord, c'est risqué pour l'économie, les Etats-Unis en savent quelque chose, eux qui ne parviennent pas depuis 2007 à stabiliser le prix des logements.

L'Etat ensuite ne peut en la matière agir que par incitations. Encore faut-il trouver les bonnes.

Nicolas Sarkozy, qui dénonce aujourd'hui la « perfusion » dont a fait l'objet ce secteur depuis des années, oublie un peu vite qu'il en a été l'un des principaux... promoteurs.

Il ne lui est certes pas interdit de reconnaître son erreur, même sur le tard.

 

Quand à François Hollande, son projet en matière de logement demeure on ne peut plus flou et son efficacité est tout autant discutable, même si les intentions sont bonnes.

On sait qu'un blocage des loyers peut geler le marché pour longtemps, attisant la pression sur les logements disponibles.

Demander à l'Etat de libérer gratuitement ses terrains disponibles est bien gentil, mais outre la perte de recettes que cela représenterait pour le Trésor public (Sarkozy propose lui des baux emphytéotiques de 99 ans), il est probable que cela soit impossible sur le plan juridique, dans la mesure où le Domaine public risque de s'opposer à ce que le patrimoine de l'Etat soit bradé.

 

L'engagement visant à renforcer les sanctions financières sur la construction de logement sociaux en portant à 25% leur nombre pour favoriser la mixité est un vœux pieux inspiré par la Fondation Abbé Pierre (qui réclame 30%).

 

Déjà, que l'on fasse en sorte de respecter le seuil de 20% partout...

 

Quand au doublement annoncé du plafond du Livret A, qui favorisera les épargnants aisés, son impact sur le parc HLM est incertain, puisque déjà aujourd'hui, la CDC n'arrive pas à prêter de façon rentable la collecte actuelle au service du logement social et est obligée de trouver d'autres finalités.

 

Bref, n'est pas le Baron Haussmann qui veut !

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:23

La "crise" permet aux hommes politiques de proposer des remèdes plus qu'injustes à leur population, et ce particulièrement en période électorale. Pour le philosophe Jean-Paul Jouary, il s'agit là d'une énième manifestation de la "stratégie du choc" mise en lumière par Naomi Klein.

 

http://owni.fr/files/2012/02/chronique-philo-12-jouary-machiavel-cc-Marion-Boucharlat-owni.jpg

 

Citation : “S’il veut conserver sa réputation de libéral, un prince sera contraint de taxer extraordinairement les populations, d’être dur “- Machiavel.

 

Si l’on entend dire ces temps-ci que le courage politique consiste à infliger autoritairement aux peuples des régressions sociales qu’ils refusent, on entend dire aussi qu’avant une élection il faudrait être fou pour proposer des mesures qui frappent les conditions de vie des citoyens de plein fouet. Dans les deux cas il est vrai, on sous-entend qu’être élu c’est diriger un peuple comme un berger conduit un troupeau, et que le Prince élu prétend savoir seul ce qui est bon pour ses sujets.

 

Depuis plusieurs jours, des amis me reprochaient de n’avoir jamais lu La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre, de la canadienne Naomi Klein. A coup de superlatifs, ils m’expliquaient que l’on y trouvait le fil conducteur de plusieurs décennies d’événements planétaires aussi hétérogènes en apparences que des dictatures latino-américaines, des pays mis en faillite par le FMI, des guerres, un tsunami, des pays de l’est qui sombrent dans un capitalisme sauvage, un massacre en Chine…

 

Je me disais qu’un tel bric-à-brac ne pouvait être éclairant. Ces amis ajoutaient que l’auteur démontrait avec précision qu’une véritable stratégie avait été conçue dans les années 80 aux États-Unis, à Chicago, autour de Friedman, qui consistait à provoquer de véritables catastrophes – ou à profiter de catastrophes aléatoires – pour mettre à genoux des peuples entiers, les apeurer, les résigner à des régressions sociales qui seraient ressenties comme “moins pires” que le sort dans lequel ils se sentaient enfermés.

Il est vrai que la façon qu’on avait eue d’endetter délibérément des nations entières, en Afrique ou en Amérique latine, pour exiger d’elles d’affamer véritablement leurs peuples sous peine de mise en faillite totale, m’avait alors comme beaucoup d’autres choqué et stimulé dans mes engagements politiques.

 

Quelques économistes avaient observé qu’une véritable hyperinflation provoquait les mêmes effets qu’une guerre militaire. Naomi Klein.

 

Au Chili ou en Argentine, une explosion de la dette, organisée et planifiée, anesthésia les prétentions des jeunes démocraties. On fit grimper les taux d’intérêt jusqu’à 21% ce qui dévasta des pays entier comme le Brésil, l’Argentine ou le Nigéria, et entraîna des baisses dramatiques des produits exportés, lourdes de conséquences sociales et humaines : 25 chocs entre 1981 et 1983 ; 140 chocs entre 1984 et 1987 !

 

Plus une situation apparaît désespérée, plus les citoyens acceptent de renoncer à leurs maigres acquis sociaux et démocratiques : déréglementations, privatisations, régressions sociales, sanitaires, salariales, tout apparaît préférable aux catastrophes vécues et annoncées comme autant de tsunamis irrésistibles. Les citoyens horrifiés se débarrassent alors de leurs ambitions et de leurs rêves, et chassent du pouvoir celles et ceux qui les avaient portés en leur nom. Effacer la mémoire, effacer l’espoir d’un meilleur avenir : une guerre totale, une tempête. Comme l’avait fort bien vu Spinoza dès le XVIIème siècle, le secret des régimes autoritaires consiste à “tromper les hommes afin qu’ils combattent pour leur servitude, comme s’il s’agissait de leur salut”.

 

Alors que ce livre alimentait ma réflexion, quelques épisodes de la campagne électorale pour les présidentielles m’ont interpellé : le Président UMP de l’Assemblée nationale évoquait le programme de François Hollande (pourtant estimé fort timide par bien des citoyens de gauche) comme d’une menace dont “les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre”. Diable. Quelques jours plus tard, l’ancien ministre de triste mémoire Claude Allègre, pourtant pourfendeur des pessimistes climatiques, se mettait à appeler à soutenir Nicolas Sarkozy parce qu’il serait un bon capitaine en “pleine tempête”. Dès que le FBI fermait Megaupload, l’Elysée dans un communiqué applaudissait cette offensive contre cette entreprise aux profits “criminels”. Guerre, tempête, crime… Si l’on y ajoute la menace terroriste et la crise de la dette, cela ressemble fort à une adaptation en langue française des scénarios concoctés jadis à Chicago.

 

Dans ce contexte-là il devient compréhensible qu’en dépit de prévisions électorales plutôt sinistres pour le président sortant, celui-ci ait pris le parti de proposer pire encore : TVA “sociale”, régressions de l’emploi et du pouvoir d’achat, destructions sociales diverses, limitations du droit de grève, etc. La Grèce, délibérément mise en danger de faillite (notamment par son nouveau premier ministre en personne), par ceux-là mêmes qui prétendent la soigner en la sommant de se mettre à genoux et de détruire tous les outils qui lui permettraient de se redresser, est devenue le nouvel enfer promis à tous les peuples d’Europe qui prétendraient préserver leurs acquis sociaux et leur espérance de progrès.

 

http://owni.fr/files/2012/02/chonique-philo-12-jouary-Santi_di_Tito_Niccolo_Machiavellis_portrait-detail.jpg

 

C’est la nouveauté sur le “vieux continent”, mais une méthode éprouvée sur les autres continents : pour être élu il faudrait être dur, et plus dur encore. Il faudrait, comme le répètent d’autres candidats effectifs ou potentiels (et sans doute moins rejetés parce que moins arrogants) “être réalistes”, “être courageux”, “dire la vérité aux Français”, pour les unir droite et gauche confondues pour sauver le pays.

 

J’ouvre Le Prince de Machiavel et je lis :

 

S’il veut conserver sa réputation de libéral, un prince sera contraint de taxer extraordinairement les populations, d’être dur.

 

Gageons que ce torrent de menaces catastrophiques donnera le la de toute cette campagne.

 

NB : à lire, pour comprendre les stratégies sous-jacentes des principaux acteurs de cette présidentielle, l’extraordinaire livre de la canadienne Naomi Klein La stratégie du choc.

La montée d’un capitalisme du désastre (2007) traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné en 2008 aux Editions Leméac / Actes Sud. Une genèse passionnante, érudite et édifiante, étalée sur trois décennies, de cette stratégie du choc, qui surfe de dictatures chilienne ou argentine en fabrication de la dette, en passant par la guerre d’Irak.

Au bout de cette analyse convaincante, Naomi Klein fait entrevoir la voie d’avenir : l’ “humble bricolage” des femmes et hommes qui réparent, solidifient, améliorent les matériaux qu’ils trouvent là où ils vivent, et visent l’égalité.

 

A lire aussi, pourquoi pas, Le Prince de Machiavel…

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:03

Il n’en reste pas moins que le travail peut aussi être à la source de nombreux problèmes de santé, aussi bien physiques que psychologiques.

 

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les pathologies psychiques telles que le stress et la dépression, sont en constante augmentation. C’est le principal constat du dernier rapport publié par le Réseau national de Vigilance et de Prévention (Rnv3p), coordonné par l’ANSES.

 

L’épidémie de troubles musculo-squelettiques (TMS) d’origine professionnelle poursuit sa progression en France. Entre 11% et 15% des salariés de 20 à 59 ans seraient concernés. Et si l’on en croit l’Institut de Veille sanitaire (InVS), les chiffres - en hausse constante depuis 15 ans - ne sont pas près de baisser !

 

Lombalgies, syndrome du canal carpien, syndrome de la coiffe des rotateurs… « Les TMS d’origine professionnelle restent une préoccupation majeure », confirme Ellen Imbernon, Directrice du Département Santé Travail, de l’InVS.

A tel point que le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), rendu public, leur est exclusivement consacré. « L’augmentation continue de la fréquence des TMS en milieu de travail devrait être considérée comme un signal fort de dysfonctionnement et de pénibilité au travail », poursuit cette spécialiste.

 

De nombreux secteurs d’activité sont bien sûr concernés. Mais Ellen Imbernon pointe notamment du doigt le travail en intérim. « Si les études actuelles ne montrent pas d’excès de pathologies chez les travailleurs intérimaires, (…) elles montrent une surexposition aux facteurs de risque avec des rythmes de travail imposés par les machines, les normes de production ou les délais à respecter près de deux fois supérieurs aux autres catégories de travailleurs ».

 

Seule bonne nouvelle : les asthmes d’origine professionnelle sont en recul, grâce aux mesures de prévention qui ont été mises en place.

 

Les TMS sont les pathologies qui sont le plus souvent rapportées en relation avec le travail. Ces troubles ostéo-articulaires, dus à l’exécution de tâches répétitives, représentent 64% des maladies professionnelles chez les hommes, et 60% chez les femmes.

 

Les symptômes psychologiques provoqués par le travail, auxquels on se réfère aussi comme à des « risques psycho-sociaux », viennent en seconde position.

 

Troubles de la concentration, du sommeil, dépression… Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes liés aux risques psychosociaux. Le phénomène n'épargne aucun secteur d'activité.

Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus, les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, turnover, ambiance de travail…). Il est possible de les prévenir. Sous l’effet de mutations du monde du travail telles que la complexité grandissante des tâches, la suppression de temps morts, l’individualisation du travail ou encore les exigences accrues de la clientèle, les risques psychosociaux sont en plein développement. Ainsi, environ 20 % des salariés européens estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress au travail.

 

Et en France, un salarié sur 6 estime être l’objet de comportements hostiles dans le cadre de son travail (Enquête Sumer de 2003). Les risques psychosociaux regroupent :

le stress au travail,

les violences internes (commises au sein de l’entreprise par des salariés : conflit, brimades, harcèlement moral…),

les violences externes (commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise),

l’épuisement professionnel (ou burn-out),

les formes de mal-être, de souffrance, de malaise ressenties par les salariés.

 

Ces risques, qui ont souvent des causes communes (charge de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, intensification du travail, organisation du travail, mode de management…) peuvent interagir : ainsi le stress au travail favorise-t-il l’apparition de violences entre les salariés qui, à leur tour, augmentent le stress dans l’entreprise.

Mais ces risques ont également des spécificités qu’il convient de prendre en compte dans un objectif de prévention.

 

Des risques difficiles à appréhender

 

Faute d’une connaissance suffisante, ou faute d’outils adaptés, les acteurs de l’entreprise se sentent souvent démunis pour lutter contre les risques psychosociaux.

Ils butent également sur leurs dimensions individuelles et subjectives car face à une même situation de travail « stressante » ou tendue, les salariés peuvent réagir différemment. Résultat : les actions de prévention menées sont trop souvent uniquement centrées sur les salariés. Or, pour supprimer ou réduire les effets du stress et des violences, il convient de prendre en compte les sources de risques dans l’organisation et l’environnement du travail de l’entreprise.

 

Une prévention nécessaire

 

Les risques psychosociaux doivent être gérés au même titre que les autres risques professionnels. Comme l’impose la réglementation, il est nécessaire de les évaluer, de planifier des mesures adaptées et de donner la priorité aux mesures susceptibles d’éviter les risques le plus en amont possible.

Et s’ils ne représentent « que » 29% de l’ensemble des pathologies chez les femmes et 15% chez les hommes, ils sont tout comme les TMS, en constante augmentation.

 

Trois secteurs économiques paraissent davantage concernés par ces problèmes. Il s’agit de l’immobilier-location (agents immobiliers comme directeurs d’agence), des services aux entreprises (artisans et ouvriers comme agents de réception) et de l’administration publique.

D’autres pathologies en revanche, connaissent un recul significatif. Il s’agit essentiellement des allergies respiratoires, comme les asthmes associés à l’utilisation de résines et de colles, au travail du caoutchouc et des métaux. La proportion des cas en lien avec une exposition professionnelle en 2001, a été de 17,2 %. Elle a ensuite diminué légèrement au fil des années, pour arriver à 8,3% en 2009.

Les secteurs traditionnellement touchés par ces pathologies, comme les industries du caoutchouc et des plastiques, bénéficient des actions de prévention menées depuis plusieurs années.

 

En revanche, les dermatites de contact poursuivent leur augmentation, en particulier dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Les professionnels y sont notamment exposés aux résines époxy et aux parfums. Entre 2002 et 2009, la hausse annuelle des dermatites allergiques de contact (DAC) a été de 4 %.

 

Globalement, 118 852 problèmes de santé au travail ont été recensés par le Rnv3p entre 2001 et 2009. Parmi eux, 40% sont « considérés par les experts en lien possible, probable ou certain avec le travail », indique l’ANSES.

 

Pour aller plus loin, consultez l’intégralité du rapport du Réseau national de vigilance et de prévention (Rnv3p).

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 13:31

TAXES. François Fillon a annoncé mercredi 24 août un nouveau tour de vis gouvernemental. Nicolas Sarkozy pourra-t-il toujours prétendre être le "président du pouvoir d'achat" alors que les taxes sur la consommation pénalisent toujours les mêmes ?

 

À huit mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy peine à changer de costume. Des commentateurs ont beau affirmer qu’il vient d’enfiler la tenue du "Père la rigueur" et qu’au nom de la crise, il va consentir, enfin, à faire payer les plus nantis pour protéger les plus pauvres de la faillite qui guette notre pays, c’est faux.

 

Une fois de plus, ce sont les plus modestes qui vont payer, dans les rayons du hard discount et chez le buraliste.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/2871314346956.jpg

 

Du costume à paillettes à celui du président protecteur

 

N’est pas Fregoli qui veut, Leopoldo Fregoli, ce transformiste italien qui, chaque soir, était capable de créer 100 personnages en changeant 400 fois de costumes. Nicolas Sarkozy, lui, monte sur scène pour un numéro lamentable qui dure depuis cinq ans, une éternité, au cours duquel il a tour à tour retiré avec peine son costume à paillettes de président bling-bling, mis une veste de camouflage pour mieux traquer l’immigré et le Rom, enfilé le costume noir à fines rayures du "président présidentiable". Et maintenant, il nous ferait le coup du président protecteur ?

 

Comme disent les spectateurs devant un numéro raté, "il y a un truc". Nicolas Sarkozy reste le président des riches, certainement pas celui du pouvoir d’achat. Je ne parle pas de la crise qui serait venue contrarier ses plans, mais bien de cette volonté, comme le mauvais magicien jette de la neige artificielle sur scène pour détourner l’attention du public sur ses tours de passe-passe, d’essaimer des taxes supplémentaires dans les rayons des supermarchés et chez les buralistes, tout en affirmant qu’il n’augmente pas les impôts.

 

Car bien évidemment, sous l’ère Sarkozy, les riches et les pauvres ne sont pas égaux devant l’impôt. Malgré la nouvelle taxe de solidarité qui doit toucher une part infime des plus gros contribuables, malgré l’abandon du bouclier fiscal, ce boulet dont la droite a fini par se débarrasser en cette période électorale, l’inégalité reste flagrante, et même insupportable.

 

Il suffit pour les nantis d’avoir les moyens de s’offrir un expert comptable pour défiscaliser au mieux leur patrimoine, et réduire au maximum leurs contributions. On l’a vu avec Liliane Bettencourt qui, l’an passé, a reçu un chèque de l’État de 30 millions d’euros. Pour les pauvres en revanche, même s’ils sont officiellement "exonérés" parce que leurs ressources sont inférieures au seuil d’imposition, ils sont cernés par les impôts indirects dans leur vie quotidienne.

 

La pédagogie du portefeuille inventée pour les pauvres

 

C’est toute une rhétorique qui a été inventée pour faire passer la pilule auprès des couches populaires. Prenez "la pédagogie du portefeuille", cette idée tordue destinée à habiller de morale publique un impôt supplémentaire dans les classes les plus modestes. On nous dit, il y a désormais un impôt "obésité" en présentant la nouvelle taxe sur les boissons sucrées.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/1641314347101.jpg

 

Mais qui fait ses courses dans les magasins discount et n’a pas les moyens d’acheter des purs jus d’orange et doit se rabattre sur les boissons à sucre rajoutées ? Évidemment les pauvres. Or, au nom de la lutte contre l’obésité et le diabète, qui frappent surtout les plus modestes (tiens tiens !), la TVA actuellement fixée à 5,5% va être relevée à 19,6%. Autrement dit, une boisson sucrée à 1,05 euro actuellement coûtera bientôt 1,20 euro, ce qui n’est pas anodin pour les familles nombreuses qui, souvent sont celles qui, faute de moyens et d’éducation nutritionnelle, mangent mal et déséquilibré.

 

Voilà donc comment, au nom d’un intérêt supérieur de la santé publique, Nicolas Sarkozy espère engranger 120 millions d’euros pour combler le trou de la Sécurité sociale en taxant subrepticement les plus modestes sur les sodas. Pourquoi pas, dans ce cas, inventer bientôt une taxe sur les aliments les plus gras et les plus sucrés, tels que les chips et les hamburgers, là encore, nourritures préférées des pauvres ?

 

Évidemment, les familles nombreuses ne vont pas changer de comportement et continueront d’acheter, chez les hard discounters, les faux jus d’orange, les pseudo-concentrés et autres faux nectars, faute de faire la différence avec un pur jus de fruit ou d’oser entrer dans la supérette du coin à la réputation d’être trop chère.

 

6% de taxe supplémentaire pour les chômeurs-fumeurs

 

Car la pédagogie du portefeuille ne marche pas. Sinon, devant la flambée constante des prix du carburant, les automobilistes laisseraient plus souvent leur voiture au garage ! Et les 15 millions de fumeurs réguliers cesseraient d’acheter leurs "sucettes à cancer".

 

Les associations anti-tabac ne cessent de dire qu’il faut "frapper un grand coup", c’est-à-dire taper au portefeuille, pour obtenir enfin des résultats dans la lutte anti-tabac. Mais là non plus, ça ne fonctionne pas. Il suffit de regarder les résultats : chaque année au mois de novembre depuis 2009, le prix du paquet de cigarettes augmente de 6%. Au nom de la santé publique. Mais les fumeurs ne décrochent pas : un Français sur trois a consommé (et consumé) 2,7 milliards de paquets de cigarettes en 2008 !

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6131314347445.jpg

 

En 2010, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) a même constaté que le nombre des fumeurs repartait à la hausse. Roselyne Bachelot a reconnu que c’était à cause de la crise économique qui frappe notre pays depuis 2008. "Pratiquement 50% des chômeurs sont fumeurs et à l'évidence, la crise, l'augmentation du chômage, a eu un effet sur l'augmentation de la consommation du tabac", a déclaré la ministre. 49,6% des sans-emploi fument en 2010, contre 43,5% en 2005.

 

Triste constat, que celui qui consiste à reconnaître que les plus gros buveurs d’alcool, les plus gros fumeurs, les plus gros consommateurs de boissons sucrées sont aussi les Français les plus modestes, désireux de compenser un peu de misère par un peu de plaisir, fût-il dangereux pour leur santé.

 

Pas de quoi freiner Nicolas Sarkozy dans son désir de colmater le déficit public : s'il taxe les pauvres, c'est "pour leur bien" puisqu'officiellement, il s'agit d'une démarche de santé publique.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 11:09

Le 31 juillet 2009, Pôle emploi inaugurait une politique de sous-traitance massive en confiant l'accompagnement de 320.000 chômeurs à des opérateurs privés.

 

A l'heure du premier bilan, griefs et reproches croisés restent nombreux. L'anniversaire a été célébré en toute discrétion, bien qu'il marque un tournant majeur dans la politique de l'emploi.

 

Le 31 juillet 2009, Pôle emploi dévoilait les résultats de l'appel d'offres confiant le suivi de 320.000 demandeurs d'emploi sur deux ans à des opérateurs privés de placement (OPP) comme Sodie, Altedia ou Manpower.

 

Après plusieurs années d'expérimentation, le service public se lançait dans la sous-traitance massive au privé de l'accompagnement des chômeurs.

 

Deux ans après, cette sous-traitance n'est toujours pas rentrée dans les moeurs. Conscients que les réticences à leur endroit sont encore vives, les opérateurs font profil bas, d'autant que la plupart soumissionnent au nouvel appel d'offres lancé par Pôle emploi. « Nous sommes heureux de participer au service public de l'emploi », explique François Roux, délégué général du Prisme, le syndicat des entreprises d'intérim.

 

Ses adhérents n'en ont pas moins un certain nombre de griefs. A commencer par le cahier des charges, jugé très rigide, notamment sur les implantations géographiques. « Il nous a été demandé d'ouvrir une implantation à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, en attendant le plan social de Heuliez, pointait par exemple Pierre Ferracci pour Sodie devant la mission d'enquête du Sénat sur Pôle emploi. Or celui-ci n'a jamais eu lieu. »

 

Autre motif d'insatisfaction, l'irrégularité des flux qui leur sont adressés : « Nous pouvions recevoir cinq cents personnes une semaine, et deux la semaine suivante », a indiqué Martine Gomez de Manpower devant les sénateurs.

 

Surtout, les « OPP » jugent difficile d'investir dans le long terme alors que l'opérateur public pratique le « stop-and-go » budgétaire : contraint à des économies, Pôle emploi a réduit des deux tiers la taille du nouvel appel d'offres, passant le nombre de chômeurs pris en charge de 200.000 en 2010 à 85.000 environ en 2011.

 

Manque de données fiables

 

Du côté du service public, la collaboration avec les opérateurs demeure un sujet sensible. Auditionné lui aussi par le Sénat, le directeur général, Christian Charpy, a répliqué sur un ton assez sec à la plupart des remarques formulées (voir ci-dessous), même s'il a admis que Pôle emploi avait été « trop exigeant » sur la quantité de documents que les opérateurs devaient lui transmettre pour le suivi des chômeurs.

 

Certains syndicats présents au conseil d'administration, comme la CGT, conservent une opposition de principe au recours au privé, alors que la CFDT déplore que les opérateurs soient sélectionnés sur une logique de coûts, et non de résultats.

 

Mais la question qui fâche le plus, c'est justement celle de l'efficacité respective du public et du privé. Les opérateurs interrogés par « Les Echos » affichent tous des taux de retour à l'emploi (plus de six mois) supérieurs à 50 %.

 

Devant les sénateurs, Christian Charpy a pourtant évoqué un chiffre moyen de 38 % pour les opérateurs privés, contre 44 % pour Pôle emploi... Faute de données fiables et transparentes, la fin des polémiques n'est pas pour demain.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 10:06

Il n'a aucun bilan crédible. Il espère donc paraître crédible lui-même, en particulier face aux crises. Il mise surtout sur l'oubli général de ses revirements, ses échecs et ses renoncements. Sinon, ce mois d'août sera son dernier en temps que président.

 


http://www.marianne2.fr/sarkofrance/photo/art/default/937437-1111881.jpg?v=1312210784

Il a tenu son dernier conseil des ministres, ce lundi 1er août (link), avant de partir officiellement en vacances. Le prochain conseil est prévu le 24 août. L'ordre du jour était modeste (link): un rappel qu'il faudra changer la loi de finances dès la rentrée parlementaire (le 24 septembre prochain), pour inclure les engagements européens pris le 21 juillet dernier en faveur de la Grèce. Xavier Bertrand a présenté son projet de loi sur la sécurité des médicaments, une loi bien accueillie même si aucun moyen financier n'est dégagé pour la formation médicale désormais interdite aux laboratoires.

 

Le Monarque a ensuite « rappelé à tous ses ministres (...) qu'ils avaient droit à du repos et pas à des vacances » et leur devoir « d'être particulièrement attentifs et vigilants sur leurs secteurs d'intervention ». Lui file au Cap Nègre. La zone a été sécurisée, comme chaque été depuis 2008 et qu'il est marié avec Carla Bruni. En juillet, il avait préféré les longs weekends de trois ou quatre jours au Fort de Brégançon.

 

Il a 4 semaines pour nous faire oublier d'où nous venons. A la rentrée, le Sarkozy nouveau sera là. Encore une fois.

 

Le nouveau nouveau Sarkozy

 

Moins clivant puisque protecteur, il mettrait même l'identité nationale, les coups d'épaules sécuritaires, les gros mots xénophobes au placard. Il paraît aussi qu'il nous réservera des « surprises », comme une nouvelle union civile pour les homosexuels et, « probablement » le non-cumul des mandats!!!

 

Pour l'heure, Bruno le Maire, pourtant ministre de l'agriculture, a trouvé le temps de travailler un programme pendant des mois. Lundi, le Figaro (link) en a publié les grandes lignes. Les trois thèmes principaux seraient :

 

- « la France, terre de production »

- « l'insécurité sociale »

- « la nouvelle gouvernance européenne »

 

Question posture, Sarkozy jouera à « l'exercice du pouvoir ». Le calendrier est prêt : silence médiatique en septembre, convocation du Congrès pour inscrire l'équilibre budgétaire dans la Constitution, ou, à défaut, intervention télévisée en octobre. Cerise sur le gâteau, on espère une belle victoire en Libye (link).

 

Les conseillers élyséens l'ont encore promis ces derniers jours : finis les « coups de com » ! Sarkozy est discret depuis des mois (à raison de deux visites médiatisées par semaine !). Il restera discret à la rentrée. Un mélange de Chirac et Mitterrand réunis : « Mes prédécesseurs incarnaient le pouvoir, moi, je l'exerce » aurait-il confié la semaine dernière. Pour preuve, l'un de ses soutiers de l'aréopage de campagne a assuré au Figaro (link) que le récent hommage aux soldats français tués en Afghanistan était ... « un modèle du genre » de cette modestie présidentielle.

 

On se pince pour le croire... ...link

 

et en coulisses

 

De son côté, le Figaro (link) continue sa chronique des coulisses de campagne de notre Monarque. Tout récemment, un article de Solenn de Royer retraçait les déjeuners de travail, c'est-à-dire de campagne qui se tiennent depuis des semaines à l'Elysée. Ces repas, payés sur fonds de l'Elysée, sont officieux puisqu'ils ne figurent pas sur l'agenda officiel.

 

« Trois proches du président sont à la manœuvre », relatait la journaliste lundi 1er août : l'ancien ministre Alain Carignon, le conseiller audiovisuel et nouvelle « plume du président », Camille Pascal, « qui prend de plus en plus de poids à l'Élysée »; et toujours et encore Catherine Pégard, conseillère depuis 2007 qui tente de se recaser depuis de longs mois.

 

Grâce au Figaro, nous avons la liste, régulièrement réactualisée, de quelques-uns des heureux invités à ces agapes présidentielles : Élisabeth Lévy (Causeur), Éric Brunet (EMC), Patrick Bessonn Denis Tillinac ou Yann Moix (écrivains); Jean-René Fourtou (Vivendi) , Michel Pébereau (BNP-Paribas); Charles Villeneuve (journaliste), Gérard Carreyrou (journaliste) et le nouveau sondeur officiel de Sarkofrance, chroniqueur à Atlantico et ancien d'extrême droite, le jeune Guillaume Peltier.

 

Pour 500 milliards de plus

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, Républicains et Démocrates sont tombés d'accord, au Sénat américain, pour relever le seuil d'endettement public en contrepartie d'économies à attendre sur les budgets sociaux (link). Reste la Chambre des Représentants à convaincre, mais les marchés financiers ont poussé un gros ouf de soulagement lundi 1er, avant de dévisser quand même. Le 2 août à minuit, l'absence d'accord aurait mis le pays en défaut de paiement. Mais les agences de notation risquent de revoir la note de crédit des Etats-Unis à la baisse, ce qui « touchera l'Europe », promet Jean-Claude Junker.

 

François Baroin, ministre des Finances, a quand même sauté sur l'occasion : il a publiquement fait savoir qu'il se félicitait de cet accord. En France, les ministres de Nicolas Sarkozy s'essayent à nous convaincre que la réduction de l'endettement public devrait être une priorité nationale. Lors de son dernier déplacement dans le Vaucluse, jeudi dernier,

 

Rares sont ceux qui contestent le propos. La difficulté vient moins du message que du messager. La dette publique française (link) est passée de 1.200 milliards en 2007 à 1.700 milliards d'euros à la fin de cette année. Valérie Pécresse, la toute nouvelle ministre du budget, a quelques difficulté à faire croire que cette dette faramineuse qui handicape l'avenir est « le fruit de vingt-cinq années de facilité », et que, « signe de cette indifférence, les fruits des périodes de forte croissance ont été gaspillés, notamment à la fin des années 1990, de nouvelles dépenses ayant toujours été préférées à la réduction de la dette ». 500 milliards d'euros de dette supplémentaires en cinq ans ! Qui dit mieux ? La crise a beau jeu, car, depuis bientôt 40 ans, nous sommes en crise à répétition (1974, 1979, 1983, 1992, etc).

 

Dans une tribune publiée par le Monde samedi dernier(link), la ministre ressasse les éléments de langage écrits à l'Elysée. Variae (link) résume bien la démarche : Pécresse, écrit-il, « présente, par le menu, les grands traits de la campagne et du discours de Nicolas Sarkozy dans les mois à venir »: « prendre de la hauteur », « noyer les responsabilités », recommencer de zéro comme si de rien n'était, et expliquer qu'il n'y a pas d'alternative à Nicolas Sarkozy. Mais comment croire un gars, élu en 2007 mais président depuis peu, qui nous a tellement plombé les comptes ?

 

« La course a tout juste commencé, et un coureur est déjà éliminé. Nous n'avons atteint ni les Pyrénées ni les Alpes, et il y a encore les contre-la-montre. Le vainqueur aura su tenir dans la longueur ».

 

Cette « analyse » est de Nicolas Sarkozy, a en croire le Figaro (link).

 

Une métaphore cycliste révélatrice d'un optimisme évident... et crédible.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 12:31

« Souriez, vous êtes filmés ! »

 

[1] Qui n’a jamais lu cet avertissement tant la vidéosurveillance, pardon vidéoprotection [2] s’est banalisée au quotidien [3] ?

Passons sur les garanties insuffisantes de protection de la vie privée [4], le coût d’un tel système [5] ou, plus simplement, son inefficacité [6], la mode est, pour reprendre les propos de Jean-Pierre Bouquet, maire socialiste de Vitry-le-François (Marne), à « Une vidéosurveillance citoyenne : chaque citoyen doit savoir qu’il peut être filmé et avoir confiance dans le dispositif » [7].

 

D’ailleurs, Brice Hortefeux, alors sinistre, pardon ministre de l’Intérieur, ne s’est-il pas prononcé en ce sens le 9 septembre 2009 lors d’un déplacement à Sartrouville (Yvelines) ?

 

Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés !


L’ancien ministre de l’Intérieur avait alors déclaré : « Je suis naturellement attaché à la préservation des libertés individuelles. Je le dis clairement, et chacun peut le voir, la vidéo, c'est de la protection avant d'être de la surveillance. Les caméras ne sont pas intrusives, elles ne sont pas là pour épier, mais pour protéger. […] Vous le savez, les caméras de protection font déjà partie de notre quotidien : lorsque vous faites vos courses au supermarché, lorsque vous retirez de l'argent au guichet de votre banque ou que vous utilisez les transports en commun, vous êtes filmés, vous le savez déjà. Qui cela dérange t-il ? […] Si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez pas à avoir peur d'être filmés !

 

Pour les gendarmes et policiers eux-mêmes, la vidéo-protection constitue aussi un élément sécurisant pendant les interventions » [8], sans oublier ce raisonnement confondant, cet argument massue, cette arme absolue : « Instaurer la vidéo-protection, c'est identifier les fauteurs de troubles, c'est décourager les délinquants ; c'est, surtout, veiller sur les honnêtes gens », sous-entendu si vous êtes contre, vous êtes forcément dans le camp des méchants, des voleurs, des violeurs et autres criminels sanguinaires, voire vous êtes un délinquant vous-même ou en passe de le devenir…

 

Bref, une vision particulièrement manichéenne, d’autant que selon le ministère de l’Intérieur, « Il n'est pas effectué de corrélation nationale entre l'existence de dispositifs de vidéoprotection et leur impact sur les crimes et délits commis sur la voie publique, ainsi que les taux d'élucidation. » [9]

 

http://doubleneuf.nordblogs.com/media/01/00/2595218114.jpg

 

Néanmoins, comme le souligne Le Télégramme, Les caméras de surveillance gagnent du terrain [10] et transcendent les clivages politiques [11]. Le quotidien breton avance quelques raisons à cette évolution : « C'est peut-être, en partie, la conséquence de la volonté affichée du gouvernement de tripler le nombre de caméras en France (de 20.000 à 60.000). Installations pouvant être financées par de copieuses subventions allant de 20 à 50%.

 

S'ajoute à cela un vrai travail de VRP engagé par la police et la gendarmerie qui ne manquent pas une occasion de vanter les mérites de la vidéosurveillance lors des rendez-vous avec les élus » ; les grands commis de l’Etat sont également mis à contribution : le préfet de l’Ain, Philippe Galli, par exemple, ne désespère pas de convaincre le maire de Bourg-en-Bresse à ce propos [12].

 

La police municipale a les yeux partout

 

Même si Jean-Louis Del Pistoia, délégué départemental de l’Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) à la Réunion, « regrette que le policier municipal "ne soit pas vraiment un policier aujourd’hui" » [13], la police municipale a souvent la charge de ces systèmes de surveillance, enregistrant les moindres faits et gestes des passants.

Or, s’ils acceptent volontiers de surveiller leurs compatriotes, les agents de police municipale, à l’inverse, ne semblent pas supporter d’être sous l’œil des caméras, ni contestés par ces dernières d’ailleurs [14].

 

Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) vient ainsi de dénoncer une dérive liée à l'utilisation du système de géolocalisation et des caméras de surveillance aux dépens d’agents de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) [15], évoquant « les limites à ne pas franchir pour ne pas toucher à un pilier de notre démocratie: LA LIBERTÉ D’ALLER ET VENIR.... » ; ce débat a déjà agité la police nationale [16].

 

La polémique a éclaté à l'occasion d'une demande de sanctions à l'encontre d'une patrouille de trois policiers, a expliqué Frédéric Foncel, président du SNPM [17], qui affirme vouloir saisir prochainement le procureur de la République. « On est tombé sur des rapports extrêmement précis. À la minute près, on suivait le fonctionnaire », a-t-il dit, dénonçant un détournement de la finalité des caméras de vidéoprotection et des dispositifs de géolocalisation embarqués dans les véhicules ou sur les radios des policiers [18].

 

Des faits déjà dénoncés sous d’autres cieux : à Colmar, les syndicats locaux (SNPM-CFTC, FA-FPT et CFDT) dénoncèrent à l’automne 2010 un « usage abusif d’images de la vidéosurveillance » [19]. À Cannes, en 2004, l’intersyndicale (CGT, SNPM-CFTC et UNAPM-CGC) s’éleva contre la mise en place de caméras de surveillance dans les couloirs et les locaux de la police municipale, qui donnait le sentiment aux municipaux d'être eux-mêmes constamment sous surveillance [20].

 

Pourtant, ces agents ne devraient-ils pas être convaincus que, comme la population, ils « ne sont pas sous surveillance, ils sont sous protection », comme l’affirment Xavier Lagasse chef de service et de son adjoint Fabrice Mathieu au bureau de la police municipale de Carcassonne [21] ?

 

Mieux, « Les policiers municipaux disent qu'ils ont gagné en rayon d'action et en rapidité d'intervention. C'était le but recherché pour améliorer la capacité opérationnelle sur le terrain ». Quid alors de la conclusion sans appel de l’ancien ministre de l’Intérieur : « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés » ? À moins qu’ils n’aient lu (ou relu) François Brune qui concluait en 2000 que « Partout où Big Brother menace, demeurer rebelle reste le seul moyen de demeurer humain. » [22]

 

 

http://doubleneuf.nordblogs.com/media/02/01/644141265.jpg

 

[1] L’association Souriez vous êtes filmés link

 

Collectif Paris sans vidéosurveillance link

 

[2] La « vidéoprotection » remplace la « vidéosurveillance » (première ligne de l'article 17 de la Loppsi 2). Or, l’éditorial de La Lettre d’information des professionnels de la sécurité, police du 26 juillet 2008, réalisé par Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et enseignant, précisait, pourtant, que «Parler de vidéoprotection constitue une erreur : cela revient à confondre les objectifs (protéger) et les moyens (capture d'images à distance et transmission à un PC ou exploitation a posteriori). Le titre cherche à légitimer une technologie en la rebaptisant : protection est connoté positivement et surveillance... négativement. Or, la technique permet bien de surveiller. Permet-elle de protéger ?». Il précise, en outre, que « s’il n'y a pas d'études sur l'efficacité de la vidéo en France, c'est parce que les pouvoirs publics dont l'Inhes (Institut national des hautes études de sécurité) n'ont pas souhaité en financer ». En résumé, circulez ! Il n’y a rien à voir !

 

Sebastian Roché, « Vidéosurveillance : la grande désillusion » in La Lettre d’information des professionnels de la sécurité, police n°93, 26 juillet 2008 link

 

[3] Marie Piquemal, « Les caméras se sont insidieusement installées dans le quotidien des gens » in Libération, 17 août 2007. link 

 

É.W., « Daniel Lejeune : "Les mentalités évoluent" » in La Voix du Nord, 17 avril 2010. link

 

Delphine Pommier, « La vidéoprotection entrée dans les mœurs ? » in Nord Éclair, 4 septembre 2010. link

 

[4] Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), « Vidéosurveillance : des garanties insuffisantes de protection de la vie privée conduisent le Conseil Constitutionnel à censurer la transmission d'images d'immeubles d'habitation », 26 février 2010. link

 

Conseil constitutionnel, décision n°2010-604 DC du 25 février 2010 link

 

[5] Laurent Mucchielli, « La "vidéoprotection", une gabegie » in Vous avez dit sécurité ?, 31 mai 2011. link

 

[6] Jacky Durand, « Sécurité : "Le mirage technologique" » in Libération, 15 octobre 2005. link

 

Jacky Durand, « Des caméras peu efficaces pour prévenir la délinquance » in Libération, 10 juillet 2007. link

 

Noé Le Blanc, « Sous l’œil myope des caméras » in Le Monde diplomatique, septembre 2008.link

 

« Sécurité : le point de vue d’un spécialiste » in Saint-Jeannet Demain, 11 novembre 2009. link

 

Philippe Madelin, « Vidéosurveillance : les questions » in Dans le secret des faits – Philippe Madelin, 23 novembre 2009. link

 

Georges Moréas, « Police municipale : à quand un mode d’emploi ? » in Police et cetera, 30 novembre 2009. http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/11/30/police-municipale-a-quand-un-mode-demploi/

 

Jacky Durand, « Un jeu de dupes entre Etat et élus » in Libération, 10 décembre 2009.link

 

« Vidéosurveillance : le dossier » in Délinquance, justice et autres questions de société, 6 mai 2010. link

 

Jean-Marc Manach, « L’impact de la vidéosurveillance est de l’ordre de 1 % » in Bug Brother, 28 juillet 2010. link

 

Jef Tombeur, « Vidéosurveillance : un marché de dupes ?» in C4N, 25 août 2010. link

 

Robin D’Angelo, « On a testé les caméras de surveillance de Levallois-Perret » in Street Press, 8 septembre 2010. link

 

Christine Tréguier, « Le leurre de la vidéoprévention » in Politis, 24 février 2011. link

 

[7] « Souriez, vous êtes filmés » in J’habite Vitry-le-François & ses environs, 23 avril 2010. link

 

[8] Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, « Co-financement de la vidéo-protection sur 75 sites prioritaires », Sartrouville, le mercredi 9 septembre 2009. link

 

[9] Question n°45768 de Pierre Morel-A-L’Huissier, député UMP de Lozère, 31 mars 2009. link

 

[10] « Bretagne. Les caméras de vidéosurveillance gagnent du terrain » in Le Télégramme, 18 septembre 2009. link

 

[11] Michel Deléan, « Mucchielli : "La couleur politique du maire n’est pas déterminante" » in Le Journal du Dimanche, 15 Août 2010 link

 

[12] S.A., « Vidéosurveillance : "Je ne désespère pas de convaincre le maire de Bourg" » in Le Progrès, 15 avril 2011. link

 

[13] Mélanie Roddier, « Le policier municipal, "pas vraiment un policier" » in Zinfos974, 20 mai 2011. link

 

[14] Laurent Opsomer, « Sécurité : le lobbying des policiers municipaux » in Dans le secret des faits – Philippe Madelin, 26 janvier 2009. link

 

[15] SNPM, « Dérives à la Police Municipale de Vitrolles (13) » in Le Post, 25 juin 2011. link

 

[16]Marie-Eve Wilson-Jamin, « La police fliquée ? » in France Soir, 5 septembre 2007. link

 

[17] Laurent Opsomer, « Polices municipales : la salade niçoise » in Double Neuf, 22 juin 2011. link

 

[18] L.D., « Des policiers municipaux "fliqués" par la vidéosurveillance ? » in TF1 News, 25 juin 2011. link

 

[19] Clément Tonnot, « Colmar. La police municipale dénonce des dérapages » in L’Alsace, 19 octobre 2010.

 

[20] Philippe Jérôme, « Les flics de Cannes ne veulent pas être fliqués »in L’Humanité, 1er décembre 2004. link

 

[21] Christian Aniort, « Carcassonne. La police municipale a les yeux partout » in La dépêche du Midi, 29 juillet 2009. link

 

[22] François Brune, « Rebelle à Big Brother » in Le Monde diplomatique, octobre 2000. link

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:29

Mais c'est en faibles quantités... Pas de panique, vous pouvez manger de tout, affirme l'agence sanitaire qui a mené une l'étude.

Les limites de l'étude, que reconnaît l'Anses, c'est qu'elle ne tient pas compte des expositions croisées à différents polluants, ni des expositions par voie autre qu'alimentaire.effet coktail garanti!!!

 

http://www.sudouest.fr/images/2011/06/30/440217_pain_460x306.jpg

 

"Si l'on mange de tout et sans excès, il n'y a rien à craindre, les risques pour la santé sont "bien maîtrisés", selon l'agence sanitaire Anses.

 

L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation s'est livrée pendant quatre ans à un gigantesque travail d'analyse des aliments pour mesurer le risque à long terme des expositions aux substances chimiques qu'ils contiennent ainsi que leur intérêt nutritionnel.

Pas moins de 20.000 produits, préparés tels qu'ils sont consommés, ont été passés au crible et le risque toxicologique de 361 substances a été évalué.

 

C'est "une des études les plus riches et complètes jamais réalisées au niveau mondial", dit l'Anses.

 

Pour 85% des substances, "le risque peut être écarté pour la population générale sur la base d'une évaluation sur les seuls apports alimentaires", le niveau d'exposition restant en deçà des valeurs toxicologiques de référence.

 

C'est le cas notamment des contaminants inorganiques (non nécessaires au fonctionnement de l'organisme, à la différence des métaux) comme le baryum, le cobalt, le nickel, des polluants organiques persistants comme le PFOA des poëles anti-adhésives, de certaines mycotoxines, de la plupart des 254 résidus de pesticides évalués...

 

Néanmoins, il faut "encourager tous les efforts qui permettront de réduire les teneurs des contaminants dans les aliments", estime l'agence.

 

En revanche, pour une douzaine de substances ou familles de substances, le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence "ne peut être exclu". Il peut s'agir d'aliments "pas nécessairement très contaminés mais très consommés", comme le pain, contenant cadmium, plomb, mycotoxines, les pâtes (aluminium), le café (cuivre, arsenic inorganique, acrylamide), le lait chez les enfants (plomb, arsenic inorganique)...

 

L'Anses relève une augmentation de 400% du cadmium ingéré, depuis une étude du même type mais à bien moindre échelle publiée en 2006.

On trouve aussi des mycotoxines et trop d'acrylamide dans les frites, trop de sulfite dans le vin, ce qui met à risque les gros consommateurs.

 

"L'étude fait ressortir certains risques à long terme pour les adolescents quand leur alimentation est focalisée de façon trop excessive sur des produits à base de céréales (dont les pâtes), de frites et de chips", a souligné à cet égard le directeur de l'Anses, Marc Mortureux, devant la presse.

 

Côté polluants organiques persistants, on trouve des dioxines et PCB dans 86% des produits analysés, mais l'exposition de la population a été fortement diminuée en cinq ans, même si certains consommateurs restent trop exposés.

 

Pour les dioxines et le PCB dans les poissons gras et le mercure organique dans le thon, il faut respecter les recommandations de consommation des poissons : deux fois par semaine, en variant les espèces et les provenances, et en limitant la consommation de certains d'entre eux.

Il conviendrait de "réduire les teneurs de ces contaminants dans les aliments principalement contributeurs", par des réglementations et des actions auprès des filières, estime l'Anses.

 

Au plan nutritionnel, on peut craindre des apports excessifs de sodium pour les amateurs de pain et de charcuterie, et des apports insuffisants en calcium, magnésium, fer ou sélénium pour une partie de la population.

Pour le fer, les apports sont inférieurs de 74% aux besoins chez certains enfants.

 

"Il n'y a pas en soi, de bons ou de mauvais aliments", a noté Marc Mortureux. Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques, prône en conséquence "une forme de diversité, d'équilibre dans le régime". "Un comportement alimentaire équilibré permet de se préserver d'une surexposition à une substance dans des aliments qui peuvent en contenir beaucoup", indique-t-il.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 07:25

voici une jolie animation explicite:

 

link

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 18:01

Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous. Voici les clauses de ce contrat, renouvelable par reconduction tacite que vous signez chaque matin simplement en vous réveillant et en ne faisant rien :

 

1. J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.

 

2. J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

 

3. J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

 

4. J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.

 

5. J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

 

6. J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.

 

7. J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale.

 

8. J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.

 

9. J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.

 

10. J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. J'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

 

11. J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.

 

12. J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

 

13. J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive.

 

14. J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures.

 

15. J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes agées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet.

 

16. J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

 

17. J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète.

 

18. J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.

 

19. J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

 

20. J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence.

 

21. J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

 

22. J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

 

23. J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

 

24. J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

 

25. J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques.

 

26. J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passetemps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

 

27. J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine.

 

28. J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.

 

29. J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

 

30. J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.

 

31. J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

 

32. J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

 

33. J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

 

Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en œuvre les ressources de l'amitié et de l'amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l'Internet... tout retard rapproche du néant.

 

Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.

 

Ce texte inspiré a été envoyé par une personne anonyme à la radio "Ici et Maintenant" le 11 Septembre 2003. Ministère de l'amour  love-police.com:  link

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