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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 09:59

Le gouvernement va expérimenter pour la première fois le vote via internet pour des législatives, qui sera offert cette année à un peu plus d'un million d'électeurs français résidant à l'étranger, a annoncé vendredi le secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, Edouard Courtial.

 

Si l'expérience est concluante, elle pourrait être étendue à d'autres élections, à l'étranger comme en France, a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.

 

http://blog.france3.fr/ftv-expats/files/2012/02/shema-vote1-.png

 

Le vote pour choisir 11 députés à vocation à représenter les Français expatriés sur les cinq continents est également une première. Les électeurs français à l'étranger n'étaient autorisés jusqu'à présent qu'à voter pour une présidentielle.

 

Comme pour ce dernier scrutin, ils pourront voter par procuration, en se rendant dans des bureaux de vote, et - spécificité innovante des législatives 2012 - via internet et par correspondance.

 

"Le vote par internet permet de s'affranchir de l'obstacle de la distance et de participer de manière simple et sécurisée de chez soi", a souligné Edouard Courtial.

 

 

Pour la sécurité, les organisateurs ont prévu par électeur un "identifiant" et "un mot de passe" sur le site www.votezaletranger.gouv.fr, et de chiffrer le vote à partir de l'ordinateur utilisé et jusqu'au dépouillement. Les quatre principes régissant les scrutins, "secret, anonymat, confidentialité et sincérité, seront garantis", a assuré le secrétaire d'Etat.

 

http://doum.blog.tdg.ch/media/00/01/1162626148.jpg

 

Les législatives sont prévues en France les 10 et 17 juin. Le vote par internet pour les Français de l'étranger s'étendra de son côté du 23 au 29 mai pour le 1er tour et du 6 au 12 juin pour le deuxième. Ce calendrier permettra aux Français de voter en personne si jamais le vote internet connaît des problèmes.

 

Avec internet, "on n'est jamais en sécurité totale, on est en gestion de risques", précise un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.

 

pour agir clic ici!!!

 

Au Canada, pays qui s'est opposé à être intégré dans des circonscriptions législatives françaises, les Français qui voudront se rendre aux urnes ne pourront le faire que dans des "bâtiments consulaires". Pour éviter les encombrements, les Français du Canada vont faire l'objet d'une incitation particulièrement marquée à voter par internet, selon le Quai d'Orsay.

 

Le coût global des élections présidentielle et législatives 2012 pour les Français de l'étranger - vote par internet inclus - est estimé à une vingtaine de millions d'euros.

 

DE LA RAISON DES CRAINTES DES MACHINES A VOTER

 

Des experts s’expriment pour mettre en garde contre le déclin démocratique que représenterait le déploiement prématuré de machines à voter électroniques en France. Absence de transparence technique et manque de fiabilité sont dénoncés.

 

Toutes les communes françaises de plus de 3.500 habitants peuvent, conformément à l’article L 57-1 du code électoral, utiliser des machines à voter électroniques lors des scrutins.

 

Quelque 1.200 de ces machines équipent déjà plus de 800 bureaux de vote dans une cinquantaine de villes qui, comme Brest, le Havre ou Bourges, les ont totalement ou partiellement déployées. Ces chiffres auront probablement doublé d’ici 2007; c’est donc un à deux millions d’électeurs français qui les utiliseront lors de l'élection présidentielle.

 

http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/ne/2007/04/39368897/2-machine-a-voter-ivotronic.jpg

 

Trois modèles ont été agréés par le ministère de l’Intérieur: l'iVotronic de la société ES&S Datamatique; la version 2.07 d’une machine fabriquée par la société NEDAP-France Election; et le modèle Point & Vote de la société Indra Sistemas.

 

Pourtant leur fiabilité est sérieusement mise en cause dans de nombreuses études. Gênant, d'autant que selon Chantal Enguehard, maître de conférences en informatique au LINA et auteur d'un rapport (1), «à aucun moment l’électeur ne peut vérifier que son vote a été effectivement bien noté [...] ni participer au dépouillement puisque l’ordinateur le réalise en toute opacité sans qu’il soit possible de vérifier ses résultats.»

 

Des incidents référencés dans dix pays

 

Une raison qui semble suffisante pour renoncer, provisoirement, à les utiliser puique c’est faire le deuil de la transparence de notre mode de scrutin. Mais le ministère de l’Intérieur continue de promouvoir leur déploiement, sûr de leur infaillibilité. Il a ses raisons qu'énumère Chantal Enguehard: «On use de l'argument de "modernisation" de la vie politique, on vante la rentabilité (le coût des élections serait diminué), l'augmentation assurée du taux de participation, et la fiabilité des systèmes de vote électronique (la fraude serait quasi impossible), sans qu'aucun de ces critères ne soit prouvé.»

 

De nombreux incidents, mettant en cause au moins deux des trois machines homologuées en France, ont déjà eu lieu dans la dizaine de pays qui procèdent largement au vote électronique. Ainsi lors des élections municipales de Montréal au Québec, en novembre 2005, près de 45.000 votes ont été enregistrés par erreur à deux reprises et de nombreux problèmes de transmission des résultats par voie électronique sont survenus après la fermeture des bureaux de vote.

 

Début octobre, la fondation néerlandaise "Nous ne faisons pas confiance aux machines à voter" a publié un rapport (2) qui détaille comment des personnes peuvent prendre, avant les élections, le contrôle à distance d'une machine à voter de Nepad. et modifier le résultat du scrutin. Une machine agréée en France et qui équipe 90 des bureaux de vote aux Pays-Bas. «Compromettre le système nécessite seulement de remplacer un simple composant de la taille d'un timbre poste et s'avère impossible à détecter», écrivent les auteurs.

 

Aux États-Unis, trois chercheurs de l’université de Princeton ont publié mi-septembre un autre rapport (3) dans lequel ils expliquent comment ils sont parvenus à truquer les résultats d’une machine à voter Diebold, le numéro un du marché américain. «Le système requiert une confiance aveugle, car il produit un résultat officiel d'élection qui ne peut pas être vérifié indépendamment», expliquent-ils.

 

Un déploiement réalisé au rythme de la logique marchande

 

Plusieurs entreprises se sont emparées de ce nouveau marché potentiellement très juteux et exercent un très fort lobbying auprès des gouvernements. «Le discours de type managérial a progressivement remplacé les réflexions de type politique ou administratif», constate Chantal Enguehard. Cette logique commerciale induit que, sous prétexte de protection de leurs secrets industriels, les acteurs de ce marché ne divulguent pas le fonctionnement de leurs machines à voter, ce qui interdit leur inspection par des experts indépendants.

 

De nombreuses voix exigent qu’elles recourent à l’avenir à des logiciels libres dont le code source pourra être examiné.

 

En France, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) préconise «la transparence par le recours systématique à l’expertise indépendante [et] l’accès au code source des logiciels».

Mais les élus locaux font la sourde oreille et continuent de vanter les mérites de ce nouveau système de vote. Ils pourraient pourtant méditer le cas irlandais.

 

Dès 2000, le gouvernement irlandais a cherché à informatiser ses élections, puis a généralisé l’utilisation des machines à voter dans tout le pays pour les élections européennes de 2004. Il a finalement abandonné son programme en raison des déboires rencontrés, et n'a pas hésité à passer par pertes et profits l’investissement de 50 millions d’euros consenti pour déployer 7.500 machines.

 

Ce n’est pas tant le principe de la machine à voter qui est remis en cause, que la manière dont il est envisagé d’y recourir, dans une absence totale de transparence démocratique.

 

(1) "Le vote électronique en France: opaque & invérifiable" , Chantal Enguehard du laboratoire informatique de Nantes Atlantique, juillet 2006

 

(2) "Voting computer: a security analysis", Rop Gonggrijp, Willem-Jan Hengeveld, etc., octobre 2006

 

(3) "Security Analysis of the Diebold AccuVote-TS Voting Machine", Ariel J. Feldman, J. Alex Halderman et Edward W. Felten, septembre 2006

 

Voir aussi le magazine 8-Fi - Vote électronique: élections au suffrage virtuel? (15/10/06)

Jetez votre ordinateur pour sauver la démocratie, assure un pirate informatique

Sur le même sujet lire aussi ici!!!

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 19:46

L’enfermement des enfants de migrants s’est banalisée depuis 2004, au nom du regroupement familial. La Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France pour dommage moral.

 

http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L650xH260/arton17111-e9955.jpg

 

France, pays des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant ? Pas si sûr, selon la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui a condamné la France le 19 janvier pour avoir enfermé deux enfants de cinq mois et trois ans dans un centre de rétention. Leurs parents, les époux Popov, victimes de persécutions dans leur pays d’origine, le Kazakhstan, sont arrivés en France fin 2002. Après de nombreuses demandes d’asile déboutées, la famille est placée en 2007 dans un centre de rétention administrative (CRA). Finalement libérés, ils auront passé quinze jours dans ce centre avec leurs deux enfants en bas âge.

 

« Banalisation »

 

Le cas des enfants Popov n’est pas isolé. Quasiment inexistant autrefois, l’enfermement administratif des enfants devient de plus en plus fréquent. Voire systématique. « La France est l’un des derniers pays européens à enfermer systématiquement les mineurs. Elle ne cherche pas d’alternative », explique Brigitte Espuche, déléguée générale de l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) qui tient « la politique du chiffre » du gouvernement français en matière d’expulsions de migrants pour responsable de cette dérive. En 2004, 165 enfants ont été enfermés dans des centres de rétention. En six ans, ce chiffre a doublé pour attendre 356 en 2010 [1].

 

Dans les centres, la plupart des mineurs subissent des examens de mensurations qui doivent estimer leur « âge physiologique » sur la base de données scientifiques jugées dépassées et approximatives par les associations. Après ces tests, un grand nombre d’entre eux sont finalement traités comme des majeurs et privés de ce fait de l’assistance d’un administrateur ad hoc censé les représenter devant le juge des libertés et de la détention.

 

Carole Bohanne, du Réseau éducation sans frontières (RESF), fustige le « cynisme du gouvernement » qui justifie cet enfermement par la nécessité de maintenir la cohésion familiale. Sur les 25 centres de rétention existant en France, 10 ont ainsi été dotés d’infrastructures pour recevoir des familles. Autant de marques de « banalisation de l’enfermement comme mode de gestion des étrangers », dénonce Arnaud Veisse, de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE). « Le maintien de l’unité familiale est important mais il est plus important de garder les enfants hors détention », explique Eric Bocciarelli, vice-président chargé des fonctions de juge des enfants au tribunal de grande instance de Nancy. D’autant que des alternatives à l’enfermement existent, comme l’assignation à résidence.

 

« On a de l’espoir »

 

S’il n’est pas spécifiquement interdit par la loi française, l’enfermement des mineurs constitue une violation des principes de la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale des droits de l’enfant. L’arrêt de la Convention des droits de l’homme du 19 janvier condamne la France à verser 10 000 euros aux Popov pour dommage moral. Il lui reste plus de deux mois pour en demander le réexamen.

 

En attendant, l’Hexagone continue à enfermer des mineurs, tels ces enfants de 4 et 6 ans arrêtés avec leurs parents le 31 janvier et placés dans le centre du Mesnil-Amelot. Eric Bocciarelli et Claire Brisset se veulent rassurants.

« On a de l’espoir, il y a eu des avancées dans d’autres pays » explique le magistrat, tandis que l’ex-défenseure des enfants se réjouit du nouvel outil qui leur sera bientôt mis à disposition. Le nouveau protocole adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre dernier permettra au Comité des droits de l’enfant d’examiner les plaintes concernant des violations supposées des droits de l’enfant. Encore faut-il que la France le ratifie...

 

[1] Chiffres tirés du Rapport 2012 sur les centres et locaux de rétention administrative, Assfam, Forum Réfugiés, France terre d’asile, La Cimade, Ordre de Malte, France

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 16:28

En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.

Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc.

Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.

 

Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc". En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 09:26

Les drogues psychiatriques. C'est une histoire de gros sous: des psychotropes qui alimentent une industrie psychiatrique de 330 milliards de dollars, sans le moindre traitement efficace.

Le coût en vies humaines est encore plus dévastateur: ces drogues psychiatriques tuent à l'heure actuelle près de 42000 personnes par an. Et le bilan ne cesse d'empirer.

 

Ce documentaire prenant, qui contient plus de 175 interviews avec des avocats, des experts de la santé mentale, des familles de victimes et d'anciens patients rescapés, révèle l'horreur des drogues psychiatriques et dénonce une entreprise commerciale très lucrative, sans pitié et bien huilée.

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:19

Abdul-Nasser Farawna, ex-détenu et spécialiste des Affaires des Détenus Palestiniens et chef du département Recensement au Ministère des Détenus et des Libérés, a préparé un rapport complet sur les détenus palestiniens emprisonnés en Israël.

 


Le rapport révèle qu'Israël a kidnappé 700.000 palestiniens depuis qu'il occupe les territoires palestiniens, en 1967.

 

Il établit également qu'Israël viole les droits des détenus garantis par la législation internationale.

 

Farwana déclare dans son rapport que les prisons israéliennes sont "des tombes pour les détenus palestiniens vivants", car Israël viole leurs droits, les torture, les isole et néglige les détenus malades, en plus de toutes les pratiques illégales qui enfreignent la législation internationale.

 

Il a dit que depuis qu'Israël occupe le reste de la Palestine en 167, il n'a cessé de commettre des crimes contre le peuple palestinien, qui souffrait déjà des violations israéliennes depuis 1948 et d'avoir été déplacé de sa terre.

C'est pourquoi la résistance a émergé, comme réponse naturelle et légitime aux crimes israéliens.

 

Il a aussi établi que Israël a démoli des milliers de maisons, annexé des terres et pratiqué différentes sortes de violations, et a mis en œuvre ce qu'il (Israël) décrit comme "Loi d'Urgence", qui autorise l'armée à kidnapper tout habitant qui est suspecté d'être membre de la résistance, ou de résister à l'occupation sous quelque forme que ce soit, même par des moyens pacifiques.

 

La Loi d'Urgence autorise l'armée à kidnapper à et détenir tout habitant sans charge ni procès, et cette procédure viole le 9ème Article de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

 

Depuis 1967, Israël a arrêté près de 700.000 Palestiniens et les a incarcérés dans de vieilles prisons qui étaient utilisées par la Jordanie et sous le mandat britannique.

Ces prisons ont été agrandies en 1970 et ensuite, l'occupation israélienne a construit plus de prisons et de centres de détention dans diverses parties du pays.

 

La plupart des prisons se trouvent à l'intérieur des zones prises par Israël en 1948. Ces prisons sont situées dans des secteurs que ne sont pas sans risque et sujets à des conditions de guerre, ce qui viole l'article 83 de la 4ème Convention de Genève, qui stipule que les détenus ne peuvent pas être emprisonnés dans des secteurs sujets aux risques de guerre.

 

Israël a également déporté des douzaines de détenus en violation directe de l'article 49 de la Convention de Genève, qui interdit la déportation des détenus des territoires occupés vers tout autre état ou terre du pays occupant.

 

Prisons principales et établissements pénitentiaires

 

Be’er Shiva

Il comprend deux divisions, Eshil (570 détenus) et Ohali Qidar (480 détenus). Situé à l'est de la ville de Be'er Shiva, sur la route d'Eilat, dans le désert, et est considéré comme la première prison construite par Israël. Officiellement ouverte le 3 janvier 1970.

Ishaq Maragha est le premier prisonnier mort dans cet établissement le 16 novembre 1983.

 

Prison Nafha

Au sud du Désert du Néguev, 820 prisonniers y sont actuellement détenus. Ouvert en 1980. Rasem Halawa et Ali Al Ja'fary font partie des prisonniers qui y sont morts, à la suite d'une grève de la faim en 1980. Waleed Amro y est mort en 2003 et Shadi al Sa'ad en 2007. Ils sont tous morts des suites des négligences médicales.

 

Prison Ramon

540 détenus dans cette nouvelle prison construite dans le Néguev en 2006.

 

Prison Asqalan

25 kms au nord de la Bande de Gaza, elle comprend 585 détenus. Elle a été ouverte à la fin des années 60. Abdul-Qader Abu Al Fahim, Omar Al Qasim et Anis Doula comptent parmi les détenus qui y sont morts.

 

Prison Shatta

370 détenus, ouverte en 1953 dans la Vallée du Jourdain, au sud du Lac de Tibériade.

 

Prison Galboa’

 780 détenus, près de la prison Shatta ; elle a été construite, sous supervision d'experts italiens, en 2004 et est considérée comme l'une des mieux gardées. Bashar Bani Idah y est mort le 23 juin 2006, de négligence médicale.

 

Prison Al Damoun

Deux divisions : les mineurs et les adultes. Construite par le Mandat Britannique pour entreposer les cigarettes. En 1948, Israël l'a transformée en prison, puis elle a fermé, puis rouvert en avril 2002.

 

Prison Trusta

Construite en 1948 pour les israéliennes incarcérées pour conduite criminelle et pour les prisonnières politiques palestiniennes.

 

Prison Al Ramla

Sur la route entre Lod et Ramla. Construite par le Mandat Britannique en 1934. A été construite par le Mandat Britannique en 1934. En 1948, l'armée israélienne s'en est servie de base militaire puis, en 1953, pour la détention des combattants palestiniens. Ibrahim Mahmoud Al Ra'ey est l'un des prisonniers qui est mort sous la torture, en avril 1988.

 

Prison Ayalon

Prison indépendante, mais considérée comme partie de la prison Al Ramla. 12 détenus administratifs y sont incarcérés. Prison Nitzan Ouverte en 1978, considérée comme partie de la prison Al Ramla. 250 prisonniers y sont détenus.

 

Prison Telmond

Sur la vieille route qui va à Khadera, entre Tulkarem et Natania. Deux divisions : une pour les femmes, une pour les enfants.

 

Prison Hadarim

Deux divisions, 3 et 8, près de Natania, relativement neuves et construites selon les standards des prisons américaines. 256détenus. Mise en service en 1999.

 

Prison Hasharon

Trois divisions : femmes, enfants et hommes. 530 prisonniers. Mahmoud Karaja y est mort de négligence médicale en 2006. Prison Benjamin Près d'Hébron. 50 détenus.

 

Prison Atleet “Carmel"

 Ouverte en 1985. 20 détenus.

 

Prison Kfar Yuna

Au sud de Haifa, ouverte en 1968. Servait avant de base militaire israélienne.

 

Prison secrète 1391  

A été révélée il y a 3 ans. Située quelque part au centre d'Israël, elle est connue parmi les Palestiniens sous le nom de "Guantanamo" à cause de sa ressemblance avec la prison américaine Guantanamo à Cuba.

 

Prison Ansar 3

Dans le Désert du Néguev, dans une zone militaire fermée. A d'abord servi de camp militaire pour l'armée israélienne. 2.300 prisonniers, dont 700 sont des détenus administratifs, emprisonnés sans accusation. Elle a ouvert en 1988, a fermé en 1996 pour rouvrir en 2002. Elle était sous contrôle de l'Administration Pénitentiaire israélienne mais est passée sous contrôle de l'armée israélienne en 2006. As'ad Al Shawwa et Bassam Al Samoudi font partie des détenus qui y sont morts.

 

Prison Majiddo

Considéree comme faisant partie des limites de Jaffa, située au nord-ouest de Jénine et au sud-ouest d'Al Affoula. 1.400 prisonniers. D'abord sous le contrôle de l'armée puis est passée sous le contrôle de l'Administration Pénitentiaire israélienne en 2005. Y sont morts : Mohammad Al Dahameen en 2001, Ahmad Jawabra en 2002, Basheer Oweiss en 2003, Fawwaz Al Bolbol en 2004, et Rasim Abu Ghazza en 2005.

 

Prison Ofer

Au sud de Ramallah, elle a été construite en 1988, a été fermée à la fin des années 1990 puis rouverte en 2002. 900 détenus. Sabri Mansour y est mort sous les balles des soldats qui gardaient la prison.

 

Centres d'interrogatoires

 

Ils sont tous sous supervision des services internes de sécurité israéliens.

 

Al Jalama

 Entre Haifa et Nazareth. 20 détenus. A rouvert pendant l'Intifada Al Aqsa.

 

Beit El

Au sud-est de Ramallah. 30 détenus. Est considéré comme un centre pour les services secrets israéliens, la police et l'armée.

 

Petah Tikva

 20 détenus, c'est un centre d'interrogatoires.

 

Al Maskobiyya

A Jérusalem. 45 détenus. Qasim Abu Aker, de Jérusalem, y est mort sous la torture en 1969.

 

Prison Huwwara

Près de Naplouse, au nord de la Cisjordanie . Fait partie d'un camp militaire et est considéré comme premier centre d'interrogatoires avant que les détenus ne soient transférés vers d'autres prisons.

 

Al Majnouna

18 prisonniers. Situé au sud d'Hébron, dans un camp militaire.

 

Prison Salem

A l'ouest de Jénine. 25 détenus.

 

Qadumim

Situé dans la colonie israélienne Qadumim, près d'une base militaire. 24 détenus y sont emprisonnés près d'un terrain de tir utilisé pour l'entraînement de l'armée.

 

Eretz

Dans la zone frontière avec la Bande de Gaza.

 

Kfar Azion

Centre d'interrogatoires près d'Hébron.

 

Plusieurs autres prisons ont été fermées suite au retrait israélien de quelques territoires palestiniens.

Certaines étaient à Gaza, dont un centre d'interrogatoires connu sous le nom de "La maison du crime", célèbre pour la brutalité qui s'y exerçait contre les détenus.

Il a été construit par le Mandat Britannique dans les années 30, a hébergé les bureaux du gouvernement du régime égyptien et, après qu'Israël ait occupé la Bande de Gaza en 1967, il a été transformé en prison et en camp central d'interrogatoire.

 

Ansar 2

Situé sur la côte de Gaza, a servi de camp militaire et en 1984, l'armée en a transformé certaines parties en camp de détention pour les jeunes et les étudiants qui protestaient contre l'occupation.

En 1987, après le début de la 1ère Intifada, il a été agrandi et des milliers de Palestiniens y ont été incarcérés. Les autres prisons sont :

 

la prison d'Hébron, la prison de Ramallah, la prison Jneid à Naplouse, la prison de Jénine et la prison Al Far'a près de Jénine.

 

Les prisons israéliennes du sud Liban

 

Pendant l'occupation israélienne du sud Liban, Israël a ouvert plusieurs prisons qui ont servi à la détention des habitants palestiniens et libanais.

L'une d'entre elle est Ansar, qui a été ouverte en 1982 au sud Liban, et fermée en 1985.

 

La prison Al Khiam, au sud Liban, a été ouverte en 1933 par l'armée française pendant le Mandat français au Liban.

Après l'Indépendance libanaise, l'armée libanaise en a repris le contrôle mais en 1978, lors de la première invasion israélienne du sud Liban, la prison est passée sous le contrôle des milices Sa'ad Haddad, qui coopéraient avec Israël.

En 1985, Al Khiam est devenue une énorme prison israélienne, avec 67 cellules et plus de 20 cellules d'isolement. Elle a été fermée après le retrait israélien du sud Liban, en 2000.

 

Farawna dit que les prisons israéliennes sont de vieux bâtiments de ciment qui sont inhabitables pour des raisons naturelles, manque de maintenance, salles sombres, petites fenêtres, manque de ventilation, humidité, cafards et autres, mais servent toujours à détenir les prisonniers palestiniens.

 

D'autres camps de détention sont des centres sous tentes, chaque groupe de tentes est entouré de grilles et de gardes lourdement armés.

 

Farwana déclare également que les gardiens de prisons israéliens pratiquent sans cesse des abus sur les détenus, par des attaques, des insultes et des tortures.

 

Dans tous les centres de détentions, les détenus palestiniens reçoivent une nourriture mauvaise.

L'eau chaude, les produits de nettoyage et autres affaires de base sont rares, ce qui aggrave les maladies de peau.

 

Une des violations commises contre les détenus est de le forcer à se dévêtir sous prétexte de fouille, et des cas d'agressions sexuelles ont été rapportées.

 



Nicolas Bedos Israël / Suicide Médiatique en... par 54fiorentino54
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:31
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:37

L'anthropologue Didier Fassin a passé quinze mois en immersion dans une brigade anticriminalité (Bac), spécialiste du "saute-dessus" dans les banlieues sensibles: il en a fait un livre à charge contre la police mais lui parle d'un "travail d'obervation avec le souci de "faire bouger les choses".

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/jdn/2011-10/2011-10-25/article_photo_1319547827109-1-HD.jpg

 

"Discours racistes", "pratiques discriminatoires", "scènes d'humiliation", "contrôles d'identité abusifs" et au faciès, "culture du chiffre": dans "La Force de l'ordre" (Ed. Seuil, parution cette semaine), se voulant une "anthropologie de la police des quartiers", il n'y va pas par quatre chemins pour décrire le quotidien d'une "Bac" qui oeuvre apparemment en grande banlieue parisienne mais que l'auteur ne situe jamais.

 

On y croise des policiers roulant à près de 200 km/h quasiment pour le plaisir, des "blacks" contrôlés pour rien ou des peccadilles - le fils de l'auteur en ayant fait l'expérience, ce qu'il raconte - mais rarement comme auteurs d'infractions.

 

Y sont décrits des comportements de "cow-boys", tutoiement de rigueur et insultes racistes, avec les jeunes des cités HLM. Fassin, professeur de sciences sociales à Princeton (Etats-Unis) et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), se défend d'avoir livré une "charge" contre la police.

 

"C'est un travail d'observation", plaide-t-il. "Après avoir enquêté auprès des jeunes, j'ai voulu comprendre ce qui se passe du côté des institutions" et "ai eu la chance d'obtenir une autorisation pour suivre 15 mois une Bac" entre 2005, au moment des émeutes auxquelles il n'a pas assisté, et 2007.

 

"La loi vient après l'ordre"

 

Son récit confirme la césure police/population, singulièrement avec la jeunesse. Il montre, exemples à l'appui, "l'inefficacité" des Bac, selon lui, et de leur travail souvent effectué dans "l'illégalité" notamment pour ce qui est des contrôles.

 

Les dialogues, sous anonymat, sont saisissants: "C'est vrai que ces contrôles sont abusifs", raconte à l'auteur un commissaire "et je comprends qu'aux jeunes, ça leur pèse". "Mais c'est une espèce de jeu. Moi, je suis le flic, je vais te contrôler. Toi tu es le présumé coupable, tu te fais contrôler."

 

"Il faut bien admettre que ça ne sert à rien", admet encore le policier, selon des propos rapportés par Fassin, "sauf à perpétuer le climat malsain entre les policiers et les jeunes".

Ces pratiques, selon lui, sont à mettre au crédit des lois et discours sécuritaires depuis les années 1990, ceux de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy notamment.

 

Mais aussi, "depuis un demi-siècle, des concentrations de populations et d'immigrés".

 

"La loi vient après l'ordre", résume le chercheur.

"On a demandé aux policiers d'être interventionnistes" et les Bac ont été créées "rien que pour cela". Pour du "saute-dessus" comme disent les "baqueux" - ainsi qu'ils se nomment entre eux - dans le livre.

 

Quand on lui dit que le livre risque de choquer les policiers et ceux dont il a partagé le quotidien, Didier Fassin rétorque "espérer ouvrir le débat" pour que "tous s'y reconnaissent", policiers et citoyens. Pour "faire bouger les choses, au nom de la démocratie".

 

La partie n'est pas gagnée à en croire ce qu'il dit des jeunes policiers des Bac: "La plupart ont (une) image de la banlieue comme dangereuse, des habitants comme leurs ennemis et de la situation dans laquelle ils se trouvent comme un état de guerre". "Et ce avant même d'être affectés dans ces circonscriptions où ils n'ont pas voulu aller et qu'ils cherchent à quitter au plus vite", écrit l'auteur.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 18:59

Thierry V., le brigadier-chef qui, dégoûté des dysfonctionnements de la police, a osé dénoncer, à la Justice, le fait qu'on l'obligeait à être dans l'illégalité, passera en conseil de discipline sous 30 jours pour "manquement grave au devoir de loyauté à ses chefs"...

 

Son commandant, lui, vient d'être muté à la sous-direction de l'information générale (SDIG, qui a succédé aux RG, mais que le ministère de l'Intérieur ne promeut guère, au point qu'il faut aller sur ldh-toulon.net, le site de la Ligue des Droits de L'homme -LDH- de Toulon -qui mène un travail de veille exemplaire- pour trouver de plus amples informations sur ses missions).

 

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/files/2011/09/UneMemoirePoliciereSale.jpg De nombreux policiers ont dénoncé la politique du chiffre qui leur a été imposée par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée au ministère de l'Intérieur, en 2002.

 

Moins nombreux sont les policiers qui vont jusqu'à déclarer que cette politique les oblige à "raconter des conneries au magistrat".

 

Encore moins nombreux sont leurs supérieurs qui reconnaissent que "ce n'est pas toujours légal (et que) ça pousse les effectifs de police à faire n'importe quoi"...

 

Jusqu'à présent, le témoignage le plus parlant était probablement celui de cet ex-officier de police qui, après 20 ans de maison, osa dénoncer la manipulation de l'opinion et des statistiques concernant la délinquance, et l'instrumentalisation de la police, utilisée, par ceux qui la dirigent, non pas comme un service public, mais comme "instrument de pouvoir", dans cette vidéo, "Sans casque ni bouclier", qui résume très bien le (res)sentiment de nombreux policiers (et pas seulement) :

 

 


Sans Casque Ni Bouclier par superchomeur

 

La scène qui suit a, de son côté, été enregistrée clandestinement par un brigadier-chef, Thierry V., « pour servir de preuve dans le cadre d'une procédure pour harcèlement moral que j'engage prochainement à l'encontre du commandant M. et du ministère de l'intérieur ». Elle a ensuite été confiée à la doyenne des juges du tribunal de grande instance de Paris, Sylvie Zimmermann (qui traite également la plainte du Monde pour violation du secret des sources), par Philippe Pichon, ce commandant de police qui avait osé dénoncé les dysfonctionnements dans les fichiers policiers (voir La France a peur d’un… gardien de la paix ainsi que son livre, Une mémoire policière sale : le fichier STIC), et qui accuse aujourd'hui le ministère de l'Intérieur d'avoir procédé à une surveillance téléphonique "illégale" à son encontre.

 

Elle vient d'être retranscrite par Fabrice Arfi sur Mediapart : Pratiques illégales, contrôles au faciès, dépression: les aveux volés d’un chef de la police.

 

Mediapart ne reproduit pas l'intégralité des 82 minutes de la convocation du brigadier-chef, "en délicatesse avec sa hiérarchie pour des écarts de langage liés, de son propre aveu, à la pression professionnelle", par son commandant.

 

Les extraits n'en sont pas moins révélateurs des dégâts, et dysfonctionnements, engendrés par cette politique du chiffre :

 

« - La politique du chiffre de merde, c'est de la merde. J'en ai marre de ces affaires de merde où il n'y a pas de motif de contrôle et où moi, après, je suis obligé de raconter des conneries au magistrat quand je l'ai au téléphone. Ça me gave. Voilà. Point. - Alors, il y a deux solutions : ou on l'accepte et puis on rentre dans le moule, ou on ne l'accepte pas puis on en tire les conséquences. »

 

Pour comprendre ce qui suit, il faut savoir ce que sont les infractions relevées par l'action des services (IRAS), "un outil statistique utilisé depuis une dizaine d'années pour faire gonfler les bons résultats de la lutte contre la délinquance, souvent qualifiées de «délit sans victime», car sans plaignant", selon Christian Mouhanna, chercheur au CNRS spécialisé dans les questions policières :

 

Les catégories "stupéfiants" et "étrangers" regroupent plus de trois quarts des délits classés IRAS.

Or, avec les IRAS, les taux d'élucidation sont généralement de 100 % puisque, comme le rappelait un article du Figaro d'août 2009, « le délinquant est ici appréhendé en même temps que l'agent constate l'infraction ». Utile, en effet, pour muscler les statistiques.

 

"Je ne suis pas fier de faire n'importe quoi"

 

Le brigadier-chef rétorquant que "cette logique des IRAS pousse les gens à bout", son commandant reconnaît effectivement que "ça pousse les effectifs de police à faire n'importe quoi" :

 

« J'en suis le premier conscient. Je ne suis pas fier quand je vois qu'on ramène ici (au commissariat - NDLR) des gens avec un cutter et quand on gratte un peu, bah, en fait, c'est un ouvrier qui rentre de son chantier et qu'il a gardé le cutter dans le bleu du pantalon. Je ne suis pas fier de ça.

 

Je ne suis pas fier non plus quand on va ramasser des IRAS, des ILE ("infractions à la législation sur les étrangers", des sans-papiers, en somme - NDLR) à la pelle à la gare, pourquoi ?

 

Alors, certes, ils sont en séjour irrégulier ces gens-là. Mais c'est pas eux qui emmerdent le monde ! C'est pas eux qui causent des troubles à l'ordre public ! C'est des gens qui vont sur un chantier ou qui reviennent d'un chantier ! Ils bossent ! Ils bossent pour faire vivre leur famille ! Et nous, on va les faire chier ! On les emmène ici, on les fout en garde à vue et, avec un peu de malchance, pour eux, on les emmène au CRA (centre de rétention administrative - NDLR) et ils sont expulsés. Je ne suis pas fier.

 

Et pendant qu'on fait ça, effectivement, pendant qu'on arrête les ILE et les ports d'armes à dix balles, on ne fait pas autre chose.

Et on n'occupe pas la voie publique pour lutter plus efficacement contre les cambriolages. Et Dieu sait si ça a augmenté en 2011, ici, les vols de véhicules, les dégradations et tout ça.

 

Mais qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Si je ne suis pas d'accord, comme dit l'autre, je m'en vais ! Je vais faire autre chose ! »

 

"Taisez-vous, et allez gueuler un bon coup en forêt!"

 

Mediapart rapporte ensuite que le brigadier-chef "indique devoir parfois commettre des illégalités pour satisfaire les exigences statistiques de la maison police », entraînant un "aveu cinglant et on ne peut plus embarrassant pour l'institution policière" de la part de son commandant :

 

« - Mais je suis désolé ! Avec ce système pervers des IRAS, on ne peut pas faire autrement ! On ne peut pas ! Et en plus, moi, j'ai fait les stups pendant vingt ans avant de venir à Melun. Si, de temps en temps, vous ne mettez pas un pied à côté, vous ne faites aucune affaire, ou quasiment aucune.

 

- Moi, si je peux sortir un papier, voilà, ordre du commandant M., ou du capitaine M., ou de madame B. ou de Brice Hortefeux (à l'époque ministre de l'intérieur - NDLR) ou de qui vous voulez, moi y a aucun problème : moi, on m'a dit, moi, je fais. - Vous savez bien que moi, je ne ferai jamais un ordre écrit comme ça, vous savez bien que la directrice départementale ne fera jamais un ordre écrit comme ça et que le ministre jamais !

 

Le ministre, quand il y a quelque chose qui ne va pas : "Ah, attention, je suis le garant du bon fonctionnement des institutions, donc ce fonctionnaire a péché, il doit payer". Et voilà, comment ça se passe. »

 

Et le commandant de féliciter son interlocuteur de vouloir être dans « le strict respect de la légalité »... avant de reconnaître que les contrôles au faciès ne sont, de fait, pas toujours légaux.

 

Mediapart ne précise pas ce que le commandant a répondu lorsque le brigadier-chef a déploré qu'aucune "enquête disciplinaire ou procédure quelconque" n'ait jamais été ouverte concernant les nombreux vols dont sont accusés les policiers par ceux qui ont été placés en garde à vue, se contentant de conclure sur le conseil du commandant à son brigadier-chef :

 

« - Je peux comprendre qu'à un moment donné, vous en ayez marre, c'est clair. Hein, moi, je vous garantis, je fais des efforts pour ne pas désespérer ici. Et je me tais (...) Hop, je me tais et je prends ma voiture, je vais en forêt, je gueule un coup en forêt et je reviens (...) Il est clair que la sécurité publique ne changera pas, la politique qu'on nous fait appliquer, elle ne changera pas. »

 

Etrangement, ce témoignage, qui a recueilli près de 200 commentaires sur Mediapart, n'a été repris par aucun média en ligne.

 

Je ne sais combien de policiers ont fait l'objet de telles procédures disciplinaires parce qu'ils se faisaient une autre idée de leur métier, et de leur mission, ni combien ont été sanctionnés parce qu'ils refusaient cette politique du chiffre.

Mais je connais un certain nombre de policiers, et nombreux sont ceux qui déplorent, en privé, les dégâts engendrés par cette politique du chiffre initiée par Nicolas Sarkozy, et reprise à l'envi par ses successeurs et (donc) affidés.

 

Ceux qui, à l'instar de Thierry V., de Philippe Pichon ou de cet ancien policier "sans casque ni bouclier", voudraient eux aussi témoigner de la réalité de leur métier, et des dysfonctionnements de l'institution, peuvent me contacter en toute confidentialité, via le formulaire sécurisé de privacybox.de (n'oubliez pas d'y préciser une adresse e-mail, même anonyme, que je puisse vous recontacter et, pour plus d'explications, cf Gorge profonde, le mode d'emploi).

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:30

meci à L'éveil 2011!!!

 

BFM TV nous annonce gaiement que la Société Géniale a perdu presque 90% de sa valeur depuis 2006. L’action est passée de 140 à 17 € !

Remarquez l’ironie du présentateur avec « une pensée émue » pour les clients qui se sont fait ruiner par la banque rouge et noire.

Et quand une banque de premier plan commence à virer ses traders, c’est qu’il n’y a plus d’argent à investir ! Avis aux clients de la Société Générale, ceci n’est pas un exercice !

Comment allez-vous expliquer à vos proches que votre banquier est parti avec le trésor familial alors que tout le monde vous avait prévenu ?

En commençant par faire le ménage chez vous et raccommoder vos chaussettes, il a fini par nettoyer vos comptes bancaires!!!

 

 

 

 

Le Figaro parle de « marchés financiers au bord du précipice » avec un trader de chez CMC Markets qui précise que « cette fois-ci il ne s’agit pas de la faillite d’une ou de plusieurs banques mais de la faillite d’un ou plusieurs États, donc des problèmes d’une toute autre ampleur ».

 

En lisant entre les lignes, ce ne sont pas quelques banques qui se trouvent au bord de la faillite, mais tout un système au bord d’un cataclysme bancaire (A lire ici link)

 

La déclaration de guerre des USA contre l’Europe Même Obama, prépare les américains à la banqueroute universelle ( link ) en accusant les européens d’être les seuls responsables : à lire sur EduBourse ( link ).

 

Je vais finir par croire qu’il a décidé de pointer ses missiles inter-continentaux sur l’Europe pour sauver sa carte Visa-Premium-No-Limit…

 

Les banques ruinées en Bourse n’ont plus de cash

 

Le 19 Août, LePoint.fr titrait que la capitalisation des 32 banques européennes est à peine supérieure à celle d’une seule entreprise spécialisée dans l’informatique. Celle de Steve Jobs !

« À la clôture de jeudi, Apple valait 339 milliards de dollars contre 356 milliards pour l’Euro Stoxx des valeurs bancaires de la zone euro » (a lire ici link).

 

En bref, vous avez meilleur temps de placer vos économies dans un stock d’Ipads plutôt que de les laisser sur votre Livret A…

 

La Dépêche.fr ose annoncer : « Crise : on n’en sort pas » et que « si un état comme la Grèce fait faillite, nous vivrons de lourdes conséquences », « Les premières qui paieront la facture seront les banques ».

 

Le plus intéressant est la réponse à la question : « Face à la baisse, comment peut-on rassurer les épargnants ? ».

Réponse de l’expert inconnu à Gil Bousquet: « La Bourse est un véhicule d’investissement dangereux. Il faut la laisser aux professionnels qui, déjà eux, ont du mal. L’épargnant doit savoir que les hausses et les baisses seront de plus en plus imprévisibles. Ceux qui arrivent à manœuvrer dans de telles eaux sont rares. »

 

Je vous traduis la réponse de notre courageux expert : En résumé, 95% des épargnants vont se faire massacrer, même les banques se font piller par les traders. (A décrypter ici link)

 

Et l’info du jour à 13h00: L’obligation grecque à 1 an est à …. 98%… de la faillite-domino (copie d’écran ci-dessous)

 

http://1.bp.blogspot.com/-24N6TC3CNTo/TmtEg9ef7XI/AAAAAAAAATI/jXRVIhSy_2U/s400/CDSgrec.JPG

 

Vous avez encore du papier ? Gold-up!!!

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:22

"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin." Henry Ford Sr

 

18406250.jpg

 

Intervew de Patrick Jean

 

"C'est toute l'Europe qui est en train de passer du traitement social de la pauvreté au traitement carcéral.

En faisant ce film, je voulais montrer ceci : la dualisation de notre société entre les populations les plus riches et les plus pauvres est de plus en plus violente. Pour maintenir une société de marché où ceux qui n'ont rien à perdre se tiendront tranquilles face à la richesse des autres, aux biens de consommation à outrance, à la publicité omniprésente, il faut une sorte d'état policier basé sur la surveillance, le contrôle et la peur de la prison.

 

L'attitude du gouvernement français contre les sans-abris, prostituées et toxicomanes est exemplaire : il faut qu'ils soient invisibles aux yeux de la petite bourgeoisie. Je pense que sur le plan mondial c'est tout à fait comparable puisqu'on est passé d'un écart (entre les pays riches et pauvres) de 1 à 44 il y a trente ans à un écart de 1 à 80 aujourd'hui. Et il n'y a aucune raison de penser que cela va s' arrêter là."

 

"Il ne s'agit pas de dire que les riches sont méchants et les pauvres gentils et que ce qu'ils font est bien. Il ne s'agit d' ailleurs pas de bien ou de mal. Pour réfléchir, il faut d'abord mettre entre parenthèses le plan moral et observer la situation rationnellement. Si l'on met de côté les délinquants sexuels, pour le reste, les prisons sont remplies de ce que l'on appelait jadis le sous-prolétariat. Des sans-emplois, sans formation, souvent fils de chômeurs ou de travailleurs très précaires plus tous ceux dont le seul délit est d' être un étranger sans papier qui a fui la misère ou la guerre.

 

Il faut dire que dans la plupart des cas, les délits sont mineurs, ils n'ont tué ni blessé personne. On peut être en prison pour des vols simples. Tous ceux que j'ai rencontrés ont commis des délits qui découlent directement de leur situation sociale."

 

"Un scientifique vous dit qu'il n'a pas les moyens de mesurer l'évolution de la délinquance à court terme, qu'il n'existe pas de méthode scientifique pour ce faire et en même temps vous entendez les politiques parler de la délinquance qui augmente ou recule de x% en un mois. C'est un mensonge complet. C'est de la manipulation mais personne, je dis bien absolument personne ne le dit dans les média. (...) Dès la mise en place d'un nouveau gouvernement, le taux de délinquance diminue illico. Ou c'est de la magie, ou c'est de la manipulation".

 

"L'autre délinquance invisible ou bien souvent l'objet de magnanimité, c'est la délinquance financière, le blanchiment, la corruption etc. Une poubelle qui brûle ou un sac arraché sera toujours plus visible que de l'argent blanchi au Luxembourg.

 

Il est quand même étonnant de remarquer que deux pays comme la France et l'Italie ont à leur tête un délinquant notoire (sans parler des affaires de M. Bush). Cela ne semble gêner personne. Il y a des délinquances socialement mieux acceptées même si elles font plus de dégâts.

 

Une société, Michelin par exemple, peut supprimer des milliers d'emplois pour faire grimper l'action en bourse. C'est moralement indéfendable mais ça, ce n'est pas de la délinquance. Et pourtant cela crée énormément d'insécurité, non ?

 

Parlez-en aux libéraux (socialistes compris) en Belgique et en France, vous verrez ce qu'ils vous répondront : le marché. Toujours le marché. Mais quand il s'agit de réfléchir à le remettre en question, vous ne trouvez plus grand monde."

 

« Il est juste d'être intolérant vis-à-vis des sdf dans la rue », Tony Blair

 

pour voir ce reportage: link

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 07:10

Vous dirait-il d’assister à un complot en direct ?

A un complot, c’est-à-dire à « un projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de quelqu’un ou contre une institution » (dictionnaire Le Robert).

 

Les comploteurs ?

 

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur ; Eric Ciotti, député UMP, président du Conseil général des Alpes maritimes, rapporteur pour la commission des lois de la LOPPSI 2 - loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ; Xavier Raufer, de son vrai nom Christian de Bongain, criminologue et ancien d’Occident ; des préfets ; des parlementaires ; des hauts responsables de la police ; un général d’armée cinq étoiles ; Olivier Darrason, le président du conseil d’administration de l’Institut des hautes études de la défense nationale.

 

Leurs complices et « partenaires » ?

 

SFR, IBM, Safran-Morpho, l’Imprimerie nationale, Xiring, SAP, Secuneo et le Syndicat national des entreprises de sécurité - bref, l’industrie et l’administration du contrôle, de la surveillance et de la contrainte.

 

La date, le lieu, les circonstances du complot ?

 

Le 22 mars 2011, un mois seulement après l’adoption de la LOPPSI2, lors des « 4e rencontres parlementaires sur la Sécurité » organisées à la Maison de la chimie à Paris sur le thème : « Sécurité et services : quels besoins ? Quelles réponses technologiques ? »

 

Les cibles du complot ?

 

Vous, nous, tous. La sûreté des citoyens et résidents de ce pays soumis à un nouvel assaut de l’appareil techno-sécuritaire. Ce document n’est pas littéralement secret. Pour l’avoir, il suffit juste de savoir que ces « rencontres » ont lieu ; que des actes sont disponibles, moyennant finances, sur commande auprès de la boîte de com’ M&M Conseil, spécialisées dans ce genre d’événements. Puis, de vous acharner à les obtenir. Bon courage et bonne chance.

 

 A vous de reconnaître les « pistes » de la future LOPPSI 3.

 

Pour une mise en bouche, voici Eric Ciotti, le « monsieur sécurité » de l’UMP, dans son discours d’introduction : « Les technologies représentent d’abord de nouveaux outils au servce de la sécurité. Nous venons d’adopter la LOPPSI. L’un des objectifs principaux assignés à cette loi d’orientation et de programmation pour 2008-2013 vise naturellement à s’inscrire dans cette problématique. La modernisation de l’organisation de nos politiques de sécurité s’appuie naturellement sur les nouvelles technologies. »

 

Tout naturellement, ses invités se félicitent des dernières avancées scientifiques : scanner corporel, papiers d’identité biométriques, vidéosurveillance, lecture automatisée des plaques d’immatriculation, logiciels de « rapprochement judiciaire », « fichiers d’analyse sérielle », extension du fichier des empreintes génétiques qui n’est, selon Guéant, « que la modernisation du fichier des empreintes digitales, avec la pleine utilisation des technologies les plus modernes ».

 

Affirmer que la technologie est la continuation de la politique et de la guerre par d’autres moyens vous semble exagéré ? Vous doutez du lien entre innovation technologique et progrès de la police des populations – de « l’organisation rationnelle de l’ordre public » ? Vous pensez que les opposants à la tyrannie technologique, les luddites, les anti-technosciences se jouent des films d’épouvante ?

 

Lisez les propos de nos comploteurs et repensez-y à deux fois.linkhttp://www.piecesetmaindoeuvre.com/prive/vignettes/rtf.png

 

PS : par ailleurs, le CEA vous invite à perfectionner ses systèmes biométriques en donnant vos empreintes digitales. Pour télécharger le formulaire de consentement à remplir par les donateurs, et bien sûr, le courrier d’accord de la CNIL : link

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:59

Une proposition de loi vise à moderniser la carte d'identité et créer un fichier centralisé des données biométrique des Français.

Un texte essentiel mélangeant sécurité informatique et lobbying.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1944418.jpg

 

L'Assemblée nationale doit examiner, jeudi 7 juillet, une proposition de loi "relative à la protection de l'identité" qui vise à moderniser la carte nationale d'identité et créer un fichier biométrique regroupant les identités des "honnêtes" Français.

 

Adopté en première lecture par le Sénat, ce texte de loi prévoit de créer une nouvelle carte d'identité contenant noms, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse, taille, couleur des yeux, empreintes digitales et photographie. Des données biométriques contenues dans une puce électronique.

La carte d'identité resterait gratuite (sauf en cas de perte) et (théoriquement) non-obligatoire.

 

Ces données seront également centralisées, avec les données biométriques des passeports, dans "un fichier central biométrique" qui porterait d'abord "sur 45 millions d'individus", pointe le sénateur UMP et rapporteur de la loi, François Pillet.

 

"A terme, cela pourrait concerner 65 millions de Français", souligne le sénateur UMP du Nord et auteur de la proposition de loi, Jean-René Lecerf.

"Ce sera le premier fichier des gens honnêtes", résume François Pillet. Une expression que reprennent les deux auteurs du texte de loi Jean-René Lecerf et Michel Houel.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1944338.jpg

 

"Prendre les chiffres avec des pincettes"

 

La carte d'identité nouvelle et le fichier qui lui est lié viserait, en premier lieu, à lutter contre l'usurpation d'identité. "En ce moment, l'usurpation d'identité touche plus de 200.000 personnes par an", plaide le sénateur UMP de Seine-et-Marne et auteur de la proposition de loi, Michel Houel.

Un chiffre effrayant issu d'un sondage du Crédoc, selon lequel "plus de 210.00 cas [d'usurpation d'identité sont] avérés chaque année, un chiffre plus important que les cambriolages à domicile et que les vols d'automobile".

"Un chiffre qu'il convient toutefois de prendre avec des pincettes puisque mis en doute par le ministère de l'Intérieur lui-même", reconnaît Jean-René Lecerf. "Le chiffre réel est certainement inférieur, mais il s'agit d'une réalité que le nombre d'usurpation d'identité augmente", poursuit-il.

 

En 2009, l'Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale a, lui, comptabilisé 13.900 fraudes documentaire ou d'identité, quand la direction des affaires criminelles et des grâces a répertorié 11.627 condamnations pour ces faits. "Ficher 45 millions de Français pour 14.000 fraudes, c'est complètement disproportionné par rapport au but recherché, surtout qu'il existe déjà un arsenal législatif pour lutter contre l'usurpation d'identité", critique le journaliste Jean-Marc Manach.

 

Depuis février, le délit d'usurpation d'identité est reconnu par la loi Loppsi 2.

 

"Nous avons été frileux à cause de la Cnil"

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1944318.jpg

 

Reste que si le Sénat défend l'usurpation d'identité comme objectif de cette proposition de loi, l'Assemblée nationale semble vouloir aller plus loin avec une utilisation du fichier biométrique comme outil dans le cadre d'enquête de police. "L'Assemblée nationale souhaite une utilisation plus large pour des enquêtes de police judiciaire ou pour des cas de reconnaissances de cadavres après des catastrophes naturelles", explique Jean-René Lecerf.

"Et puis, la carte d'identité biométrique permettra de lutter efficacement contre le terrorisme avec des papiers plus sûrs", renchérit Michel Houel. Les deux auteurs s'accordent à "préférer cette vision élargie de l'Assemblée nationale". "Nous avons été un peu frileux à cause de la Cnil", reconnaît même Michel Houel.

 

Enquêtes judiciaires, lutte contre le terrorisme... l'argument originel de lutte contre l'usurpation d'identité s'éloigne, pour rejoindre le feu projet de carte INES (Identité Nationale Electronique de Sécurité) largement critiqué par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

 

Dans cette loi, "il y a un mélange des finalités", pointe Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail Libertés et Technologies de l'Information et de la Communication à la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). "Alors que l'on nous présente une lutte contre la fraude, la carte d'identité embarquera une puce RFID, pourtant facilement clonable et peu sécurisée." Jean-Claude Vitran poursuit : "Le gouvernement rêve depuis très longtemps d'un fichage de tous les Français.

 

L'INES à l'époque d'un Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur a été retoquée, maintenant ils rentrent par la fenêtre".

 

"Une histoire de gros sous"

 

Se pose enfin la question du coût de l'adoption d'une nouvelle carte d'identité. "Nous n'avons pas fait d'étude d'impact, mais la carte d'identité biométrique sera un peu plus chère", concède Jean-René Lecerf. Elle devrait toutefois représenter un important marché pour les années à venir.

Un marché pour lequel d'importantes entreprises françaises sont dans les starting-blocks.

En effet, via le groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (GIXEL), huit entreprises ont été auditionnées dans le cadre de la préparation du texte de loi : Morpho, Gemalto, l'Imprimerie nationale, Inside Secure, Oberthur, SPS Technologies, ST Microelectronics et Thales.

 

"Il y a derrière cette loi une énorme campagne de lobbying de la part du GIXEL, et en particulier de Morpho", lance Jean-Marc Manach. "Il s'agit de défendre une industrie française...

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1944354.jpg


Au-delà du fichage, ce n'est qu'une histoire de gros sous", conclut-il. Jean-René Lecerf avoue "un petit problème éthique" à propos du fichier puisque si la vision du Sénat est adoptée, le fichier créé serait "à liens faibles" (c'est-à-dire qu'il serait impossible de croiser les données biométriques d'une identité) et "seule l'entreprise Morpho est capable de le créer", note le sénateur.

L'Assemblée nationale doit encore étudier le texte, qui ne fait pas l'objet d'une procédure accélérée et devrait être examiné encore discuté par les deux chambres du Parlement. Toutefois, Jean-Claude Vitran annonce déjà que "quand la loi sera voté, la Ligue des droits de l'Homme déposera un recours devant le Conseil d'Etat et saisira la Cnil".

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:21

devant les grands sourires, on montre sa popularité, caché derrière des crs et derrière on fait des décrets!!!

 

link


 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 06:33

Le collectif vient de saisir le nouveau Défenseur des droits pour qu'il dirige une enquête sur les violences contre les migrants à Calais.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1900068.jpg

A peine officialisé dans ses fonctions, le tout fraîchement et premier Défenseur des droits, Dominique Baudis va devoir s'atteler rapidement à la tâche.

En effet, le réseau d'aide aux migrants "No Border" de Calais Migrant Solidarity (CMS) vient de publier, mercredi 22 juin, un rapport sur les violences policières subies par les migrants à Calais.

"Des armes délibérées"

Dans ce document, les militants, très présents sur le terrain, ont listé et documenté pendant deux ans les nombreux exemples de la répression policière dont ils ont été témoins, parfois victimes, bien souvent caméra à la main.

Selon ce texte, celles-ci prennent des formes multiples, parfois insidieuses : physiques avec des migrants passés à tabacs, psychologiques avec la mise en place d'un "système de harcèlement", indirectes avec les nombreuses blessures (parfois mortelles) que s'infligent les migrants en tentant de fuir la police.

"La brutalité et le harcèlement à Calais sont des armes délibérées utilisées au service des politiques française, britannique et européenne d'immigration", affirme le rapport.

"La police travaille dans des conditions difficiles"

Interrogé sur ces accusations, le ministère de l'Intérieur reste prudent. "Officiellement, nous n'avons pas été destinataires de ce rapport. Nous répondrons au défenseur des droits s'il nous saisit. A Calais, ce que l'on peut juste dire pour le moment, c'est que la police aux frontières travaille dans des conditions difficiles et fait face à des situations humaines souvent désespérées", dit-on simplement au ministère.

Vers une enquête ?

Soutenu par une vingtaine d'associations et d'organisations telles que le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), la Ligue des droits de l’homme, Emmaüs International, le syndicat de la magistrature ou encore le syndicat des avocats de France (SM), "No Border" a d'ores et déjà envoyé une lettre de saisine au Défenseur des droits s'appuyant sur ce dossier.

Les associations demandent ainsi à Dominique Baudis de "mettre en oeuvre les moyens d'investigation propres à vérifier et corroborer l'existence des violences constatées" par elles-mêmes.

Une délégation devrait être reçue par l'ancien maire de Toulouse dès lundi ont annoncé les rédacteurs du document. Rappelons que le Défenseur des droits remplace désormais le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). A ce titre, son action devrait être particulièrement observée.

"Une politique globale"

Pourquoi cette saisine ? "La teneur de ce rapport laisse penser qu'il ne s'agit manifestement pas de comportements individuels mais d'une politique globale et systématique décidée à un niveau bien supérieur que celui du policier de terrain", explique Benoist Hurel du bureau du SM. Une échelle de responsabilité qui n'aurait pas pu être démontrée par une multiplication de plaintes de migrants ou de militants victimes selon lui. Les recours judiciaires étant limités, le rapport devrait être tout de même remis à Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe. Ce dernier avait d'ailleurs signifié au ministre de l'Immigration de l'époque ses griefs après sa visite à Calais. "J'invite les autorités françaises à garantir le respect de la dignité des migrants et à mettre un terme à cette pression policière", écrivait-il le 3 août 2010 à Eric Besson.

"Une violence constitutionnelle"

Mais pour Jean-Pierre Alaux, membre du Gisti, cette politique est ancienne. "On est depuis quinze ans dans un processus d'augmentation de la violence institutionnelle", annonce-t-il. Selon lui, cette violence a été développée par tous les gouvernements français pour tenter de dissuader les migrants de venir en Europe. Lutter contre le fameux "appel d'air". Et à l'heure actuelle, non seulement Nicolas Sarkozy est à son tour confronté à "un échec", estime-t-il, mais il s'agit désormais "d'une prise d'otage étatique". "

La politique d'immigration a créé une zone de non droit dans un lieu précis du territoire national", s'est également indigné Dominique Guibert de la Ligue des droits de l'Homme.

Pour Catherine Teule, Vice-Presidente de l'association européenne des Droits de l'Homme, la nécessité d'une enquête est donc d'autant plus grande qu'à "la violence politique se rajoute à la violence judiciaire".

Ce rapport intitulé "Calais : cette frontière tue" pourrait bien être suivi par d'autres émanant également d'associations d'aide aux migrants et menées à de nouvelles saisines.

le rapport: link

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 18:14

très bon site à diffuser!!!

 

http://www.voyousproteges.sitew.com/fs/Root/normal/4g22x-image.jpg

 

Quand la République Française ne peut plus rien pour vous car bafouée par l'excès de pouvoir de ses institutionnels : il ne vous reste que la plume pour dénoncer la trahison du contre espionnage français en matière de sécurité mondiale ... et autre !

 

link

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