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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:18

Cela fait suite à la démission d'un 2ème ministre clé du gouvernement, chargé de mettre en oeuvre le plan d'aide international, ce qui a soulevé des doutes sur le respect de Lisbonne de ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6035409-tempete-politique-au-portugal-les-bourses-europeennes-tremblent.jpg

"Je ne démissionne pas. Je n'abandonne pas le pays", a martelé le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, la voix tendue d'émotion. (c) Sipa

 

Le gouvernement portugais de centre-droit semblait en sursis, mercredi 3 juillet, après la démission de deux ministres clés mais le Premier ministre, refusant de reconnaître l'échec de sa politique de rigueur, tentait d'éviter la chute. Pedro Passos Coelho, qui la veille, dans un discours solennel à la nation, avait affirmé qu'il ne renoncerait pas, s'efforçait de donner une apparence de normalité et a quitté Lisbonne en milieu de matinée pour participer à Berlin à une conférence de haut niveau sur l'emploi des jeunes. "Je ne démissionne pas. Je n'abandonne pas le pays", avait martelé le Premier ministre, la voix tendue d'émotion. La Commission européenne a appelé le Portugal à "clarifier la situation le plus vite possible".


La presse portugaise jugeait sévèrement les démissions en moins de 24 heures des deux ministres d'Etat qualifiant la crise politique dans laquelle le pays est plongé de "tragique", "pathétique", "absurde" et "impardonnable".


Après le départ lundi du ministre des Finances, Vitor Gaspar, le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Portas, a claqué la porte à son tour mardi faisant valoir des "désaccords" avec Pedro Passos Coelho.


Démission de Portas refusée


Le chef du gouvernement qui s'est dit surpris par cette décision a refusé la démission de Paulo Portas, chef du petit parti conservateur CDS-PP, partenaire du Parti social-démocrate au sein de la coalition de centre-droit au pouvoir depuis juin 2011.


Le Premier ministre a même assuré qu'il tenterait de surmonter la crise avec le CDS-PP afin de préserver la stabilité politique du pays.


Mais les analystes doutaient que les deux partis puissent de nouveau s'entendre d'autant que deux autres ministres, ceux de l'Agriculture et de la Sécurité Sociale, du même parti que Paulo Portas, devaient démissionner à leur tour, selon la presse.


La coalition en danger


La plupart des commentateurs estimaient que cette crise a scellé la fin de la coalition qui permettait au gouvernement de disposer d'une confortable majorité parlementaire pour mettre en oeuvre les mesures de rigueur, exigées par les créanciers du Portugal depuis deux ans en échange du plan d'aide internationale de 78 milliards d'euros.


"Le scénario qui me paraît le plus probable est celui d'élections anticipées", a indiqué à l'AFP l'analyste financière Paula Gonçalves, tandis que l'universitaire Paulo Reis Mourao rappelle que le dernier mot revient au président, Anibal Cavaco Silva, qui a le pouvoir de dissoudre le parlement et convoquer des élections.


Alors que l'opposition réclame des élections anticipées, Antonio José Seguro, chef de sa principale formation, le Parti socialiste, devait en faire la demande au président qu'il devait rencontrer mercredi après-midi.


Vers un deuxième plan d'aide ?


Sur le front économique et financier, les conséquences de la crise semblent tout aussi préoccupantes. Certains évoquent déjà l'éventualité que le Portugal soit contraint de demander un deuxième plan d'aide, et connaître ainsi une situation semblable à celle que la Grèce, également sous assistance financière, a déjà traversée.


Première conséquence de la crise, les taux d'emprunt à 10 ans sont passés mercredi matin au-dessus de 8% pour la première fois depuis novembre 2012, tandis que la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 6% peu après l'ouverture. Les valeurs bancaires européennes accusaient la plus forte baisse sectorielle en Europe en Bourse, plombées par les inquiétudes entourant le Portugal.

 

 Le Portugal face à l'échec de sa politique de rigueur

 

 Le Portugal au coeur de la crise européenne

 

 Portugal/Crise : le président rencontre jeudi le Premier ministre

 

Contre la future crise bancaire, la ligne Maginot de l’Europe

 

Le gouvernement portugais au bord de l'abîme

 

Le gouvernement portugais annonce une sortie de crise politique

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Published by never-surrender - dans Brusq U.E.
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