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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:36

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/actualite/france/des-militants-de-greenpeace-penetrent-sur-le-site-de-la-centrale-nucleaire-de-fessenheim-2014-03-18-1122001/37712757-2-fre-FR/Des-militants-de-Greenpeace-penetrent-sur-le-site-de-la-centrale-nucleaire-de-Fessenheim_article_main.jpg

« Globalement assez satisfaisant. »

En présentant, mardi 15 avril à 17h, devant l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), son rapport sur « l'état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2013 », Pierre-Franck Chevet, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a repris, mot pour mot, la formule qu'il avait utilisée un an plus tôt en dressant le bilan de 2012.

Une façon de souligner qu'entre-temps, la situation ne s'est pas améliorée. Le gendarme de l'atome,   qui pointe   « la persistance d'incidents », fait état de « certaines situations bonnes », mais aussi de « situations clairement insatisfaisantes ».

 

Au cours de l'année écoulée, toutes activités nucléaires confondues, cent vingt-sept événements ont été classés, sur une échelle internationale de gravité qui compte huit degrés (de 0 à 7), au niveau 1 (simple « anomalie »), et trois au niveau 2 (« incident »).

 

http://sortirdunucleaire29.free.fr/local/cache-vignettes/L417xH399/asn_le_parc_nucleaire_francais_reuters-30c20.jpg

 

Parmi les points noirs, l'ASN épingle notamment Areva, qui, sur son site de retraitement des combustibles usés de La Hague (Manche), tarde à reprendre et à reconditionner « des déchets anciens stockés en vrac », malgré des rappels à l'ordre répétés.

Sur ce dossier, M. Chevet indique être « en discussion serrée avec Areva ».


Autre cas litigieux, celui de la société FBFC (Franco-Belge de fabrication du combustible), filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme). Il lui est reproché « un non-respect des règles d'exploitation » et « un manque de rigueur », ce qui lui vaut d'être placée en « contrôle renforcé ».

 


CARTON JAUNE

 


S'agissant des cinquante-huit réacteurs du parc électronucléaire exploité par EDF, l'Autorité de sûreté, tout en décernant quelques bons points, met un carton jaune à plusieurs centrales.

 

 Nogent sur Seine

 Blaye 

Le scandale de Marcoule

Fessenheim

Blaye


Trois d'entre elles — Bugey (Ain), Chinon (Indre-et-Loire) et Civaux (Vienne) — sont « en retrait dans le domaine de la sûreté nucléaire ».

Trois également — Belleville-sur-Loire (Cher), Chinon (Indre-et-Loire), à nouveau, et Chooz (Ardennes) — pour ce qui est de « l'impact sur l'environnement ».

Une dernière — Cattenom (Moselle) — en matière de radioprotection.


En outre, l'ASN juge que « la maîtrise des arrêts de réacteur doit faire l'objet d'une action prioritaire de la part d'EDF ».

En cause, « une maîtrise insuffisante des opérations de maintenance dans leur planification comme dans leur réalisation ». Une déficience qui « peut avoir des impacts défavorables, par la désorganisation qu'elle entraîne, sur la qualité des opérations de maintenances elles-mêmes ».


L'autorité de contrôle relève encore que « la prise en compte des facteurs humains dans les activités d'exploitation et de maintenance est hétérogène en fonction des sites et reste perfectible ». Et elle s'inquiète, s'agissant des doses de radioactivité reçues par les personnels, de l'augmentation de 18 % de « la dosimétrie collective par réacteur ». Une hausse qui, imputable à l'allongement des arrêts de réacteur pour les travaux de maintenance, est « plus importante que prévu ».

 

Comment, depuis plus de 50 ans le lobby nucléaire veille sur notre santé !

 


« ENJEUX SANS PRÉCÉDENT »


C'est dans ce contexte, souligne M. Chevet, que se posent « des enjeux de sûreté sans précédent pour les dix ans à venir ».

A commencer par le renforcement de la résistance du parc nucléaire hexagonal face à des situations extrêmes (séisme, inondation, tempête, perte d'alimentation en électricité ou en eau…).

« Les actions post-Fukushima s'inscrivent dans la durée, insiste le président de l'ASN. Nous en sommes au début du chemin, l'essentiel du travail reste devant nous. »


Autre question sur la table, celle de la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà de quarante ans, comme le souhaite EDF.

« Cette poursuite n'est pas acquise », rappelle l'ASN, qui ne rendra un avis général sur ce sujet — à étudier ensuite réacteur par réacteur — qu'en 2018.

 Prolonger les réacteurs nucléaires : « hors de prix », selon Greenpeace

 

 

D'ores et déjà, indique M. Chevet, le réacteur 1 de Tricastin (Drôme), dont la cuve présente « des défauts connus », et ceux de Belleville-sur-Loire, dont les enceintes ont « des taux de fuite importants », risquent d'avoir des difficultés à passer ce cap des quarante ans.

 


HARMONISATION EUROPÉENNE

 


Au niveau européen, l'Autorité de sûreté plaide pour « le développement de la coopération », dans la perspective d'un accident nucléaire majeur.

« Nous partons du postulat qu'un accident est possible en France et en Europe », explique M. Chevet. Plusieurs pays seraient inévitablement touchés, alors que les procédures (évacuation, confinement, distribution de pastilles d'iode) diffèrent aujourd'hui selon les pays. Il faut donc « harmoniser la gestion de crise ».


Autant de préoccupations qui, pour le contrôleur du nucléaire, exigent « une autorité de sûreté renforcée », avec des moyens accrus. Il faut, défend-il, « une refonte de ses sources de financement, en y incluant les exploitants nucléaires ».


Devant ce tableau, Denis Baupin, vice-président (EELV) de l'Assemblée nationale, lui-même membre de l'Opecst et rapporteur de la commission d'enquête sur les coûts du nucléaire, estime que « la sûreté nucléaire est toujours aussi défaillante ».

 

Facture du nucléaire : l'alerte de la Cour des comptes

 

Le rapport de l'ASN, commente-t-il, « vient confirmer la fragilité de la sûreté nucléaire française, alors même que l'ASN confirme qu'un accident grave est possible dans notre pays ». Et de juger « urgent que l'Etat se saisisse enfin de la transition énergétique pour sortir de cette mono-industrie dangereuse ». Le « gendarme de l’atome » demande à exercer un droit de mise sous astreinte.

 

 

D'ailleurs, à l'heure où la france a besion de renouveler son parc nucléaire, il serait interressant de comparer le coût de ce type de production sans oublier celui du démantèlement à d'autres moins onéreux.

 

Un rapport parlementaire épingle "les incertitudes persistantes" sur l'avenir du nucléaire

 

La facture astronomique du nucléaire

 

 Les différentes installations nucléaires en France

 

Combien nous coûterait une sortie du nucléaire ?

 

L’IRSN publie deux rapports sur la sûreté nucléaire et la radioprotection des installations nucléaires de base en France

 

 Les 19 centrales nucléaires protégées par une unité spécialisée

 

présence d'un gaz cancérigène dans 31 départements

 

Nucléaire : voyage au pays des forçats de l'atome

 

Les dossiers noirs du nucléaire français

 

Centrales nucléaires: plus longue la vie

 

plus d'infos: ici

 

Agissez:

 

Nucléaire 30 ans d’âge : stop au rafistolage !

 

Areva: Les années Anne Lauvergeon

 

 Areva: la Cour des comptes étrille la présidence d'Anne Lauvergeon


Une école ouvrira ses portes... à moins de deux kilomètres de la centrale nucléaire de Saint-Laurent des Eaux

 

https://twitter.com/NOsurenderingNO/status/438703722047098881

 

EDF déclare une anomalie sur la tenue au séisme de matériaux dans plusieurs centrales

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Published by never-surrender - dans nucléaire
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