Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 11:04

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTibMlhGcT7k78U2L2db8Bgmf_LyVc52ImLRGtLCP4TqE8P5rse 

A lire avec prudence :

 

Bonjour, Je m’appelle Simone Wapler. Ingénieur de formation, j’ai quitté il y a 13 ans les laboratoires pour les marchés boursiers.

En 2001, je suis entrée dans un groupe de presse et d’édition spécialisé dans les recherches et les conseils financiers. J’en ai pris la direction éditoriale depuis peu.

 

Ce qui fait notre différence est que nous sommes totalement indépendants. Attention, nous ne sommes pas pour autant isolés. Notre force est d’appartenir à une sorte de « think tank » financier, un réseau de spécialistes unique au monde : Agora Inc.

 

Nous ne servons ni la cause des multinationales cotées en bourse, ni celle des grandes banques mais, à travers plus de 120 pays, celle de milliers et milliers de particuliers.

C’est simple, nous avons été parmi les premiers à nous intéresser à l’or et à prédire sa hausse continue. Nous avons annoncé avant qu’ils ne fassent la une des journaux grand public l’explosion de la bulle internet en 2000… les dérèglements financiers mondiaux de l’après-11 septembre 2001… la bulle des junk bonds de 2001…la bulle immobilière américaine en 2007… Et j’en passe, la liste serait trop longue.

 

Surtout, nos lecteurs ont pu chaque fois se protéger à temps — comme en 2008, avant la crise des crédits subprime et l’effondrement boursier qui s’en est suivi.

Mieux, alors que les autres investisseurs déploraient de lourdes pertes, un lecteur ayant suivi nos conseils aurait pu voir son capital plus que quadrupler. Comment ?

Tout simplement en investissant dans un secteur clef : l’or (qui, pour rappel, est passé de moins de 300 euros au début de l’année 2000 aux récents 1 200 euros.


Plus récemment encore, nous avons mis en garde nos lecteurs contre les obligations grecques, espagnoles ou portugaises ainsi que de nombreux placements désormais à fort risque. Pour cela, nous n’avons pas attendu la dégradation des notes souveraines de ces Etats ou encore celle, en septembre dernier, d’un gros assureur comme Groupama. D’ailleurs, cela ne m’étonnerait pas que vous possédiez, comme 46 millions de Français, un de ces placements à risque — et que vous soyez particulièrement exposé aujourd’hui.

 

Je ne connais pas d’autre société de presse ayant eu le courage d’avertir ses lecteurs, aussi en avance et avec tant de précision, des conséquences inéluctables et dangereuses, sur leur propre porte-monnaie, de la crise financière de 2008 ou de l’actuelle crise des dettes souveraines.

 

Il ne s’agit en aucun cas de nous reposer sur nos lauriers car le pire est à venir. Je suis convaincue que la crise que nous traversons aujourd’hui affectera profondément notre niveau de vie en France et notre rang dans le monde. Je me réfère ici uniquement à des données et informations publiques, officielles, gratuites et accessibles à tous.

Inutile d’être un génie de la finance pour comprendre le sérieux de la situation. Nul ne devrait ignorer ce qui menace le plus gravement la France: elle-même… et l’état de ses finances publiques.

 

Je crois que nous, les Français, nous ne sommes qu’au premier stade d’une crise qui ébranlera les fondations mêmes de l’Europe, de notre nation… et de votre patrimoine.

 

A l’heure où vous lisez cette lettre, tout s’accélère encore, et bien plus vite que je ne l’avais initialement prévu. La vitesse d’accumulation de l’endettement public français est telle que nous frôlons le surendettement et le défaut de paiement.

 

C’est pourquoi il m’a paru urgent de faire une mise à jour de mon premier signal d’alerte paru juste avant la dégradation de la note américaine.

La catastrophe n’est pas imminente, elle a déjà commencé.

 

Les émeutes de la faim qui ont engendré les révolutions arabes depuis février 2011 se propagent à leur manière dans notre monde occidental.

Après le printemps arabe, voici « l’automne occidental »… A leur tour, ce sont la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni et même Israël qui sont frappés par de grandes manifestations de la jeunesse en colère. Ces révoltes entraînent dans leur sillage morts et destruction.

 

Le 15 août dernier, le premier ministre britannique David Cameron s’engageait à ramener l’ordre dans une « société brisée« après cinq jours de révoltes et à s’attaquer à « l’effondrement moral » de la société.

 

Que dire de la France ?

 

Avant même l’irruption de la première crise financière de 2008, le bilan des émeutes de 2005 dans nos banlieues s’élevait à plus de 10 000 véhicules incendiés, des centaines de bâtiments publics de première nécessité calcinés, vandalisés ou pillés, soit au total un coût de plus de 200 millions d’euros.

Rappelons qu’en novembre 2005, Standard & Poor’s mettait la France « en bas de la catégorie AAA », déplorant déjà le poids des déficits et de la dette. Ceci n’est rien en proportion de ce qui arrive.

 

A l’heure où je vous écris, le compte à rebours a commencé. Moody’s a menacé d’abaisser notre note à moyen terme (c’est-à-dire dans une échéance de trois à 12 mois).

La France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre son précieux AAA.

TOUTES LES CONDITIONS SONT REUNIES POUR UNE BANQUEROUTE GENERALE

 

 Il y a belle lurette que l’annonce de la future faillite nationale fait la Une des plus grands journaux français. Oui, mais ce que les médias grand public ne comprennent pas, c’est qu’il ne s’agit pas que d’une faillite financière. Ce que nous allons affronter est bien pire. Le problème financier n’est qu’une partie de l’iceberg. Derrière se cache un Titanic en plein naufrage : les fondements mêmes de notre société, aussi bien politiques que sociaux.

 

Quand j’ai annoncé cette débâcle en avril dernier, ils ont été nombreux à se moquer de mon travail…Mes amis et ma famille pensaient que j’avais perdu la tête. Combien de fois mon mari n’a-t-il pas été abordé par des proches qui lui disaient : « tu ne penses pas qu’il serait temps pour Simone de prendre sa retraite ?

Mon pôle d’investigation économique ne s’amuse pas à prédire chaque mois une nouvelle crise.

Je suis responsable d’une équipe de spécialistes dans tous les domaines financiers. Si cela peut avoir une influence sur votre argent, nous nous y intéressons.

Nous travaillons en toute indépendance. Je ne compte ni sur mes enfants ni sur l’Etat pour constituer ma retraite. Je compte sur mon seul labeur et ma création personnelle de patrimoine.

Il n’est pas dans ma nature de m’exposer aux débats publics, je n’ai jamais voulu sacrifier ma vie privée pour la vie politique. Et je connais trop la valeur de l’argent pour me lancer dans des prédictions aléatoires.

Mais je ne peux pas rester assise bêtement à regarder mes lecteurs se laisser foudroyer par ce qui va arriver… alors qu’il suffit de prendre quelques mesures pour se protéger.

C’est pourquoi, entourée de mon équipe, j’ai passé des heures de travail pour préparer et diffuser ce message . J’y ai investi beaucoup de temps et d’énergie. Dans la mesure où j’ai une vision à long terme, cette prise de risque est pour moi justifiée.

En dépit de ce que l’on essaie de nous faire croire, les problèmes actuels que nous rencontrons au niveau européen et à l’échelle nationale ne peuvent être résolus sans une réduction radicale de notre niveau de vie.

 

Le plan d’austérité annoncé par le gouvernement n’est qu’un arbre qui cache la forêt — ou plutôt le précipice — qui nous attend.

 

La plupart des gens n’ont AUCUNE IDEE de ce qui se passe actuellement.

 

CA N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES

 

Voyez-vous, je ne crains pas d’être à contre-courant. J’ai vu passer les krachs de 1987… 2001… 2008… et tous les désastres — mais aussi les opportunités — qui les accompagnaient. Or, aujourd’hui, nous vivons une situation exceptionnelle, que j’ai appelée la Crise 2.

 

La Crise 2 est la crise du crédit souverain subprime, tandis que la Crise 1 était la crise du crédit subprime.

Lors de la Crise 1, les Etats sont venus au secours des banques et du système financier en perdition. La dette privée a été transformée en dette publique.

 

« Le monde est au bord du gouffre par la faute d’un système irresponsable« , déclarait le premier ministre François Fillon en 2008.

 

Trois ans après, nous basculons dans ce même gouffre par la faute de la politique de ces gouvernants.

 

Qui viendra au secours des Etats en perdition dans la Crise 2 ?

 

Pas les banques : elles n’ont pas réussi à se refaire une santé. Alors qui paiera ?

 

Il n’y a plus possibilité de repêchage. Les politiques économiques menées depuis trois ans aux Etats-Unis et en Europe vont entraîner la faillite complète des Etats.

 

Dans une tribune publiée en août dernier dans Les Echos, l’économiste Kenneth Rogoff est le premier à le reconnaître :

 

« le vrai problème n’est autre que l’endettement catastrophique qui touche l’économie à l’échelle mondiale« .

 

Si seulement c’était si simple ! L’endettement est catastrophique, les défauts de paiement se généralisent et les Etats font faillite.

 

Et alors, qu’est-ce que cela change?

 

Tout est étroitement lié. La faillite de l’Etat. Nos épargnes. Nos retraites. Nos économies. Notre niveau de vie. Tout cela sera profondément affecté par la débâcle qui ne cesse de s’étendre. Et pour beaucoup, les conséquences seront dramatiques.

 

Des milliards d’euros d’épargne privée disparaîtront.

Les personnes âgées verront leurs retraites si diminuées qu’ils devront s’en remettre à la bonne volonté — et surtout au porte-monnaie — de leurs enfants pour ne pas finir à la soupe populaire.

Et que dire de leurs propres enfants ? Ils n’auront même plus, pour la plupart, de travail ou de source de revenu fixe.

Ne comptez plus sur les autorités pour utiliser les leviers traditionnels pour maîtriser l’inflation dans les années à venir : les commandes ne répondront plus.

 

Très peu de solutions resteront alors sur la table : la ruine, la guerre… ou bien encore réquisitionner votre épargne, celle qui est gentiment blottie dans vos contrats d’assurance-vie.

 

Les défauts de paiement ont déjà commencé en Islande, en Irlande, au Portugal, en Grèce, en Espagne… A quand la France ?

 

Les populations des pays occidentaux peinent encore à comprendre que les promesses qu’on leur a faites en termes de retraite ou de protection sociale perdent toute valeur si leur propre gouvernement fait banqueroute.

 

En fait, l’état actuel de la France rend notre pays particulièrement vulnérable au pire des scénarios.

Attention, il ne s’agit pas d’une aimable fiction à prendre à la légère mais bel et bien de la situation actuelle à haut risque.

 

LA REALITE DEPASSE AUJOURD’HUI LA FICTION

 

En août dernier : la fiction économique du Monde, Terminus pour l’euro, faisait perdre la tête aux marchés boursiers et plonger l’action de la Société Générale de 14,7%.

Cette fiction relatait l’explosion de la Zone euro en mai 2012 et du retour au deutschemark, sur fond de crise de la dette, de déboires du Crédit Agricole et de la Société Générale.

 

Le patron de hedge fund John Paulson expliquait que le « risque majeur pour l’Europe est la fragilité de son secteur bancaire » et sa « dépendance » aux « fonds monétaires américains. [...] Le régulateur américain insiste auprès de ces fonds pour qu’ils investissent dans du papier plus liquide que celui de la Société Générale ou d’Unicredit. »

Or les faits étaient si proches de la réalité que la rumeur s’était enflammée et avait fait dévisser la Société Générale.

Le Monde avait dû rappeler à ses lecteurs que “les situations, les faits et les chiffres rapportés dans cette fiction sont imaginaires et ne doivent pas être pris comme l’expression d’une réalité.”

 

Je vous laisse imaginer la fragilité de— ces grandes banques françaises sur lesquelles s’appuie entre autres notre économie — qu’une simple fausse information d’un média grand public suffit à ébranler…

 

Au vu de l’accélération de l’effondrement économique, je vais vous montrer comment les événements pourraient s’enchaîner rapidement [...] Plus que jamais, il y a urgence pour votre argent.

 

Nous sommes en eaux troubles, et vous devez prendre les mesures nécessaires pour vous protéger, si ce n’est déjà fait.

Encore une fois, je vous le répète, il n’est PAS (encore) trop tard.

 

Pas de doute : nous assistons aux premières secousses qui vont ébranler tous les acquis sociaux et politiques en France.

 

Je vais vous révéler comment cela va se dérouler. Vous pouvez vérifier tous les faits que j’avance ; vous constaterez qu’ils sont tous exacts et du domaine public. Je n’ai aucun intérêt à vouloir vous effrayer. Je suis trop rationnelle pour me complaire dans les théories du complot et autres visions apocalyptiques.

Mais tout ceci va arriver très vite.

 

Je vous encourage à regarder les faits. Vous pourrez prendre votre décision par vous-même. J’imagine qu’en dépit des récents événements dont nous sommes témoins, vous pourriez encore penser en lisant mes mots : « impossible… cela n’arrivera pas… pas ici. Après tout, nous ne sommes pas autant surendettés que les Américains… L’Etat est peut-être proche de la faillite, mais pas les ménages. Notre taux d’épargne national est l’un des plus élevés au monde… Et puis, nous sommes tout de même la 5 ième puissance économique mondiale. Notre pays est profondément enraciné dans la démocratie et la stabilité »…

 

Rappelez-vous ceci :

 

Personne ne nous croyait en 2001 quand nous annoncions le krach des dot.com en 2001.

Personne ne nous croyait lorsque nous annoncions le krach de la bulle de la dette privée en 2007.

 

Aujourd’hui… Les finances catastrophique des Etats-Unis… la faillite sans cesse repoussée de la Grèce… l’épidémie des crises financières du Portugal à l’Espagne, de l’Irlande à l’Italie, et les plans de sauvetage à répétition mis en place par l’Europe, portés par le couple franco-allemand… l’hégémonie grandissante de la Chine, non, ceci n’est pas le plus menaçant.

 

Le plus grand danger aujourd’hui pour la France, c’est la France elle-même.

 

AH, CA IRA, CA IRA… A LA BANQUEROUTE !

 

Comme en 1789, notre organisation économique et sociale va connaître un séisme provoqué par des années et des années d’inconscience.

C’est le même scénario d’un Etat au bout du rouleau qui est en train de se mettre en place. Car  nous vivons depuis bien trop longtemps à crédit.

 

 La dette publique de la France est de 1 692,7 milliards d’euros.

Le remboursement de la dette publique ne correspond pas moins à six années de travail des Français (20 000 euros par tête).

 

Si l’on compare la dette de l’Etat aux recettes budgétaires, il ne faudrait pas moins de 5 ans de recettes pour la rembourser à 100%.

On est loin du compte quand on sait que les impôts sur le revenu que nous payons tous servent à hauteur de plus de 80% au seul remboursement des intérêts de la dette.

 

Pire, dans les 2 ans qui viennent, la France doit trouver sur les marchés environ 600 milliards d’euros, dont 429 milliards d’euros de refinancement de vieilles dettes.

 

Nous sommes en train d’approcher du moment où l’Etat français ne parviendra même plus à payer les intérêts de la dette.

Ceci entraînera inévitablement une dégradation de notre note souveraine et une disparition des emprunteurs… soit l’équation suivante : Fin du remboursement des intérêts = impossibilité de nouveaux emprunts = les caisses sont vides = banqueroute !

 

Pour faire court, c’est le même processus de fuite en avant que j’ai traqué de banque en banque, de société en société, qui est en train d’arriver à l’Etat français… et ce en raison d’un pourrissement de ses comptes publics depuis plus de 30 ans.

 

Le directeur de la banque de France, Christian Noyer, le confirme dans Le Figaro :

 

« en 30 ans et de nombreuses dévaluations, nous n’avons jamais affiché un budget en excédent et donc nous n’avons jamais pu réduire notre stock de dette !«

 

Quant à la très sérieuse Cour des Comptes, elle déplore tout simplement dans son dernier rapport de juin 2011 ces « 30 ans d’incapacité à maîtriser les finances publiques« .

 

PRIS AU PIEGE DU CREDIT REVOLVING

 

Jean Arthuis, actuel Président de la Commission des finances du Sénat,

dans son dernier livre paru en mars 2011, Finances publiques, Sept mesures d’urgence pour éviter la faillite, écrit :

 

« La France emprunte plus de 800 millions d’euros par jour pour payer ses dépenses courantes et rembourser notre dette, comme un ménage surendetté pris au piège du crédit revolving. [...] La charge des intérêts de la dette atteint 45 milliards d’euros : c’est le premier poste de dépense du budget de l’Etat [...] Et elle s’alourdira encore dans les années à venir, à cause de l’effet boule de neige« .

 

Hervé Gaymard, ancien ministre des Finances, le confiait au journaliste Thomas Bronnec le 7 jan 2011 dans L’Express :

 

« jusqu’au milieu des années 1980, un emprunt d’Etat, c’était un événement, qui était médiatisé comme si l’ennemi était à la frontière« .

 

Pourquoi cet emballement ?

 

Parce qu’il est toujours plus simple de vivre à crédit que d’augmenter les impôts… surtout quand ceux-ci sont déjà au max de ce qui peut être prélevé !

 

Rappelons que « la France a ce privilège d’être en haut du podium pour le taux de dépense publique par rapport à notre richesse nationale ( à plus de 56%) mais également d’être sur le haut du podium par le taux des impôts et des prélèvements obligatoires, des impôts et des cotisations sociales« . Dixit notre ministre de l’Économie, François Baroin, le 1er août dernier sur France Inter.

 

La pression fiscale est déjà à son max. Dans de telles conditions, les impôts ne peuvent être relevés sans provoquer des fuites de capitaux et des diplômés vers l’étranger. Cela découragerait encore plus l’activité économique, déjà loin d’être compétitive.

 

Taxer davantage risquerait de bloquer plus encore la croissance ( donc d’abaisser les recettes).

Depuis 1975, les divers gouvernements ont donc pioché dans le panier dépenses sans se soucier de remplir celui des recettes.

 

Le problème, c’est que nous ne pouvons plus avoir recours à la planche à billets comme autrefois.

Avec l’introduction de l’euro, nous avons transféré ce pouvoir à la Banque centrale européenne (BCE) et à Jean-Claude Trichet/Mario Draghi.

 

Il ne reste plus qu’à emprunter sans limite.

 

Mais que faire lorsque vous ne pouvez plus taxer davantage et que plus personne ne veut vous prêter ?

 

L’Etat s’effondre et c’est la Révolution.

 

La situation actuelle rappelle de près l’enchaînement des circonstances qui ont conduit à 1789.

 

A défaut de BCE, la monnaie était alors indexée sur l’or.

Impossible pour le roi d’imprimer de la monnaie… et lorsque les caisses de l’Etat se sont retrouvées vides, il n’a pas pu sauver sa tête.

 

Selon mes calculs, basés sur les données publiques du ministère des Finances et de la Cour des Compte, nous sommes aujourd’hui à la veille d’une telle rupture.

 

LA FUITE EN AVANT

 

« Personne ne s’attend à ce que la France chute dans un mois« , a déclaré l’économiste français Bertrand Lemennicier, professeur à l’Université Panthéon-Assas-Paris sur la chaîne CBN News le 26 nov 2010. « Mais nous sommes au bord du gouffre. Nous ne savons pas la date. Je veux dire que cela peut arriver du jour au lendemain, comme en Grèce« .

 

Certes, nous ne savons pas quand la France sera en cessation exacte de paiement. Mais ce que nous pouvons surveiller, c’est le taux auquel nos créditeurs acceptent de nous prêter de l’argent — c’est-à-dire l’évolution des rendements de nos obligations souveraines.

Dès qu’ils dépassent les 6%, un pays bascule dans l’insolvabilité. C’est ce qui s’est produit en Irlande, en Grèce, au Portugal, en Italie… et qui risque de se passer en France.

 

A l’heure où j’écris ces lignes, ce taux est à 3,51%. Nous n’avons pas une grande marge de sécurité avant les 6%… Et je pense que tout pourrait aller très vite : sans croissance et sans accroissement des recettes fiscales, nous n’avons aucune solution pour combler nos déficits et rassurer nos créanciers.

Et à quelques mois de l’échéance électorale de 2012, quel politicien aura assez de tripes pour regarder la situation en face ?

Prédire la crise, annoncer des mesures d’austérité, inciter la population à se serrer la ceinture… comment se faire élire sur un tel programme ?

 

Il faudrait une volonté politique considérable pour renverser la situation ; au lieu de cela, l’élection présidentielle de 2012 ne servira sans doute qu’à révéler nos faiblesses.

 

Nous sommes piégés. C’est ce que j’essayais d’expliquer encore dans une récente interview sur BFM :

 

il n’y a pas d’issue à cette crise.

 

Mais qui écoute ?

 

Je parie que seul 1 auditeur sur 100 reconnaît la gravité de la situation. Il est certain que « faire l’autruche » est une solution plus confortable… mais pas plus sûre.

 

Il est crucial pour vous de comprendre les risques énormes auxquels vous êtes exposé. Parce que la faillite imminente de l’Etat français signifie tout simplement votre propre faillite.

Des millions d’euros d’épargne disparaîtront. Ce désastre bouleversera votre activité et pourrait même vous mettre au chômage. Il touchera de manière drastique votre épargne, vos investissements et votre retraite.

 

Je vais vous expliquer comment ces événements vont se dérouler et quelle tournure,  ils vont prendre. Vous pourrez vous faire votre propre opinion.

Je suis certaine que la faillite est inévitable, que les dettes ne disparaissent pas ainsi, que les faillites ont de graves conséquences. Et, contrairement à la plupart des experts à la télé, j’en sais beaucoup sur les finances, l’économie réelle et la bonne gestion d’une entreprise.

 

Ma double formation ingénieur / finance me donne un avantage sur les financiers purs et durs.

Eux fonctionnent presque tous de la même façon. Ils analysent tous les marchés sous le même angle. Lorsqu’ils investissent, ils se suivent les uns les autres, car ils ont tous les mêmes réflexes.

 

Moi, je fonctionne différemment. J’ai ma méthode de travail qui découle directement de mon profil original. J’aborde les marchés avec l’œil de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier. Je suis pragmatique. Je comprends le fonctionnement de l’offre et de la demande de matières. Tout comme les rouages de l’entreprise industrielle, ses besoins et ses problèmes.

 

Ce qui est le plus important dans ce qui va arriver ce n’est pas ce qui va arriver… mais plutôt ce que vous allez faire.

 

Serez-vous préparé ?

 

Je ne suis pas en train d’organiser une grève ou une manifestation. La politique m’intéresse fort peu.

 

Je préfère vous montrer exactement ce que vous pouvez faire pour protéger et faire fructifier votre propre argent.

 

Je peux vous dire avec certitude que la plupart des Français ne sauront pas quoi faire lorsque les prix des biens de première nécessité comme le lait, le pain ou l’essence atteindront des pics records jamais vus… lorsque les banques fermeront… et que leurs cartes bancaires ne fonctionneront plus… Quand ils ne seront plus autorisés à acheter de l’or ou des monnaies étrangères… Quand la Sécurité sociale, les allocations, le salaire des fonctionnaires, etc. s’effondreront totalement.

 

Chacune de ces hypothèses pourrait tout à fait se réaliser si la crise se déclenche comme je le pressens.

 

Notre manière de vivre en France va changer — en fait, pour la plupart d’entre nous, c’est déjà le cas. C’est seulement le commencement.

 

Il y a déjà plus de 8 millions de pauvres en France. Entre 7 et 20 millions de Français vivent dans la précarité.

Un sondage TNS-Sofrès révélait déjà en 2008 que plus de 60% des Français ont  peur de devenir SDF : ils n’ont peut-être pas tort…

 

Etrangement, c’est du côté de la presse étrangère qu’on trouve les données plus précises. En juillet 2011, le Financial Times analysait le désarroi des classes moyennes en France dont le niveau de vie n’a pas augmenté depuis plus de 30 ans.

Regardez ce qui se passe depuis 1970. Depuis 40 ans, les courbes de croissance se sont arrêtées, pire aujourd’hui la principale tendance est au déclin.


http://www.publications-agora.fr/imgpack/endo/111118_SSW_graph_1.gif« En 1960, il fallait en moyenne 11 ans aux classes moyennes pour améliorer leurs conditions ou progresser dans l’échelle sociale. Aujourd’hui, il faudrait 35 ans selon les statistiques nationales. Actuellement, le revenu des ménages est principalement consommé par les dépenses d’électricité, de gaz, d’eau et de carburant qui représentent 38% des dépenses, contre 21% en 1979« .

 

Vous savez, lorsque j’ai commencé à écrire sur le marché haussier de l’or, beaucoup de gens et médias établis se sont moqués de moi.

 

Récemment encore un article d’Alternatives Economiques écrivait à mon sujet : « faudrait de temps à autre sortir la tête des matières premières, chère Madame« .

 

Il est vrai que je n’ai pas le diplôme de finance des marchés d’un Jérôme Kerviel. La finance pure n’est pas mon élément de prédilection. Je préfère me concentrer sur l’économie réelle, même si cela peut vous paraître choquant en tant qu’investisseur. Pendant plus de 15 ans, j’ai exercé le métier d’ingénieur dans le secteur aéronautique. Ne comptez donc pas sur moi pour m’agiter comme les spéculateurs qui font des allers-retours à la vitesse de l’éclair sur les marchés ou qui sur-réagissent à la moindre information financière — d’où qu’elle vienne.

J’étudie toujours les données à froid avant de prendre des décisions. J’ai travaillé durement pour gagner ma vie et augmenter mon pouvoir d’achat. Tout ceci a un sens pour moi, ce n’est pas abstrait, comme cela peut l’être parfois pour les jeunes traders sortis des grandes écoles qui récoltent des bonus mirobolants. Je me suis vite rendu compte que les connaissances théoriques ne suffisaient pas… si je ne comprenais pas réellement où va notre argent et comment fonctionne le monde qui nous entoure.

J’écris sur les grandes tendances financières que je comprends. J’ai toujours essayé d’analyser les faits et d’être guidée par eux.

 

Aujourd’hui, 3 ans après avoir prédit la Crise 1 du crédit subprime et sa résolution dangereuse par la prise en charge des Etats, de plus en plus de gens découvrent sur le tard ces faits et surtout leurs conséquences…

 

Avec la Crise 2, celle du crédit souverain subprime, ils peuvent regarder autour d’eux et voir de leurs propres yeux ce qui est arrivé. Nos idées et prédictions étaient considérées excentriques ; aujourd’hui, elles sont en 1 ière page de tous les journaux..

 

En fait, si vous pensez que je suis alarmiste, regardez ceci…

 

Dès 2007, voici ce que disait François Fillon, notre Premier ministre :

 

« Je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer« .

 

Pour être plus précis, depuis 37 ans, la dette en France n’a jamais diminué.

 

DERNIER BUDGET FRANCAIS A L’EQUILIBRE : 1973

 

C’est en 1973 que le dernier budget à l’équilibre a été voté en France. Ensuite, quelle que soit leur couleur politique, les divers gouvernements ont contribué à tour de rôle à élargir le trou de la dette.

De 1974 (élection de Valéry Giscard d’Estaing) à aujourd’hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 84,7%.

 

Il est toujours plus simple d’endetter un pays que d’augmenter les impôts…

 

Pendant les années Mitterrand, la dette publique est passée de 110,1 milliards d’euros en 1981 à 662,8 milliards d’euros en 1995. Elle a été simplement multipliée par 6.

 

Pendant les années Chirac, la surenchère a continué — elle s’est accélérée. En moins de 10 ans, la dette a doublé. En 2007, elle était à 1 208,9 milliards d’euros.

 

Pendant les années Sarkozy, la crise a éclaté, entraînant dans son sillage baisse des recettes fiscales.

 

Qu’importe, l’Etat renfloue les banques, les dépenses flambent et le déficit public atteint les 106,2 milliards d’euros pour la seule année 2008.

 

Mais que les marchés et les épargnants se rassurent, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin.

L’heure du Grand emprunt a sonné.

En 2009, l’Etat lève ainsi sur le marché pas moins de 173,9 milliards d’euros. Pour exemple, cela correspond aux postes actuels de dépenses de l’enseignement, de l’armée, de la police, de la justice, de Bercy et du ministère de l’emploi.

 

A vrai dire, la crise de 2008 n’a été qu’un prétexte pour accélérer la mauvaise gestion financière du gouvernement français et notre déficit public.

Le gouvernement a ainsi poursuivi selon Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris s’exprimant dans Le Monde du 24 juin 2009, sa « fuite en avant vers l’endettement ».

 

Aujourd’hui, la dette publique de la France est de 1 535,5 milliards d’euros. Selon Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et rapporteur du budget, l’Etat va devoir lever 220 milliards d’euros, dont 100 milliards rien que pour rembourser le capital de la dette qui arrive à échéance !

 

Si l’on voulait réellement endiguer l’hémorragie de la dette, il faudrait réduire sérieusement toutes les dépenses et couper les budgets de tout le service public, c’est-à-dire :

 

- fermer tous les écoles, hôpitaux, commissariats et tribunaux ;

 

- licencier tous les professeurs, le personnel hospitalier, les policiers, les magistrats ;

 

- ne plus collecter les impôts et couper toutes les subventions ;

 

- vendre aux enchères les routes et les hôpitaux…

 

On aperçoit vite l’absurdité d’une telle logique — d’autant qu’elle ne permettrait même pas de maintenir le budget en équilibre et encore moins de rembourser les dettes.

 

EN 2011, LA SECURITE SOCIALE FRANCAISE A BESOIN D’EMPRUNTER LA MEME SOMME QUE LE PORTUGAL ET L’AUTRICHE REUNIS

 

C’est en tout cas ce que révèle La Tribune du 11 janvier 2011. La Sécurité sociale empruntera sur l’ensemble de 2011 entre 30 à 35 milliards d’euros, soit la somme des émissions souveraines de l’Autriche (16 milliards d’euros) et du Portugal (19 milliards d’euros) prévues pour la même année.

Pire, elle devra contracter une dette d’un montant similaire en 2012, puis à nouveau en 2013, pour être capable de faire face à nos dépenses de santé.

 

Ces dettes accumulées n’arrangeront en rien l’état de notre « Sécu ».

 

C’est simple, selon la Cour des Comptes, sa « situation financière deviendra rapidement intenable« . Son rapport public annuel 2010 tirait déjà la sonnette d’alarme : « à un tel niveau de déficit, l’équilibre ne pourra être rétabli sans une remise en cause du niveau de protection sociale« .

 

Autrement dit, les remboursements de médicaments baisseront de plus en plus jusqu’à disparaître…

La prise en charge des personnes dépendantes ou âgées diminuera de jour en jour jusqu’à devenir nulle…

Nous nous approcherons d’un système à l’américaine où seuls ceux qui auront mis de l’argent de côté pour leurs frais médicaux seront protégés et survivront en bonne santé. Les autres essaieront d’éviter comme ils le peuvent maladies, accidents et vieillesse.

 

La différence entre les Américains et nous, c’est que nous aurons été taxés pour un service que nous n’aurons jamais. C’est cela la faillite de l’Etat-Providence !

 

N’attendez pas d’être à la charge de votre famille, vos enfants ou de vos petits-enfants. [...]

 

LA DETTE EST DEUX FOIS PLUS GRANDE QUE VOUS NE LE PENSEZ

 

Même les medias grand public sont maintenant sensibilisés aux problèmes de la dette souveraine — ce que nous avons appelé la crise du crédit souverain subprime.

 

Avec la crise qui secoue l’Europe, on trouve chaque jour une avalanche d’articles qui traitent des questions de dette / PIB (ou richesse nationale) et des déficits. Cependant, il reste aux medias beaucoup de chemin à parcourir pour bien prendre la dimension du problème et conclure à la faillite publique.

 

La dette publique de la France selon les critères de Masstricht est aujourd’hui de 1 692,7 milliards d’euros.

Selon mes estimations, basées sur des données publiques accessibles, elle a déjà atteint quasiment le DOUBLE de ce montant. En effet, ils sont peu à comprendre — et admirer — la créativité comptable de l’Etat, qui lui permet de cacher la taille réelle de la dette officielle.

 

C’est ce que l’économiste Bernard Marois de HEC a surnommé « l’économie Shadok« : on bouche des trous pour en recreuser d’autres ailleurs.

 

Encore une fois, j’ai fait des recherches fouillées pour comprendre ce qui est enfoui. Malgré tout, je ne prétends pas à l’exhaustivité. Dieu sait ce que l’on nous cache encore !

 

De nombreux organismes ont été créés pour dégonfler les chiffres de la dette française.

Autrement dit, au vu et yeux de tous, le gouvernement fait ce que les virtuoses de la finance appellent du hors bilan.

 

Quelques exemples :

 

selon un rapport d’information du Sénat sur la gestion de la dette de l’Etat dans le contexte européen, nos dirigeants oublient d’ajouter au bilan les dettes de 8,7 milliards d’euros de la SAAD (Service annexe d’amortissement de la dette, une structure fantôme créée pour la SNCF) ou bien encore les 27,8 milliards d’euros de la RFF (Réseau ferré de France, le gestionnaire des voies de la SNCF).

 

On pourrait aussi mentionner le passif de 77 milliards de dollars de la SFEF – Société de financement de l’économie française, créée en 2008 pour financer le plan d’aide aux banques.

 

Ajoutons à cela les quelque 21 milliards d’euros de dettes de la CADES (Caisse d’amortissement de la dette sociale), créée en 1996 pour la Sécu, en contrepartie d’un impôt spécifique, le CRDS. L’organisme était censé disparaître à l’écoulement de la dette de la Sécu — en janvier 2009, selon les prévisions.

 

A l’heure où je vous écris, l’échéance est repoussée en 2021. Comme le souligne le magistrat Jean de Maillard pour Rue 89 en 2010, « hélas, on n’a cessé de lui redonner des dettes à recycler : 134,5 milliards depuis 1996, dont 27 milliards l’année dernière. Là-dessus, elle en a remboursé 41,5 milliards. Restent les 93 milliards, qui seraient bien embarrassants s’ils apparaissaient dans les comptes publics. [...] C’est comme cela que son déficit n’apparaît pas dans la dette officielle. C’est simple, il suffisait d’y penser« .

 

La CADES n’est pas seule à prendre en charge la dette de la Sécu. Il existe aussi l’ACOSS dont les besoins en trésorerie s’élevaient à 30 milliards d’euros en 2010. Il n’est bien sûr pas question de réunir ces deux organismes jumeaux. « La dernière loi de financement de la Sécurité sociale a trouvé la martingale« , continue Jean de Maillard, « elle a autorisé l’ACOSS à émettre à son tour des billets de trésorerie pour un montant de 65 milliards d’euros, un niveau historique jamais atteint. [...] Cela ne lui fera jamais que 91 milliards de déficit, qui s’ajoutent aux 93 milliards de la Cades« .

 

N’oublions pas non plus l’endettement des hôpitaux à hauteur de 20 milliards d’euros selon la banque Dexia…

l’emprunt de quatre milliards d’euros de 2010 pour financer les allocations chômage… ou l’annulation de la dette du Cameroun en 2009 de 1,2 milliard d’euros.

 

On peut aussi se demander pourquoi la retraite des fonctionnaires n’est pas provisionnée. Certes « il ne s’agit pas d’une dette stricto sensu (il n’y a pas de bons du Trésor émis sur cette dépense) mais d’un engagement que l’Etat a envers ses agents et qu’il doit (comme toute entreprise) évaluer et provisionner« , déclare Philippe Herlin dans son ouvrage France, la faillite ?

 

« [Or], dans ses ‘Résultats et gestion budgétaire de l’Etat, exercice 2009′, la Cour des Comptes estime en mai 2010 les ‘engagements de retraite des fonctionnaires et des militaires’ à 60% du PIB, soit 1 200 milliards d’euros. Pour l’instant, Bruxelles n’a pas demandé à la France des les intégrer dans sa dette publique« … Maintenant que nous avons toutes ces données, refaisons les comptes… ou plutôt, voyons ce qui n’y figure PAS :

 

8,7 milliards d’euros (SAAD) + 27,8 milliards d’euros (RFF) + 55 milliards d’euros (conversion des 77 milliards de dollars SFEF) + 93 milliards d’euros (CADES) + 91 milliards d’euros (ACOSS) + 20 milliards d’euros (hôpitaux) + 4 milliards d’euros (allocations chômage) + 1,2 milliard d’euros (dette du Cameroun) + 1 200 milliards d’euros (retraites fonctionnaires) = 1 500,7 milliards d’euros

 

A cela s’ajoutent les montants des taux d’intérêts, l’accumulation de la dette et tout ce qui nous est encore dissimulé.

On nous dit que la dette publique de la France est de 1 692,7 milliards d’euros. Selon les calculs ci-dessus, elle est quasiment double, soit plus de 3 193,4 milliards d’euros !

 

VOYEZ-VOUS, LES FONCTIONNAIRES DEPENSENT D’UNE FACON TRES DIFFICILE A CONTROLER… OU MEME A COMPRENDRE

 

Je ne suis pas la seule à dénoncer cet état de fait.

 

C’est ce que souligne le rapport Pébereau : « l’augmentation de la dette ne résulte pas d’un effort spécifique pour la croissance mais, pour l’essentiel, d’une gestion peu rigoureuse« .

 

Dans un article du Monde, daté du 27 avril 2010, Denis Dessus, vice-président de l’ordre des architectes, dénonce ces manœuvres grossières de nos politiques pour nous cacher l’ampleur du désastre.

Selon lui, « ces Etats se conduisent comme des ménages surendettés qui trichent sur leurs déclarations pour continuer à emprunter« .

 

Que lui fait dire cela ?

 

Les PPP, les Partenariats Public Privé, soutenus par le cadre de plan de relance en 2010. Ces contrats de partenariat représentent en fait un stratagème pour masquer de la dette publique. En effectuant « des versements plutôt qu’un emprunt pour l’Etat, l’avantage est évident : sa dette n’augmente pas« , dénonce Philippe Herlin dans France, la faillite ?

 

« L’Etat cautionne ainsi le financement du groupement privé, fabriquant un étonnant produit financier ‘pourri’ au bénéfice des majors, dont tout le coût et les risques sont portés in fine par les contribuables ! »

 

Dès 2008, Philippe Séguin, alors Premier président de la Cour des Comptes, expliquait que « les PPP visent en fait surtout à faire face à l’insuffisance de crédits immédiatement disponibles et engendrent des surcoûts très importants pour l’Etat ».

 

De la même façon, Philippe Herlin mentionne les manipulations sur les ODAC (Organismes divers d’administration centrale). « Une entreprise publique est formellement un ODAC si l’Etat représente plus de 50% de ses ressources, ce qui incite l’Etat à rester sous ce seuil (quitte à ce que l’entreprise s’endette encore plus pour boucler son budget) pour ne pas avoir à comptabiliser sa dette dans la sienne« .

 

Autrement dit, l’Etat est le premier à nous dissimuler les chiffres. A partir de là, on peut commencer à douter de sa crédibilité lorsqu’il annonce ne jamais pouvoir faire faillite.

 

DEMENTI N°1 : LES ETATS FONT BEL ET BIEN FAILLITE… LA PREUVE ? 240 RUINES ETATIQUES RECENTES

 

Le plus gros mensonge utilisé par nos dirigeants serait qu’un Etat ne peut pas faire faillite.

 

Jacques Attali, l’actuel président de Commission pour la libération de la croissance française, prouve tout le contraire dans l’un de ses essais intitulé Tous ruinés dans 10 ans.

 

Il y recense pas moins de 240 défaillances d’Etats dans l’histoire économique récente : l’Allemagne en 1923, l’Angleterre dans les années 70, la Yougoslavie en 1995, la Russie en 1998 ou bien encore l’Argentine en 2002.

 

Vous pensez peut-être que cela ne pourrait pas se produire chez nous ?

 

Pourtant cela s’est inévitablement produit chaque fois qu’un pays est allé trop loin dans l’endettement — qu’il soit développé ou émergent, grand ou petit.

 

Comment cela se manifeste-t-il concrètement ?

 

Prenons un exemple proche, celui de l’Angleterre en 1970.

 

Voici les témoignages issus d’une émission sur la BBC : John Blackburn, de Wetherby, raconte :

 

J’étais ingénieur à l’usine électrique d’Huddersfield à cette époque. Une partie de mon job consistait à couper l’électricité des différents quartiers de la ville, selon une grille définie par les autorités. Combien de fois, le soir, j’ai été obligé de couper l’électricité chez moi avant de rentrer manger à la lueur d’une bougie…

 

Richard Evans, de Londres, se souvient :

 

Ma mère a dû forcer les piquets de grève pour entrer à la maternité (ils lui en avaient interdit l’entrée). Ma grand-mère devait lui apporter sa nourriture à l’hôpital ainsi que des draps et des serviettes propres.

 

David Stocker, de Guildford, explique :

 

Je vivais dans le nord-est près de Newcastle et je me souviens comme si c’était hier de ma grand-mère marchant d’un magasin à l’autre à la recherche de bougies. Elles étaient toutes parties. Imaginez… l’Angleterre avait dominé le monde pendant 150 ans. Mais la mauvaise gestion de ses fonds publics et de sa monnaie l’a conduite au fond du gouffre en quelques années.

 

Vous pensez que cela ne peut arriver en France ? Vous n’êtes pas le seul et c’est peut-être là le principal problème : l’indifférence généralisée. C’est ce que souligne l’économiste Philippe Herlin :

 

« les gens s’imaginent que si l’Etat ne peut plus payer sa dette, ce n’est pas grave« . En psychologie, une telle attitude a un nom : le déni.

Il poursuit : « en fait, si l’Etat fait défaut sur sa dette, cela aura des répercussions sur l’ensemble de l’économie. [...] Les banques seront obligées de fermer et l’Etat sera obligé de contingenter les retraits puisqu’il n’y aura plus assez d’argent dans le circuit. C’est ce qui arrivera. Ce n’est pas de la science-fiction, puisque c’est ce qui s’est passé en Argentine« .

 

Pour rappel, plusieurs mois de crises, de manifestation et d’émeutes de la faim avaient conduit le président de l’Argentine à déclarer la faillite du pays le 24 décembre 2001.

 

10 ans plus tard, l’Argentine n’a toujours pas directement accès aux marchés. Et les trois quarts des créanciers ont dû accepter à terme une réduction de créance d’environ 70%…

 

Le même processus est actuellement en marche en France. En clair, cela signifie tout simplement que votre épargne n’est plus en sécurité.

 

DEMENTI N°2 : LE POURCENTAGE PIB/ENDETTEMENT EST BON FAUX : LES CHIFFRES SONT PIPES

 

Il est absurde de raisonner seulement en ratio de dette rapportée à la production nationale de richesse.

Tout simplement parce que le PIB n’est pas le revenu de l’Etat !

 

Faut-il en rappeler les trois raisons simples et évidentes ?

 

La notion même de PIB, ou Produit intérieur brut, est trompeuse. En effet, le PIB tel qu’il est statistiquement mesuré reste majoritairement une somme de dépenses.

 

Pour établir le PIB, on additionne :

 

- Les dépenses de consommation des ménages et des entreprises ;

 

- Les dépenses d’investissement ;

 

- Les dépenses publiques (redistribution et investissements) ;

 

- Les exportations nettes.

 

Dans cette addition, la seule chose qui ne soit pas une dépense est le poste exportation nette (montant des exportations diminué du montant des importations). Bien sûr au PIB doit correspondre un Revenu intérieur brut : il en constitue un miroir fidèle — comme un actif et un passif, un débit et un crédit.

 

Mais cela c’est la théorie. Dans la pratique, les choses sont différentes.

Le PIB est artificiellement gonflé par les dépenses publiques non financées ou financées par l’emprunt.

Ces dépenses publiques ne sont pas des investissements puisque, finalement et globalement, elles ne rapportent rien. Je vous entends vous rebiffer en lisant cette phrase car vous croyez aux vertus de l’Etat et des ses dévoués serviteurs. Vous avez cru aux jolis panneaux (payés par vos impôts) qui, à côté d’un échangeur routier en travaux, proclament : « ici l’Etat et la Région investissent pour votre avenir« . Mais compter des investissements publics financés par l’emprunt dans le PIB, c’est comme si on vous disait que votre patrimoine se compose de tous vos biens… sans en retrancher les emprunts.

 

Qu’est-ce qui me permet d’écrire que les dépenses publiques n’apportent aucune richesse et ne rapporteront rien ?

 

C’est très simple : si ces dépenses étaient de vrais investissements, il viendrait un moment où ils devraient rapporter, un moment où le retour sur investissement se verrait. Donc la dette devrait diminuer.

Sauf que les véritables recettes d’un Etat sont uniquement ses recettes fiscales. Or en France, année après année, les dépenses de l’Etat excèdent ses recettes fiscales de 20%.

 

Le vrai déficit, c’est 20%, comme le démontre très bien Philippe Herlin : Structure moyenne du budget de l’Etat depuis 1975 Recettes 80% Dépenses 100% Déficit 20%

 

Pour avoir une idée claire de la situation de la France, il faut donc comparer sa dette à ses recettes fiscales.

En 2010, les recettes fiscales s’élevaient à 271,8 milliards d’euros. Notre dette aujourd’hui est de 1 692,7 milliards d’euros. Notre ratio dette sur recette fiscale est donc supérieur à six. Vous voyez que lorsque vous raisonnez de cette façon, vous êtes très loin de la limite dite « vertueuse » institutionnalisée par le traité de Maastricht.

 

Je rappelle qu’elle fixe le ratio dette sur PIB à hauteur de 3%.

 

C’est une escroquerie intellectuelle que de présenter les comptes publics de cette façon car on minimise le problème.

 

Qu’importe, me direz-vous, l’Etat est riche de ses actifs publics, autrement dit de son patrimoine immobilier, ses universités, ses hôpitaux, etc.

 

Si l’on va au bout du raisonnement, il faudrait donc vendre ces actifs pour encaisser leur véritable valeur.

 

Encore une fois, Philippe Herlin démontre le danger et l’irresponsabilité d’un tel scénario.

Imaginons…

 

« L’Etat pour payer tout ou partie de sa dette revend les terrains, les écoles, les routes à des investisseurs et à des fonds de placement qui s’empressent alors logiquement de les louer à leurs occupants… Les Français deviendraient locataires de leur propre pays ! Des locataires floués puisqu’ils auraient, par leurs impôts, contribué à la construction et à l’entretien de ces équipements« .

 

Pour Philippe Herlin, les seuls actifs que nous puissions comptabiliser sont les 847 milliards d’euros d’actifs financiers de l’Etat… dont plus de la moitié est constitué des actions des entreprises publiques.

 

TOUT DOIT DISPARAITRE (MAIS A QUEL PRIX ?!)

 

En dépit de cette logique insensée, l’Etat ne s’est pas gêné pour vendre ce qui ne lui appartenait pas.

Les privatisations sont appelées à la rescousse pour renflouer les caisses dans l’urgence… L’effet est certes immédiat pour rééquilibrer le budget… mais à long terme cela réduit les revenus perçus par l’Etat et creuse le déficit.

 

Le début de la grande liquidation ? 1986.

 

Cette année-là, le gouvernement Chirac vend Saint-Gobain, TF1, la Société Générale, Havas, Matra ou bien encore le groupe Suez.

Le mouvement s’accélère peu à peu. Avec Balladur, les Français peuvent dire au revoir à des entreprises aussi importantes que Rhône-Poulenc, Elf-Aquitaine, Renault ou Total.

Puis, les gouvernements se suivent au même rythme que s’enchaînent les privatisations : Péchiney, Crédit lyonnais, France Telecom, Thomson, Bull, etc.

 

Et quand les entreprises publiques commencent à manquer, l’Etat n’hésite pas à vendre aux plus offrants les voies terrestres, aériennes et spatiales avec l’ouverture des capitaux des Autoroutes du Sud, du Nord et de l’Est, de Paris-Rhin-Rhône, d’Air France, des aéroports de Paris et de l’Aérospatiale.

 

C’est tout simplement le scénario des « Français locataires floués » qui est en marche.

 

C’est ce que nous explique un lauréat du Conseil supérieur de l’Ordre national des experts-comptables.

 

« La vente des sociétés concessionnaires d’autoroutes en 2004-2006 répond à cette même logique de dilapidation du patrimoine, et à l’assurance pour le Français de payer éternellement des péages élevés, alors qu’en restant dans le domaine public, une fois les emprunts liés à leur construction remboursés, seuls les frais de maintenance auraient p

esé sur les usagers« , explique Philippe Herlin dans son livre.

 

Ce n’est pas tout. Selon le même expert, Jean Roux, les privatisations opérées depuis 1987 auraient été faites à la moitié de la valeur des entreprises. Elles ont rapporté de 1984 à 2002 au total 90 milliards d’euros… elles auraient dû rapporter deux fois plus !

 

Il ne faut pas être un gestionnaire de patrimoine avisé pour conclure : « vendre les ‘bijoux de famille’ pour maintenir son train de vie, c’est dilapider son capital sans aucunement réduire ses dettes« .

 

Malheureusement, le bon sens n’est pas ce qu’il y a de plus partagé parmi les gouvernements.

Pour preuve, quand les caisses sont vides, l’Etat français n’hésite pas non plus à vendre son or.

 

En 2004, le stock d’or de la France s’élevait à 3 024,6 tonnes. Le ministre des Finances d’alors, Nicolas Sarkozy, décide de se débarrasser de 19% de nos stocks — qui représentaient encore à cette époque la troisième réserve mondiale (après les Etats-Unis et l’Allemagne) et surtout une garantie sûre pour l’ensemble de nos créanciers.

 

Résultat des courses ? En 2011, il nous reste 2 435,4 tonnes.

 

Sur sept ans, la Banque de France a donc vendu 589,2 tonnes d’or. Vendues contre des devises que les Etats émetteurs impriment à volonté par des opérations dites de quantitative easing : dollars, yens, livres sterling et même francs suisses. Des devises qui se dévaluent au fur et à mesure qu’on les multiplie.

 

Entre 2004 et 2011, le prix de l’once d’or en euro est passé de 330 euros à 1 200 euros.

 

Au final, ces ventes auront coûté à la France près de 16,5 milliards d’euros, si l’on prend en compte ce que nous avons vendu (589,2 tonnes soit 18,943 millions d’onces) et la différence de cours (1 200 – 330 = 870 euros).

 

Puis vient le tour de la…. … GRANDE BRADERIE DU PATRIMOINE FRANÇAIS

 

« Il ne reste que les bijoux de famille : les immeubles où sont installés les ministères et leurs service« ,nous rappelle Jean Roux.

 

Que fait l’Etat ? Il vend donc ses biens immeubles.

 

L’hebdomadaire Marianne, le 10 juin 2010, ajoute :

 

« La France va vendre aux enchères, avant 2013, 1 700 propriétés immobilières. Une grande braderie destinée à faire entrer de l’argent frais… pour rassurer les marchés. Ce qui ne suffira évidemment pas« .

 

Après l’immobilier, vient le patrimoine culturel et artistique que le monde nous envie, ce que l’on appelle les biens meubles. Mais comme l’Etat ne peut pas, officiellement, vendre le contenu des musées, nos dirigeants inventent d’ingénieuses combines en favorisant des « prêts payants ».

 

Le Louvre a commencé à Atlanta, où des grands tableaux de Poussin, de Raphaël ou de Murillo, ont été déposés dans la riche cité de Coca-Cola en échange de 13 millions d’euros.

Autrement dit, nos oeuvres d’art sont désormais utilisées comme monnaie d’échange. Sous prétexte d’un « partenariat culturel » avec les Emirats Arabes, le Louvre s’est engagé à prêter 300 tableaux dans les premières années à l’antenne Louvre Abou Dabi puis 250 et 200 chefs-d’oeuvre de son patrimoine. La France est ainsi parvenue à récupérer un milliard d’euros sur 30 ans.

Officiellement, c’est un simple prêt. Sans la moindre garantie, en cas de nouveaux conflits dans cette zone, que ces oeuvres soient rendues aux Français.

Et si vous désirez un jour les revoir, vous devrez payer, en plus de vos droits d’entrée, votre billet d’avion aller-retour…

 

Pourtant liquider notre précieux patrimoine que nous envie le monde entier ne suffira pas à renflouer les caisses de l’Etat.

C’est ce qu’affirme l’économiste Pascal Gobry, ancien administrateur de l’INSEE :

 

« même s’il vendait à des Japonais au prix fort le château de Versailles, la tour Eiffel, le musée du Louvre, tout son patrimoine, l’Etat français ne pourrait honorer ses engagements de retraite et de salaires« .

 

En vérité, l’Etat ne veut pas le dire mais l’Etat s’en va, comme un jeune adolescent irresponsable, les poings dans ses poches crevées… Et quand il ne peut plus racler les fonds de tiroir, il appelle en toute urgence les vieux sages du Sénat.

 

NOEL DERNIER, L’ETAT A DU EMPRUNTER D’URGENCE POUR PAYER LES FONCTIONNAIRES

 

930 millions d’euros, telle est la somme que l’Etat a dû emprunter de toute urgence en décembre 2010 pour assurer les salaires de milliers de fonctionnaires de huit ministères, dont l’Education nationale, la Défense, l’Intérieur et le Budget.

 

Selon son président Jean Arthuis, c’était « la première fois » que la Commission des Finances du Sénat se voit soumettre « un décret d’avance pour les salaires« . Selon lui, elle n’a pas eu le choix. Il fallait « absolument les 930 millions supplémentaires pour assurer la paie« . En d’autres termes, c’est le début de la fin.

 

L’EFFET DOMINO DE L’EUROPE

 

Vous persistez à croire que les Etats ne font pas faillite et, en l’occurrence, sûrement pas en Europe.

Un plan de sauvetage viendra toujours nous sauver, me direz-vous. Cela n’a-t-il pas été le cas pour l’Irlande? Aujourd’hui encore, pour la Grèce. Bref, nous en avons la preuve tous les jours sous nos yeux. Dormons tranquilles, le Fonds européen de stabilité financière (CQFD : l’Allemagne) nous protègera.

 

Sauf que… « Le mécanisme de soutien mis en place pour sauver la Grèce est calibré pour venir en aide à d’autres ‘petits pays’ en difficulté, éventuellement pour l’Espagne mais sûrement pas pour l’Italie et a fortiori pour la France« , expliquait François-Xavier Chauchat, expert-Europe chez Gavekal, dans un article du Nouvel Economiste du 6 juillet 2010.

Selon lui, cela sera alors « le saut total dans l’inconnu« .

 

Autrement dit, il n’y aura plus personne pour venir nous sauver. Car personne n’en aura plus les moyens.

 

La débâcle du dernier G20, en novembre 2011, en est l’exemple parfait. D’autant que… A votre avis, qui finance la dette grecque ?

 

Ce sont les plus grandes banques françaises, à savoir BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole. Elles sont donc les plus exposées à manquer de liquidités et à faire défaut (avec les économies que vous leur avez confiées…).

 

Ce n’est pas tout. Selon Arnold Chassagnon, professeur d’économie à l’Ecole d’économie de Paris et à l’université de Tours, dans un entretien publié par Le Monde en septembre dernier,

« les banques aujourd’hui exposées à une dégradation de leur note ont été particulièrement actives en Europe, investissant en Grèce, mais aussi en Italie, au Portugal, en Espagne… A l’époque, elles pariaient sur le développement européen et on les louait pour cette initiative ».

 

Autrement dit, elles possèdent aussi une partie de la dette des autres pays méditerranéens. Certes, elles n’ont pas tout placé là : mais elles demeurent impliquées dans des montages financiers complexes avec des effets de levier parfois énormes (ce qui veut dire qu’elles prêtent huit à 10 fois les fonds qu’elles possèdent).

 

Autrement dit, une perte de quelques milliards d’euros suffirait à provoquer des faillites en chaîne.

Si la Grèce fait défaut, ce serait l’effet domino à travers tout notre système financier européen, et donc la fin de l’euro.

 

Nous serons alors au cinquième épisode des 10 étapes de la future apocalypse financière prédits par le conseiller d’Etat honoraire Jacques Attali dans L’Express le 11 septembre 2011 :

 

« La crise s’étend à la France, quand on réalise que sa situation financière n’est même pas aussi bonne que celle de l’Italie (dont le budget, hors service de la dette, est en excédent, à la différence de celui de la France), et quand on mesure que ses banques et compagnies d’assurances portent une large part de la dette publique des pays périphériques et détiennent encore massivement des actifs toxiques, sans valeur aujourd’hui.

 

On arrive ensuite à la sixième étape :

 

« Pour éviter l’effondrement de ces banques, on cherche des actionnaires, privés ou publics.

En vain : il faut trouver, pour les seules banques françaises, l’équivalent de 7% du PIB« .

 

Nous arriverons sans tarder à l’épisode final : l’effondrement du système financier occidental, une grande dépression, un chômage généralisé, et à terme, la remise en cause, même, de la démocratie.

 

Encore une fois, je ne cesserai de le répéter : votre épargne n’est plus en sécurité !

 

ET MAINTENANT L’EFFET BOULE DE NEIGE AVEC LE MAUVAIS ETAT DE L’ECONOMIE REELLE

 

Les banques françaises sont en déroute et leur capitalisation boursière a fondu.

 

La Poste a vu son bénéfice net plonger de 21,2% au premier semestre 2011 (en raison de la perte de valeur de ses titres grecs).

 

La Société Générale est en chute de 60% depuis le début de l’année et la valorisation actuelle de la BNP intègre une recapitalisation de 30 milliards d’euros.

 

Dexia a été recapitalisée dans l’urgence.

 

Les prévisions économiques et budgétaires sont sombres pour le reste de l’économie française.

 

« Bercy anticipe un déficit commercial de 75 milliards« , indique Les Echos du 29 septembre. C’est encore plus désastreux qu’en 2008, année de l’éclatement de la crise du crédit subprime où il n’était que de 56 milliards. Le déficit budgétaire de la France se montait à 102,9 milliards à fin septembre 2011.

 

Sur l’ensemble de l’année, le gouvernement table sur 95,5 milliards. Mais « la charge effective des intérêts de la dette progresse fin août de 4,5 milliards par rapport à la même date un an plus tôt« , note Le Monde.

 

L’objectif fixé par Bercy d’un déficit de 6% du PIB pour 2011 ne sera probablement pas atteint. La croissance escomptée en 2011 et 2012 sera de 1% au lieu des 2% et 2,25% prévus jusqu’à présent.

Et encore il n’est pas sûr que ces estimations tiennent compte de la crise économique…ou de la Grande Contraction mondiale à venir…

 

A titre d’information, sachez que les économistes Rogoff et Reinhart ont montré que le seuil de dette publique ne doit pas franchir les 90% du PIB au risque de devenir contreproductive pour la croissance.

 

Dans leur livre Cette fois c’est différent ! Huit siècles de folie financière, ils expliquent que « si les dépenses publiques pèsent déjà lourd, que la dette est élevée et votre position affaiblie sur les marchés financiers, un déficit supplémentaire entraîne plutôt une contraction de la croissance« .

 

Pire, selon une étude de Stephen Cecchetti de la Banque des règlements internationaux (BRI), « aussi inquiétante que puisse être une dette publique qui dépasse 100% du PIB, un danger encore plus menaçant pour les finances publiques vient du vieillissement rapide de la population« .

Pour mesurer l’effort budgétaire alors exigé, la BRI a effectué des projections. Cette détérioration fera grimper le fardeau de la dette à 150% du PIB en France.

 

Nous sommes bien au delà de la barre des 100% du PIB pénalisant la croissance.

 

Ceci provoquera un ralentissement permanent de la croissance économique, de la productivité et de l’épargne.

Les recettes de l’Etat seront inférieures et les dépenses plus élevées. Le problème structurel de la dépendance ne fait que commencer. La Cour des comptes, plus informée que nos gouvernants, s’en inquiète dans son rapport annuel de 2011.

 

Selon elle, dès 2012, la dette publique pourrait atteindre « le seuil de 90% du PIB au-delà duquel, selon certaines études, la croissance du PIB pourrait être diminuée [...] L’emballement de la dette peut inquiéter les ménages et entreprises et entraîner des réflexes de précaution préjudiciables à la croissance« .

 

La part de l’Etat dans l’économie française est déjà très lourde. Plus de dépenses publiques ne seraient pas efficaces.

 

Autrement dit, la faillite devient inévitable.

 

L’AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE

 

En 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy jurait nous devoir « la vérité : dans la situation où se trouve l’économie, je ne conduirai pas une politique d’austérité parce que l’austérité aggraverait la récession« .

 

Puis en août dernier : l’annonce de mesures d’austérité, présentées comme inévitables… avant d’en rajouter une couche début novembre 2011.

 

« Le seuil de tolérance à l’endettement est dépassé », a justifié le Premier ministre François Fillon

 

C’est vrai, on ne peut que le lui accorder, mais faut-il rappeler l’objectif dérisoire mis en place pour contrôler la dette ? 11 milliards d’euros…Comparé aux 1 692,7 milliards de dettes, cela ne pèse pas bien lourd.

Pire, cela risque de précipiter encore et davantage la banqueroute imminente. Car c’est là tout le paradoxe :

 

si vous diminuez les dépenses de l’Etat, l’économie souffre. Le budget des ménages est réduit. L’économie souffre encore davantage. L’Etat a moins de revenus. Il réduit davantage ses dépenses étatiques… et la faillite arrive encore plus vite!

 

Le point de non retour est atteint. Vers qui se tourner alors ? Les riches ? Sauf qu’il y a un tout petit problème…

 

LA FRANCE S’EST VENDUE AUX ETRANGERS

 

Même notre dette publique ne nous appartient plus… puisqu’elle est détenue à 65% par des investisseurs étrangers.

L’Agence France Trésor vante cette diversification des acheteurs. Cela doit nous inquiéter.

 

« Qui sont ces étrangers ? » me demandez-vous… Impossible d’en savoir davantage en raison de la loi interdisant la divulgation de cette information.

Les SVT (spécialistes en valeur du Trésor, sorte de grossistes en dette) gardent secret le nom de leurs acquéreurs. Parce que sa dette est placée sur des marchés internationaux, la France est d’autant plus vulnérable.

 

La Grèce ou le Portugal, qui avaient également une dette majoritairement située à l’étranger, en ont déjà payé les conséquences.

 

Encore une fois, nous sommes les premiers à être sur la liste d’attente. Et pour l’avenir se profile… LE CHAOS

 

« Une faillite entraîne un appauvrissement instantané du pays. Un Etat qui fait défaut, ce n’est pas seulement un fait économique, c’est aussi un drame social« , souligne Marc-Albert Chaigneau. Tels sont les propos inquiétants relevés par Philippe Plassart pour Le Nouvel Economiste, dans son article du 6 juillet 2010.

 

Ce n’est pas tout. Il poursuit : « La France n’est pas capable d’opérer un ajustement à froid. Ce sera le chaos« , prévient l’économiste Christian Saint-Etienne.

 

« En France, on n’est pas dans le domaine rationnel. [...] Je préfèrerais évidemment une sortie démocratique et rationnelle par le haut. Mais je ne la crois pas possible. Tant le déni de réalité est fort et bloquant« .

 

C’est pourquoi je vous écris cet avertissement. Si l’Etat n’est plus capable de payer ses factures, cela signifie concrètement la mise à la porte de sept millions de fonctionnaires.

 

Un Français sur cinq sera au chômage ! Et cela entraînera inévitablement la fin de toute croissance mais aussi de votre protection sociale et même civile.

 

Notre démocratie, votre santé et votre sécurité sont sérieusement en danger.

 

CHOISISSEZ ENTRE L’EXODE URBAIN OU LES EMEUTES DE LA FAIM

 

Si vous parlez aux témoins de la Grande dépression encore vivants, leurs récits ont une chose en commun :

 

ceux qui étaient à la campagne s’en tiraient mieux que les autres.

 

Ma propre mère (née en 1923 et élevée en province) me racontait que les retours à la ferme se sont multipliés lors de la crise de 1929.

L’artisan ou ouvrier en ville retrouvait le chemin de la ferme familiale. Le frère resté rural voyait revenir celui qui, il y a peu, le traitait de haut comme un bouseux ou péquenaud.

Pas rancunier pour autant, il mettait une bêche ou une fourche dans les mains du citadin qui réapprenait vite comment gagner son vivre et son couvert.

 

« On a vu réapparaître la vraie solidarité, pas celle du Secours populaire, celle de la solidarité rurale« , se souviennent mes oncles et tantes.

 

Bien sûr, de nos jours c’est impossible. L’agriculture est bien trop mécanisée.

 

Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un million d’exploitants agricoles en France, représentant à peine 4% de la population active. Ils étaient 10 millions d’actifs agricoles en 1945…

 

De plus, l’agriculture de subsistance a été remplacée par une agriculture modernisée, liée à l’industrie agroalimentaire, et dépendante d’un approvisionnement permanent en pétrole pour les machines, et en engrais chimiques et pesticides.

 

Cela va dire que si notre système social venait à disparaître, des millions de citadins se retrouveraient sans aucune solution de repli.

Et le monde agricole serait aussi profondément ébranlé.

 

De graves troubles sociaux éclateraient immédiatement, avec, à la clé, des émeutes, des pillages, le retour au couvre-feu et l’intervention de l’armée — si elle existe encore…

 

La guerre civile serait à nos portes. Nous serions piégés.

 

A ce moment-là, j’espère que vous aurez pris vos précautions. Même si nous n’en arrivons pas à des situations aussi extrêmes, il est aujourd’hui évident que l’augmentation de la population mondiale va provoquer dans les années à venir une hausse considérable des prix des denrées alimentaires.

 

C’est ce qu’annonce déjà la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

 

Se nourrir coûtera encore plus cher au cours des prochaines années en raison des prix élevés des produits alimentaires de base, de la forte diminution des stocks et de la faible production de la plupart des cultures.

 

Ajoutez à cela la volatilité et la hausse des matières premières qui vous obligeront à abandonner voiture et autres conforts modernes… et vous aurez une idée de la chute du niveau de vie en France dans les années à venir.

 

L’appauvrissement sera généralisé. La classe moyenne, pilier de la démocratie, se diluera au profit d’une classe pauvre. C’est alors l’ordre social qui sera profondément bouleversé et la démocratie menacée.

 

LE LIVRET A OU LA DESTRUCTION LENTE ET INSIDIEUSE DE VOTRE POUVOIR D’ACHAT

 

Tel est le paradoxe actuel.

 

Si le gouvernement est une cigale, les Français sont des fourmis. Avec 17% de leurs revenus épargnés, les Français font figure d’exception.

A titre d’exemple, le taux d’épargne est de 5% au Royaume-Uni, suite à la crise financière.

 

C’est simple, l’épargne des Français représente aujourd’hui environ 5 000 milliards d’euros, pour un PIB d’un peu moins de 2 000 milliards d’euros et une dette publique de quasiment 1 700 milliards.

Le placement le plus plébiscité est le Livret A.

 

Le problème, c’est que notre vénérable Livret n’est de loin pas aussi sûr que se l’imaginent les millions de Français qui en possèdent un.

 

C’est ce que nous prouve Valentin Petkantchin, de l’Institut Molinari, dans un article pour le site 24h Gold. Son propos est direct et clair : cessons de croire que le Livret A est une valeur refuge.

 

En fait, c’est même tout le contraire — il détruit votre pouvoir d’achat au lieu de le préserver.

Mais le taux du Livret A a été augmenté en août 2011, me direz-vous : il est passé de 2% à 2,25%.

Sauf que cette augmentation compense à peine l’inflation !

 

Selon les chiffres publiés par l’INSEE en septembre 2011, en un an, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,2%. Les prix des produits de la grande consommation ont quant à eux augmenté de 3,1%.

 

Selon Valentin Petkantchin, « pour bien tenir compte de l’ensemble de la situation, encore faut-il se demander quelle pourrait être l’augmentation future des prix. En effet, c’est elle qui se révèle pertinente pour des épargnants dont le but est de préserver dans le futur le pouvoir d’achat des montants épargnés et disponibles à être placés aujourd’hui« .

 

M. Petkantchin poursuit en indiquant que tant les prix à la production que les prix à la consommation sont dans une tendance haussière ; par ailleurs, explique-t-il, la création monétaire à laquelle se livre la BCE dilue la valeur — et donc le pouvoir d’achat — de chaque euro en circulation.

 

« En matière de Livret A« , déclare encore Valentin Petkantchin, « ne faudrait-il pas plutôt parler de ‘prélèvement’ opéré par l’Etat grâce à l’inflation que de rendement ?

 

Et les Français accepteraient-il de perdre ainsi du pouvoir d’achat s’ils découvraient que la garantie des dépôts offerte par l’Etat lui-même n’est peut-être qu’un leurre ?

 

« Au vu de toutes ces données, vous comprendrez aisément pourquoi la note de la France est sérieusement menacée aujourd’hui.

D’ailleurs, peut-être, à l’heure où vous lisez ce message, a-t-elle déjà chuté, entraînant dans son sillage ces conséquences terribles que les Français ne veulent pas voir aujourd’hui. Agissez avant qu’il ne soit trop tard.

 

PERTE DU TRIPLE AAA = HAUSSE DES TAUX D’INTERET = L’ETAT METTRA LA CLEF SOUS LA PORTE

 

De votre côté, vous pourrez dire au revoir aux taux d’emprunt de 3,5 ou 4% pour acheter de l’immobilier. Seuls seront qui auront des liquidités pourront encore se doter d’un patrimoine.

 

Quant à l’Etat français, il sera tout simplement pris au piège. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais notre ministre du Budget, Valérie Pécresse, qui déclarait à la fin de l’été dernier : « si on le perdait (le triple A), immédiatement on emprunterait plus cher, nos taux d’intérêt augmenteraient et ça nous coûterait à peu près cinq milliards d’euros par an. C’est le budget du ministère de la Justice »…

 

On ferme un premier ministère puis encore un autre jusqu’à mettre la clef sous la porte de l’Elysée…

 

Selon Les Echos du 18 octobre, « une hausse des taux d’intérêt de un point coûterait immédiatement deux milliards et près de 15 milliards à long terme. Le budget 2012 a déjà anticipé des taux plus élevés« .

 

Il suffirait que les taux remontent à 4 ou 5%, comme c’était encore le cas en 1998, pour que la charge de la dette soit multipliée par deux, asphyxiant instantanément notre gouvernement.

 

Et je ne vous parle même pas de hausses comme celle que nous avons connue en 1980 où nous sommes passés de 5,8 à 12%.

 

Dans de tels cas, ce serait l’intégralité du budget de l’Etat français qui s’effondrerait tel un château de cartes.

 

Cette hausse peut se produire à tout instant. Peut-être a-t-elle déjà eu lieu à l’heure où vous lisez ces lignes.

Les effets d’une telle hausse seraient dévastateurs.

 

Les robinets seraient immédiatement coupés pour les écoles, les hôpitaux, les forces de l’ordre, etc.

 

Tous les fonctionnaires seraient à la rue.

 

Tout comme la Grèce, nous serions mis sous tutelle des autorités européennes et du FMI… voire forcés de sortir de la Zone euro.

 

Cela sera pire que ce qu’a connu l’Argentine. Car nous ne sommes pas seuls : regardez ce qui se passe avec la Grèce et l’Italie, multipliez-le par trois ou quatre… et vous aurez une petite idée de ce qui pourrait arriver en France.

Partager cet article

Repost 0
Published by never-surrender - dans affaires bancaires
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : never-surrender
  • never-surrender
  • : face à l'intoxication des masses...notre devoir est de diffuser l'info censurée!!!
  • Contact

Additif alimentaires industriels dangereux

 

 

Recherche

Observatoire du FN

Twitter

TheChangeBook

English

 

Espana

 

Stay Alert!!!