Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 10:48

L’USS Abraham Lincoln a rejoint l'USS Carl Vinson et l'USS John C. Stennis. Ces porte-avions se croisent dans le Golfe escortés par plusieurs frégates, destroyers et de nombreux sous-marins.

 

Depuis la publication du rapport à la fin de l’année dernière de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sur le nucléaire iranien, le refus de restituer un drone de surveillance américain, la condamnation à mort pour espionnage d’Amir Hekmati, et surtout le retrait américain en Irak, la tension dans le golfe persique ne cesse de s’exacerber.

 

Quelle est cette puissance qui va « remplacer » les Américains dans cette portion explosive du monde ?

 

L’Occident refuse que l’Iran accède à la maîtrise militaire du nucléaire. Barak Obama vient encore une fois de le rappeler dans son discours sur l’état de la nation. Ce discours a été prononcé moins de 24 heures après la décision de l'UE de la mise en place d'un embargo sur le pétrole iranien à compter du… 1er juillet.

 

C’est qu’il faut laisser le temps à la Grèce, l'Italie et l'Espagne (qui dépendent du pétrole iranien) de trouver d'autres sources d'approvisionnement d’ici l’été où la demande de brut va baisser.

 

Un embargo graduel que l’Iran tente d’un revers de la main de banaliser. En effet, le “ Majlis ” devrait examiner dès demain, dimanche, un projet de loi visant à interdire l'exportation des 400 milles barils de pétrole quotidien que ce pays vend a une poignée de pays européens. Une quantité relativement « modeste » par rapport aux exportations iraniennes dont le gros est destiné au marché asiatique notamment l’Inde, le Japon et la Chine.

 

Trois pays qui entendent tirer profit de cette énième tension géopolitique menée par les USA (qui ne consomment pas une goute d’or noir de l’Iran) et jouée par l’Union européenne, un client périphérique … mais qui absorbe quand même le cinquième des exportations iraniennes.

 

Traditionnellement les achats de pétrole sont libellés en dollars. L’Inde innove et ouvre la voie. Il est le premier acheteur de pétrole iranien à accepter de payer ses achats en or et en …roupies. Des dépôts qui s’effectueront vraisemblablement dans deux banques : La Banque UCO basée à Calcutta et Halk Bankasi en Turquie.

 

La Chine et L’URSS ont également mis en place des mécanismes similaires pour échapper au «Diktat» du dollar.

 

Dans cette partie d’échec seul l’euro (qui a tenté le troc avec l’embargo) reste le supplétif du dollar. L’Arabie saoudite, 2e producteur mondial derrière la Russie, promet de compenser le déficit sur le marché mondial si jamais les quelque 70 ports qui s’étalent le long des 2.000 km de côtes de l’Iran s’embrasent.

 

Mais ce royaume ne peut réguler en permanence et indéfiniment à chaque crise le marché mondial du brut. Ses réserves quoique impressionnantes sont limitées et déclineront fatalement. Ce royaume vient d’ailleurs de signer un pacte de coopération nucléaire avec la Chine (l'un de ses plus gros clients de pétrole).

 

Riyad envisage de construire dans moins de 20 ans seize réacteurs nucléaires. Soulignons également cette donne d’importante : même si l’Arabie saoudite est le premier producteur de l’OPEP, ce cartel ne prévoit pas, dans l’immédiat, d’ouvrir à plein régime ses vannes.

C’est dire que sur cet échiquier les pièces sont loin de se mouvoir selon un ordre d’ensemble. Et pour cause. Les plus grands clients de l’Iran ne se trouvent pas au sein de l’Union Européenne. L’embargo n’a pas une dimension contraignante, planétaire, frappé du sceau de la « légalité » internationale de l’ONU.

 

Aussi, un second discours vient de prendre le relais. Il se drape d’une clause sur « le droit international » qui garantit la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz. En cas de sa fermeture, le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait envisager des mesures militaires pour rouvrir le détroit. Mais l’Iran a besoin également de ce détroit « veine jugulaire » de l’approvisionnement mondial en brut. Ses exportations pétrolières représentent plus de 50 % de ses et près de 80 % de ses recettes en devises.

 

Faut-il trouver d’autres prétextes pour embraser la région ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : never-surrender
  • never-surrender
  • : face à l'intoxication des masses...notre devoir est de diffuser l'info censurée!!!
  • Contact

Additif alimentaires industriels dangereux

 

 

Recherche

Observatoire du FN

Twitter

TheChangeBook

English

 

Espana

 

Stay Alert!!!