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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:53

 Grâce à son deuxième plan de sauvetage, la Grèce pourrait retrouver un niveau d'endettement viable, mais le pays devra pour cela se concentrer jusqu'en 2030 sur les réformes promises et il pourrait avoir besoin dès 2014 d'un nouveau soutien financier, selon une analyse de ses bailleurs de fonds internationaux.

 

D'après ce document, préparé par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international et consulté en exclusivité par Reuters, la dette de la Grèce pourrait tomber à 116,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2020 et à 88% en 2030.

 

"Les résultats montrent que le programme peut placer la dette grecque sur une trajectoire viable", lit-on dans ce document confidentiel, qui souligne que la route sera toutefois longue et semée d'embûches.

 

La restructuration de la dette grecque détenue par les investisseurs privés permettra certes initialement de réduire le fardeau d'Athènes, mais l'endettement du pays devrait rebondir à 164% de son PIB en 2013 en raison notamment de la contraction de l'économie grecque, d'après ce document.

 

"Une fois l'ajustement budgétaire achevé, la croissance restaurée et les recettes tirées des privatisations accumulées, alors commenceront les baisses régulières du ratio d'endettement. La Grèce devra s'en tenir à de bonnes politiques jusqu'en 2030 pour faire baisser son ratio d'endettement à moins de 100% du PIB", exposent ses bailleurs de fonds.

 

Ils précisent qu'entre-temps, la zone euro pourrait devoir se préparer à prêter encore plus d'argent à Athènes.

 

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Car lorsque la Grèce tentera de revenir sur les marchés après 2014, elle devra commencer par émettre de la dette à court terme et continuera de servir des taux d'intérêt élevés, le temps de réduire son ratio d'endettement, de rembourser sa dette prioritaire et de regagner la confiance des investisseurs.

 

"Ceci découragerait, au départ, de larges émissions (de dette) et sous-entendrait une dépendance persistante aux financements publics, (...) à condition que la Grèce mette en oeuvre son programme avec succès", expose le document.

 

EMBÛCHES

 

Le rapport souligne l'équilibre délicat que devront trouver les responsables politiques grecs dans les décennies à venir.

 

"Les autorités grecques pourraient ne pas être capables de mettre en oeuvre les réformes au rythme initialement prévu", lit-on dans le document, qui met en avant la vive opposition intérieure aux mesures de libéralisation économique annoncées.

 

D'après un scénario moins favorable, la dette de la Grèce pourrait grimper en 2014 à 170% du PIB. Après quoi, une fois la croissance restaurée, les mesures d'assainissement budgétaire et les privatisations portant leurs fruits, l'endettement grec diminuerait progressivement, pour reculer autour de 145,5% du PIB d'ici à 2020.

 

L'analyse prévoit qu'après une nouvelle année de récession en 2012, l'économie grecque se stabilisera en 2013 et connaîtra une modeste reprise en 2014-2017 avant de renouer avec une croissance de l'ordre de 2,5% par an.

 

Elle projette pour Athènes un excédent primaire de 4,5% en 2014, contre un déficit de 1% cette année. Ce facteur est décisif, car tant que l'excédent primaire sera inférieur à 1,5% du PIB, la dette grecque sera vouée à augmenter.

 

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La Grèce compte lever quelque 45 milliards d'euros de ses privatisations jusqu'en 2020, mais d'après le rapport, il y a de fortes chances qu'elle n'obtienne que 12 milliards d'ici à 2014.

 

"(...) la perspective de voir la Grèce en mesure de retourner sur les marchés à la fin du programme est incertaine", relève le document.

 

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Le CADTM dénonce la campagne de désinformation sur la dette grecque et le plan de sauvetage des créanciers privés

 

Plus de 85% des créanciers privés (banques, assurances, fonds de pension…) ont accepté jeudi soir de participer à la restructuration de la dette grecque en effaçant 107 milliards d’euros. Sur le papier, ces créanciers renoncent ainsi à 53,5% de leurs créances. Mais contrairement aux apparences, le CADTM affirme que cette opération est surtout une bonne nouvelle pour les banques grecques et européennes (principalement françaises et allemandes), pas pour le peuple grec à qui on promet de nouvelles détériorations de ses conditions de vie.

 

En effet, les créanciers et le gouvernement grec ont mis en place un montage complexe : les créanciers privés échangent leurs titres grecs contre de nouveaux d’une valeur (faciale) inférieure. Ainsi, pour une obligation échangée d’un montant initial de 100 euros, les créanciers vont recevoir un nouveau titre d’une valeur faciale de 46,5 euros. Loin de perdre à ce petit jeu, les créanciers privés troquent des titres qui se vendaient entre 15 et 30 euros sur le marché secondaire pour des titres bien plus sûrs.

 

De surcroît, la Troïka octroie un nouveau prêt de 130 milliards à la condition que le montant soit utilisé pour payer la dette et soutenir les banques. Alors que tous les grands médias reprennent le refrain officiel selon lequel la dette grecque est réduite de 107 milliards d’euros, ils oublient d’intégrer les 130 milliards de nouveaux crédits octroyés par la Troïka qui viennent l’augmenter. En bout de course, les créanciers privés s’en sortent très bien et sont remplacés par des créanciers publics internationaux (BCE, Etats de la zone euro, FMI) qui vont exercer une pression constante sur les autorités grecques afin d’aggraver les mesures antisociales.

 

De plus, alors qu’en cas de litige 85% des anciens titres dépendaient de la législation grecque, l’entièreté des nouveaux titres dépendra de la justice de Londres. L’objectif des créanciers est de limiter la possibilité de la Grèce de décréter un défaut de paiement ou une annulation.

 

Pour le CADTM, ce nouveau plan est une supercherie car, sous prétexte de venir en aide à la Grèce, il sauve la mise aux créanciers privés qui portent pourtant une lourde responsabilité dans l’endettement de la nation hellène. Les banques ont utilisé une partie de l’argent public injecté afin de les sauver de la faillite en 2008-2009 pour spéculer sur la dette grecque et ont pu réaliser d’énormes profits avant de pousser la Grèce vers la grave crise qu’elle connaît.

 

Selon le CADTM, tous les prêts de la Troïka à la Grèce octroyés depuis mai 2010 sont odieux, ils sont frappés de nullité car ils constituent une violation permanente des droits économiques, sociaux, civils et politiques des citoyens grecs.

 

Le CADTM tient une nouvelle fois à saluer le courage et la détermination du peuple grec qui lutte contre les politiques d’austérité inhumaines imposées par la Troïka. Le AAA des créanciers (Austérité Austérité Austérité) doit laisser la place au AAA des peuples : Audit Annulation Autre politique.

 

Pour le CADTM, la solution passe nécessairement par la mise en place d’une politique radicalement différente. En Grèce comme dans les autres pays soumis à la Troïka, il faut mettre fin au remboursement de la dette et abandonner les mesures antisociales. Afin de lutter contre la campagne mensongère sur la crise grecque, il faut renforcer l’audit citoyen de la dette publique qui doit aboutir à la répudiation de la part illégitime ou odieuse. Le CADTM soutient pleinement la Campagne d’audit de la dette grecque et les comités d’audit qui se mettent en place dans plusieurs autres pays européens. Le CADTM appelle à multiplier les actions de solidarité avec le peuple grec et à constituer un large front social européen contre les politiques d’austérité.

 

CADTM :

 

CADTM Belgique

Renaud Vivien, juriste Eric Toussaint, président

 

CADTM France

Damien Millet, porte-parole du CADTM France, France@cadtm.org

 

Comité Grec contre la Dette – CADTM

Sonia Mitralia, animatrice du Comité grec contre la dette - CADTM, sonia.mitralia@gmail.com Yorgos Mitralias, animateur du Comité grec contre la dette- CADTM, giorgos.mitralias@gmail.com

 

Les grecques n'ont pas dis leurs derniers mots:

un journal contrôlé et édité par ses propres salariés

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Published by never-surrender - dans Brusq U.E.
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