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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 10:00

signe que l'austérité nous guette!!!

 

Le Programme européen d'aide alimentaire aux plus démunis (PEAD) va perdre les trois quarts de ses ressources en 2012.

 


http://www.lepoint.fr/images/2011/06/24/alimentaire-aide-ue-diminution-ressources-associat-339268-jpg_216520.JPG

 

En France, un million de personnes qui bénéficiaient de l'aide alimentaire n'y auront plus accès. © Chibane Baziz / Sipa

 

"Alors que la demande n'a jamais été aussi forte, on voit nos moyens réduits". Olivier Berthe, président des Restos du coeur, ne cache pas son inquiétude. Lundi, la Commission européenne a annoncé une forte baisse des ressources du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD). L'allocation, intégrée au budget de la politique agricole commune (PAC), est directement versée aux associations et organisations non gouvernementales européennes. Dès 2012, elle sera divisée par quatre, passant de 500 à 113 millions d'euros. En France, le budget sera diminué de plus de 80 %.

 

Mis en place en 1987 à l'initiative de Jacques Delors et de Coluche, le PEAD récupère sur les marchés européens les stocks de produits alimentaires invendus. Ces marchés fonctionnant de plus en plus à flux tendus, l'Union européenne a voté en 2009 une subvention pour le programme. Estimée à 480 millions d'euros environ, elle permettait d'acheter directement des produits sur les marchés de denrées, lorsque les stocks supplémentaires ne suffisaient pas. Cette même année, des États se sont opposés à cette subvention. "Le règlement du PEAD tel qu'il existe aujourd'hui ne prévoit que de puiser dans le surplus de stocks", explique Maurice Lony, directeur fédéral des banques alimentaires. Saisie par l'Allemagne et six autres pays, la Cour européenne de justice a donc limité, le 14 avril 2011, le programme d'aide à l'utilisation de stocks alimentaires invendus.

 

Plus de demandes, moins de moyens "

 

Cette année, il reste encore quelques stocks. Mais comment va-t-on faire les années à venir ?" s'inquiète Jean-Louis Callens, secrétaire national du Secours populaire. En France, quatre associations bénéficient du programme européen. Sans la subvention, la Fédération des banques alimentaires et la Croix-Rouge perdront un tiers de leur budget, les Restos du coeur un quart. "Nous distribuerons 49 millions de repas en moins par an, soit l'équivalent de 200 000 personnes non nourries", s'alarme Maurice Lony, directeur de la Fédération des banques alimentaires. Quant au Secours populaire, il devra continuer son action avec seulement la moitié de ses ressources actuelles.

 

Maurice Lony fustige l'attitude de l'Europe : "L'Union européenne a une obligation de solidarité, et pas seulement avec les agriculteurs." "Nous savions qu'il y avait des pressions de certains États pour que l'aide alimentaire soit à la charge de chaque pays, renchérit Didier Piard, directeur de l'action sociale à la Croix-Rouge. Pourtant, tout ce qui concerne la sécurité alimentaire est du ressort de l'Europe." Les associations s'opposent à l'intégration du programme d'aide alimentaire dans les budgets nationaux. "L'État français prend déjà en charge la distribution de produits carnés, avance Maurice Lony. Et puis il participe au financement de l'aide alimentaire à travers la PAC. Pourquoi faire encore appel au contribuable français ?" Par ailleurs, "les pays riches pourront peut-être compenser, mais les pays pauvres...", commente Didier Piard, de la Croix-Rouge.

 

"Nous attendons plus que de la compassion" (Restos du coeur)

 

Établir un règlement du PEAD incluant le vote de subventions pourrait mettre fin aux inquiétudes des associations. Mais sept pays s'y opposent : l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, l'Autriche et la République tchèque. "Quelques États empêchent une résolution voulue par les vingt autres, le Parlement et la Commission", s'insurge Olivier Berthe. "Il suffirait que deux pays changent d'avis pour faire sauter cette minorité de blocage", ajoute le président des Restos du coeur.

 

Les dirigeants des associations ont déjà rencontré les ministres de l'Agriculture et des Affaires européennes. "Ils sont d'accord pour faire réviser le règlement, annonce Olivier Berthe. Mais nous attendons plus que de la compassion." Bruno Le Maire et Laurent Wauquiez ont annoncé qu'ils voulaient mobiliser le conseil des ministres de l'Agriculture de l'Union européenne sur cette question, lors de sa réunion le 28 juin prochain à Luxembourg.

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Published by never-surrender - dans Brusq U.E.
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