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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:52

Du fait de la simultanéité de la rechute en récession de l'économie mondiale (1) et des échéances politiques majeures affectant les principales puissances économiques de la planète (2), nous anticipons une montée brutale du protectionnisme à partir de fin 2012. Dans sa période initiale, il prendra principalement la forme de barrières non tarifaires diverses, plus discrètes que des droits de douane classiques ; mais il entraînera de facto le plus important bouleversement des conditions du commerce mondial depuis la signature des accords du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade, ancêtre de l’OMC ) en 1947.

 

Le néo-protectionnisme : Un protectionnisme qui ne dira pas son nom et prendra des habits modernes

 

Dans un premier temps, ces mesures protectionnistes tenteront de respecter formellement les divers traités multilatéraux et autres clauses de l’OMC (au moins pour gagner du temps via les recours litigieux auprès des organismes ad hoc), car chaque acteur continuera parallèlement à essayer d’accroître ses exportations. En effet, les pays tournés vers l'exportation comme l'Allemagne et la Chine, mais aussi comme la plupart des pays émergents, ne prendront pas le risque d'inciter leurs acheteurs à adopter eux-mêmes des barrières tarifaires.

 

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5476962.jpg?v=1327314461

 

Exportations : pourcentage du PIB pour différents pays - Source : CIA Factbook

 

Cette tendance se fera bien entendu au profit de zones privilégiées de libre-échanges (blocs commerciaux). La fin 2012 marquera donc une étape-clé dans l’émergence des blocs commerciaux (Euroland-UE-partenaires stratégiques russe, turcs et méditerranéens / Chine-Japon-ASEAN / Amérique latine / Amérique du Nord, …) qui pourront être soit les piliers d’une nouvelle gouvernance mondiale en matière économique et commerciale, soit les bases de futurs belligérants dans un conflit planétaire à somme nulle au cours de la prochaine décennie (3). Enfin, d'autres pays comme les États-Unis sont engagés dans des accords de libre-échange (4) (même s'ils sont de peu de poids à moyen terme) et sont actuellement trop dépendants du reste du monde (5) pour se permettre des mesures protectionnistes très visibles. Ne serait-ce que parce qu’ils sont désindustrialisés à un tel point qu’il leur est impossible à moyen terme de pallier les importations. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui explique les échecs répétés des politiques de relance de l’emploi US (6).

 

Le protectionnisme prendra donc d'autres formes (7). Il existe en effet toute une panoplie de mesures plus discrètes que nous détaillons ci-dessous. D'ailleurs, suite à la crise en 2008, les appels du G20 à ne pas céder au protectionnisme ont certes porté leurs fruits, mais pendant deux ans seulement. Sans signe d'amélioration de l'économie, une hausse des mesures de protection a été sensible ces derniers temps : beaucoup de pays appliquent désormais des mesures plus ou moins visibles de protection (et/ou rendent plus simple l’adoption de telles mesures comme l’a fait ces derniers mois l’Union européenne (8)).

 

La première d'entre elles, qui aura un impact majeur, est le taux de change entre monnaies. Il n'est bien sûr pas toujours choisi (9) mais peut être influencé. C'est un puissant levier protectionniste qui permet d'abaisser le prix des exportations et d'élever celui des importations. Par exemple, malgré leurs discours sur un « dollar fort », les États-Unis s'accommodent d'un dollar bas, voire encouragent sa baisse (effet secondaire du QE2). La Chine y trouve aussi son compte puisque son peg sur le dollar lui permet de garder un yuan sous-évalué. De même, au Royaume-Uni on n'entend guère de voix pour réévaluer la livre... Enfin, sans machiavélisme excessif, notre équipe a déjà souligné que pour les dirigeants de l’Euroland la seule bonne chose dans l’hystérie médiatique sur la question grecque est indiscutablement qu’elle permet d’éviter ce qui est arrivé au Franc suisse (et qui guettait l’Euroland en 2008), à savoir une appréciation dangereuse pour l’économie réelle.

 

Les subventions à l'exportation permettent aussi d'avantager les produits nationaux à l'international. À titre d'exemple, on pense évidemment aux subventions européennes et américaines aux agriculteurs, mais aussi en Chine sur certains produits (10).

 

Plus subtiles, les limites à l'exportation sur des produits de base (matières premières, denrées alimentaires) s'apparentent à du protectionnisme : hausse du prix du produit sur le marché international par la baisse de l'offre, et simultanément baisse du prix du produit sur le marché national par abondance d'offre, ce qui donne un fort avantage au produit national à l'intérieur du pays. Les limites à l'exportation sont à la mode : récemment, la Russie annonçait des limites sur l'exportation de son pétrole (11) et l'arrêt de ses exportations de céréales (12), la Chine sur son pétrole (13) et ses terres rares (14) (95% de la production mondiale), etc…

 

Il y a encore la préférence nationale lors de l'attribution des marchés publics. L'affaire récente la plus marquante est le « match » Airbus/Boeing pour fournir les ravitailleurs à l'armée US (15) ; en France, la demande faite à Air France d'acheter des avions Airbus et non Boeing (16) ; augmentation de la part de préférence nationale dans les marchés publics en Algérie (17) ; Buy American Act (18), etc…

 

Enfin, les normes environnementales et sanitaires exigeantes permettent de disqualifier une partie des importations de moindre qualité, de même que les contraintes administratives décourageantes pour l'importation de produits. Les exemples ne manquent pas, que ce soit les restrictions à la commercialisation d'OGM par certains pays européens, de fromages au lait cru aux États-Unis, du bœuf aux hormones (Union Européenne), de voitures polluantes, etc…

 

On le voit, la panoplie de mesures est fournie et ne demande qu’à s’élargir encore plus.

 

Les quatre facteurs qui vont faire du protectionnisme le nouveau « paradigme » dès la fin 2012

 

Nous pouvons analyser les raisons de la montée du protectionnisme via quatre axes : les critiques du discours dominant libre-échangiste, les conséquences de l'endettement public démesuré, la volatilité du marché des devises et la fin du règne dollar.

 

La critique du libre-échange : Le protectionnisme n'est plus un sujet tabou dans les cercles de pouvoir alors qu’il était impossible d'en parler il y a seulement deux ans ; c'est maintenant devenu relativement courant dans les journaux mainstream (19 et sur internet (20). Le débat s'invite en politique : on pense dans l’Euroland au retour de discours sur la nécessité de politiques industrielles, de secteurs stratégiques, … (21) ; aux États-Unis au mouvement Tea-Party ; en Europe, la montée en puissance des extrêmes droites surtout qui prônent ces idées (22), etc… Et l'opinion publique y est sensible : à la question « les accords de libre-échange sont-ils une bonne chose pour les États-Unis ? », un sondage US d'octobre 2010 donne 44% de non contre 35% de oui (en forte évolution : 32% et 43% respectivement en novembre 2009) (23) ; en France, le résultat d'un sondage de mars 2011 (24) est donné ci-dessous :

 

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5477024.jpg?v=1327314770

Sondage français sur le protectionnisme - Source : IFOP, 16/06/2011

 

On peut identifier deux raisons à cette critique du libre-échange : d'une part, la responsabilité réelle ou supposée du libre-échange dans la crise (ou au moins l'échec du libre-échange à résoudre la crise) et d'autre part la progression du chômage et des inégalités malgré les promesses néo-libérales (voir figure ci-dessous) et la détérioration des conditions sociales et de l'environnement.

 

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5477029.jpg?v=1327314826

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5477035.jpg?v=1327314827

Évolution des inégalités en Allemagne (coefficient de Gini) et du nombre de chômeurs aux États-Unis (1948-2011) - Sources : OCDE, BLS

 

Enfin, le souci de protection de l'environnement (en témoigne le poids des Verts en Allemagne, par exemple) poussera à la relocalisation de la production, notamment agricole, et à des normes environnementales plus exigeantes. On assiste ainsi à une remise en question de l'idéologie dominante, illustrée par exemple par la disparition de l'OMC du débat (voir la figure ci-dessous) (25).

 

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5477039.jpg?v=1327314862

Proportion (normalisée de 0 à 100) de recherches Google concernant le mot « WTO » (« OMC » en français), 2004-2011 - Source : Google

 

L’endettement public : Cette remise en question pèsera sur les nombreux renouvellements de gouvernements en 2012 (notamment dans l'Euroland et aux États-Unis). L'emploi et la politique industrielle seront au cœur des débats avec des taux de chômage partout élevés : ré-industrialisation et protection du marché du travail seront des thèmes importants. L'Europe se prépare (26) ; aux États-Unis, l'opposition démocrates/républicains (27) promet une belle bataille à laquelle le sujet des relations avec la Chine ne manquera pas de s'inviter (28). L'endettement démesuré de tous les pays développés devrait ajouter encore au protectionnisme pour deux raisons :

 

1. un besoin de rééquilibrer les comptes qui se traduira par des mesures évitant la fuite des capitaux. L'état des finances ne permettant plus de pratiquer un dumping fiscal, il faudra s'en protéger (il s'agira donc d'un protectionnisme fiscal)

 

2. l'ère est au « chacun pour soi » comme on peut le voir dans la compétition entre les pays pour accaparer l'épargne mondiale.

 

De fait, on a assisté ces derniers temps à l'adoption en catimini de lois en Europe (29) et aux États-Unis (30) permettant de pratiquer une politique plus protectionniste.

 

Enfin, les pays développés se rendent compte que les capacités de production les plus modernes sont maintenant en Chine, que le discours « la Chine fabrique les produits de base et nous les produits évolués » était une farce puisque la Chine fait déjà ses débuts (voir plus) dans l'aérospatiale, l'aviation, les trains à grande vitesse, l'informatique, les voitures haut de gamme, etc…

Le thème de la ré-industrialisation et, pour ce faire, du protectionnisme, a de beaux jours devant lui.

 

La volatilité du marché des devises : Quand les variations des taux de change entre monnaies sont aussi importantes qu'actuellement, il est évident que disposer de la même monnaie que son client apporte des perspectives beaucoup plus stables (on sait à l'avance combien on sera payé). Or le commerce préfère infiniment la stabilité ; la stabilité des prix n'est-elle pas l'objectif de la BCE ? Ainsi, puisque les turbulences sur les devises sont loin d'être terminées, les multinationales (malgré leurs réticences initiales) et le commerce en général vont se recentrer à l'intérieur des zones économiques intégrées, notamment la zone euro qui dispose d'une monnaie commune, la zone asiatique où le yuan se développe et la zone nord-américaine en dollar (31).

 

La remise en question du dollar : Le statut du dollar est de plus en plus remis en cause et ce processus va s'accélérer du fait que les États-Unis sont incapables de résorber leur dette (ou même de se mettre d'accord sur la procédure) et de relancer leur économie. Cela devrait entraîner d'une part une baisse de 30% du dollar par rapport aux autres grandes devises (cf GEAB précédents), et d'autre part l'utilisation d'autres devises pour payer de plus en plus d'échanges internationaux (32).

 

La dévaluation du dollar jouera comme un protectionnisme « subi » en faveur des exportations américaines. Cette dévaluation permettra-t-elle de relancer l'industrie US ? La réponse est négative pour au moins trois raisons :

 

1. comme on le voit à la figure concernant les exportations, celles-ci jouent un rôle restreint au sein de l'économie du pays, d'autant qu'un certain nombre d'entre elles ne correspondent pas aux critères environnementaux ou sanitaires des pays avancés (par exemple les véhicules consommant trop et l'agriculture OGM ou aux hormones)

 

2. le dollar sera toujours trop cher par rapport au yuan ou au peso mexicain : les produits américains ne seront jamais assez compétitifs

 

3. le prix du pétrole, tiré par la consommation des pays émergents, retrouvera ou dépassera rapidement les niveaux actuels après une baisse due à la rechute de l'économie mondiale : avec un dollar faible, il va peser très lourd dans l'économie américaine (33)

 

Ajoutons à cela que la fin du statut du dollar comme monnaie de réserve internationale compromet la capacité des États-Unis à consommer gratuitement des produits importés, de même que leur capacité à s'endetter. Il faudra donc trouver en interne les ressorts de la croissance. Ce pays ayant toujours su manier le patriotisme économique, cela conduira les dirigeants à adopter les mesures protectionnistes vues ci-dessus pour tenter de relancer l'économie.

 

Quelle sera la réaction des autres pays ? Face à des exportations US avantagées et des importations entravées, ils ne tarderont pas à adopter eux-mêmes des mesures protectionnistes. Tout cela devrait avoir lieu fin 2012 suite à la rechute de l'économie et aux renouvellements politiques de 2012. Il faut toutefois avoir à l'esprit que la génération de nos dirigeants (même ceux qui viendront en 2012) est fortement imprégnée par le libre-échange et maintiendra l'illusion dans ses discours d'un rejet du protectionnisme, notamment juste après la rechute de l'économie.

 

L’émergence de l’ère du néo-protectionnisme va accélérer dès 2013 le bouleversement géopolitique en cours

 

Certaines zones économiques comme l'Union Européenne et les États-Unis sont assez repliées sur elles-mêmes en termes commerciaux : la somme exportations+importations représente seulement 16% du PIB pour l'UE et 17% pour les USA (34). De plus, ces deux zones sont fortement intégrées avec des monnaies communes. Ce seront bien sûr des acteurs majeurs de cette évolution car ils pourront le supporter et voudront l'imposer. L'UE voudra cependant garder de bonnes relations avec la Russie (pour le gaz et le pétrole) et plus généralement avec les BRICS, ce qui mènera à du protectionnisme « sur mesure ».

 

Cependant pour les BRICS (qui sont un réseau et non pas une région intégrée et encore moins un bloc), cette évolution se traduira indéniablement par de fortes tensions internes puisqu’ils ne constituent pas à ce stade une zone suffisamment cohérente pour pouvoir adopter des mesures protectionnistes communes. Ils devront accélérer la mise en place de traités de libre-échange entre eux dans une stratégie de coopération Sud-Sud (35), mais qui ne pourra à court/moyen terme que rester complémentaire de leurs échanges avec d’un côté l’Europe et de l’autre les Etats-Unis. Dès 2012/2013, l’intérêt des BRICS sera sans aucun doute, via le G20 ou via des sommets bi-multilatéraux (comme un sommet Euro-BRICS (36), de veiller à éviter une situation de conflits inter-blocs, et au minimum de négocier des accords fructueux avec chacune des deux grandes régions intégrées.

 

http://www.leap2020.eu/photo/art/default/3703380-5477055.jpg?v=1327315023

 

Evolution des exportations de l’Allemagne vers la Chine (1999-2010) et des investissements manufacturiers allemands à l’étranger (2006-2009) (en %) - Source : Spiegel / Bundesbank, 07/2011

 

Le Japon ne pourra pas résister à l’orbite chinoise, tandis que le Royaume-Uni verra sa position devenir de plus en plus inconfortable entre des Etats-Unis qui se referment sur l’Amérique du Nord et un Euroland qui s’intègre au niveau continental.

 

Last but not least, dans un monde qui se fracture en régions intégrées, voire en blocs, il y a une activité qui devient très rapidement secondaire : celle de grand centre financier mondial. Alors qu’au contraire une demande de centres financiers régionaux efficaces émerge rapidement. Une autre mauvaise nouvelle pour Wall Street et la City qui préfigure de prochains nouveaux licenciements massifs à New York et Londres.

 

Notes:

 

(1) Les récentes prévisions de l’ensemble des organismes de suivi de l’économie mondiale pointent tous dans la même direction, à savoir de fortes révisions à la baisse des estimations de croissance d’il y a seulement quelques mois pour le second semestre 2011 et 2012. Le rebond de la crise financière occidentale dans un contexte explosif de dettes publiques non maîtrisées, d’un Euroland accouchant avec lenteur de sa gouvernance économique et de la paralysie politique complète aux Etats-Unis sur fond de rechute récessionniste… créent une situation proprement dramatique en matière de commerce international. Sources : Le Monde, 12/09/2011 ; Financial Times, 01/09/2011 ; CNBC, 26/08/2011

 

(2) Elections présidentielles et/ou législatives aux Etats-Unis, en France, en Espagne, en Italie, probablement en Allemagne (voir GEAB N°49 ), en Russie et changement de direction politique en Chine.

 

(3) Voir les deux scénarii 2010-2020 dans le livre de Franck Biancheri « Crise mondiale : en route pour le monde d’après ».

 

(4) Notamment l'ALENA avec le Canada et le Mexique : le tiers de leurs exportations et le quart de leurs importations.

 

(5) Notamment de la Chine par la dette US qu'elle détient et car elle représente 19% des importations US. Au-delà des discours officiels qui minimisent le déficit US vis-à-vis de la Chine (puisque, à 270 milliards de $, il représente seulement 2% du PIB), on peut se livrer à un petit calcul approximatif : la moyenne des revenus des 50 millions de ménages les plus pauvres (près de la moitié des ménages) est environ 20.000$/an. Si l'on retranche les dépenses de logement (dont le loyer ou l'emprunt), de nourriture, de transport et de santé, on peut considérer qu'il reste moins de 8.000$ de dépenses par an par ménage, soit 400 milliards de $ pour ces 50 millions de ménages, à comparer avec les 360 milliards d'importations en provenance de Chine (qui doivent représenter au moins 500 milliards aux US avec les marges des commerçants et les taxes diverses). En d'autres termes, la moitié des ménages américains dépendent de ces importations. À titre d'illustration, le tiers des américains fait ses courses à Walmart (supermarché à bas prix) dont plus de 70% des produits manufacturés proviennent de Chine. Source : China Daily ; Wikipedia

 

(6) Et ce n’est pas la récente proposition du président Obama qui y changera quelque chose puisqu’elle n’aborde aucune question structurelle et qu’elle sera de toute façon réduite à peu de choses dans le contexte de quasi guerre civile des institutions politiques US.

 

(7) Cependant il n'est pas exclu que des droits de douane réapparaissent à moyen terme (2 ou 3 ans) car il s'agit de la conséquence logique d'une multiplication de mesures protectionnistes plus « discrètes » qui mènent à un affaiblissement du discours libre-échangiste et à un changement d'idéologie.

 

(8) Source : Sidley Austin, 28/02/2011

 

(9) On ne peut pas vraiment parler de protectionnisme si le taux de change baisse sans que ce soit voulu.

 

(10) Par exemple le papier. Source : ChineObservateurs.com, 15/05/2011

 

(11) Source : Les Échos, 03/05/2011

 

(12) Du 15/08/2010 au 01/07/2011, source : Le Monde, 15/08/2010

 

(13) Source : Le Figaro, 13/05/2011

 

(14) Source : New-York Times, 19/10/2010

 

(15) Voir par exemple Le Point, 25/02/2011

 

(16) Source : Le Point, 12/06/2011

 

(17) Source : allAfrica.com, 19/07/2010

 

(18) Voir Wikipedia

 

(19) Par exemple : une dizaine d'articles sur Le Monde depuis juin dont "il faudra revenir à certaines formes de protectionnisme " ; Paul Krugman dans le New-York Times du 06/01/2009 égratigne le libre-échange, etc…

 

(20) Par exemple, le nouveau site Pour un protectionnisme européen, en Allemagne www.protektionismus.de, aux États-Unis des sites pour trouver des produits « made in the US » (p.ex. howtobuyamerican.com, etc…

 

(21) Caricaturalement français, ces questions commencent désormais à avoir droit de cité à Bruxelles ou dans les discussions sur la gouvernance de l’Euroland.

 

(22) L’extrême-gauche les défend aussi mais en Europe elle plus influente dans les milieux intellectuels que dans l’opinion publique.

 

(23) Source : The Economist, 10/11/2010

 

(24) Voir La Tribune du 17/06/2011 et IFOP, le 16/06/2011

 

(25) De figure omniprésente des discours internationaux il y a seulement quatre ans encore, l’OMC est en effet devenue littéralement « invisible ». Comme LEAP l’avait anticipé il y a plus de trois ans, l’avenir du sempiternel « cycle de Doha » est désormais derrière lui : ou l’OMC se restructure sur la base de grandes régions intégrées et prend en compte les nouvelles contraintes éco-sociales en émergence rapide, ou elle deviendra une institution obsolète avant la moitié de cette décennie.


(26) « Bruxelles veut raboter le système des préférences généralisées ». Source : La Tribune, 11/05/2011

 

(27) Comme on l'a vu en août au sujet du relèvement du plafond de la dette.

 

(28) Voir par exemple Washington Post, 31/08/2011

 

(29) Voir note 8

 

(30) Renforcement de l'arsenal anti-dumping des États-Unis. Sources : Reuters, 26/08/2010 ; commerce.gov, 26/08/2010

 

(31) L’actuelle crise financière ne fait d’ailleurs qu’accélérer l’évolution des banques de l’Euroland (qui rencontrent des difficultés à se fournir en Dollars pour financer leurs activités internationales) vers une sortie quasi-complète du Dollar US pour se transformer en prêteurs en Euros. Notre équipe estime que cette évolution sera largement entamée fin 2012 créant de facto un nouveau fractionnement de la « planète finance ».

 

(32) Voir par exemple les négociations entre la Chine et l'Iran sur le pétrole. Source : Business Insider, 25/07/2011

 

(33) On notera que des mesures protectionnistes ont suivi le choc pétrolier de 1979. Voir Wikipedia.

 

(34) Source : Economie de l’Union Européenne et Economie des Etats-Unis, Wikipedia.

 

(35) Voir par exemple l'entretien « L’Afrique peut apporter plus que des minéraux au commerce Sud-Sud », IPS, 13/07/2011.

 

(36) Le graphique ci-dessous sur les exportations allemandes illustre l’intérêt de l’Euroland à garder de bonnes relations avec la Chine et les BRICS en général, même si le contexte général change. Voir note de synthèse LEAP/E2020 à ce sujet. Source : Europe2020, 28/06/2011

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