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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:32

Les affaires liées à François Fillon et Marine Le Pen contribuent à creuser un peu plus le dégoût des Français pour la chose publique.

Campagne électorale

On appelle "campagne électorale" la période qui précède une élection et durant laquelle les candidats et leurs partisans font la promotion de ceux-ci afin de récolter le plus grand nombre possible de voix. Elle est en général basée sur un "programme électoral" ou "programme politique" préalablement élaboré.

Dans de nombreux pays démocratiques, les campagnes électorales sont strictement réglementées en ce qui concerne leur budget, leur durée, les contributions privées, etc. Les partis ou candidats représentés peuvent obtenir des financements publics pour leur campagne.

En France, le déroulement des campagnes électorales et leur financement sont réglementés.
La présidentielle en France est régie par la loi organique du 6 novembre 1962 relative à l’élection du président de la République et par le décret du 8 mars 2001, également modifié par le décret du 21 avril 2006, ainsi que par les lois du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables aux élections et à l’élection présidentielle. Le président est élu pour 5 ans. Les règles ont un peu changées pour l'élection de 2017 ( plus d'infos: ici!!! ) ainsi que pour les suivantes.

La CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politique) est chargée de mettre en oeuvre cette réglementation et notamment de contrôler les comptes de campagne et d'arrêter le montant du remboursement forfaitaire dû par l'Etat. Ses membres sont nommés pour un mandat de cinq ans renouvelable par décret du Premier ministre.

Les règles relatives aux campagnes électorales concernent :

  • les subventions de l'Etat (remboursement forfaitaire et au-delà de 5% de voix exprimées, 50% du plafond de dépense),
  • les contributions de personnes physiques et de partis politiques,
  • les interventions télévisées,
  • etc.

L’élection présidentielle est le dernier scrutin auquel les Français accordent véritablement de l’importance. Dans tous les autres – législatifs, locaux, plus encore européens, la montée des niveaux d’abstention depuis une bonne vingtaine d’années témoigne du désintérêt ou de la défiance des citoyens à l’égard des responsables politiques.

Seule la présidentielle a, jusqu’à présent, échappé à ce délitement démocratique. Bon an, mal an, quatre Français sur cinq continuent à y participer, jugeant que leur avenir et celui du pays s’y décident, tous les cinq ans.

 

C’est pourquoi la façon dont s’est engagée l’actuelle campagne est calamiteuse. En l’espace de quelques jours, le débat démocratique s’est trouvé paralysé, éclipsé, asphyxié par les révélations touchant le candidat du parti Les Républicains.

François Fillon peut bien jouer les outragés, dénoncer des attaques d’une « violence inouïe » et « sans précédent » contre lui, s’emporter contre ce qu’il qualifie, sans sourciller, de « coup d’Etat institutionnel », la réalité est malheureusement beaucoup plus triviale.

Un délétère parfum de favoritisme

Il se présentait, y compris pour mieux se démarquer de l’ancien président Nicolas Sarkozy, comme le « candidat de l’honnêteté ». Il se flattait d’être « irréprochable ». Tout démontre qu’il ne l’est pas. Les conditions dans lesquelles il a rémunéré ou fait rémunérer pendant de longues années son épouse Pénelope ou deux de ses enfants, les sommes en jeu, dont il n’a à aucun moment contesté le montant, son incapacité, jusqu’à présent, à apporter la preuve de la réalité d’un travail effectué par ses proches, font plus qu’entretenir le soupçon qu’il s’agissait d’emplois fictifs financés, dans l’opacité des usages parlementaires, par de l’argent public. Il n’y a rien, là, d’illégal, clame-t-il.

La justice tranchera. Mais, quelle que soit sa conclusion, il restera de cette affaire un délétère parfum de favoritisme, de népotisme et d’avantages indus. Au regard de cet enjeu éthique, le point de savoir si M. Fillon jettera l’éponge ou si ses « amis » l’y contraindront apparaît presque subalterne.

Ce n’est pas tout!!!

Si ce « #Pénelopegate » occupe tous les esprits depuis huit jours, la candidate du Front national n’est pas en reste.

Elle aussi se présente comme la « candidate du peuple », la candidate aux « mains propres » contre les turpitudes de « l’oligarchie ». Et elle vient d’être sommée par le Parlement européen, où elle siège, de rembourser 300 000 euros pour avoir fait rémunérer comme assistante parlementaire à Bruxelles sa chef de cabinet à Paris sans oublier les autres condamnations aux FN.

Sentiment d’impunité et égotismes aveugles

Pis, plusieurs parlementaires européens du Front national sont désormais, pour les mêmes raisons, dans le collimateur de la justice française, qui a ouvert, en décembre 2016, une information judiciaire pour « escroquerie en bande organisée ». Et c’est compter sans les enquêtes ouvertes sur le financement irrégulier de toutes les campagnes électorales du FN depuis 2012. La justice russe s'en mêle aussi.

En tout et pour tout, ce sont trois affaires qui concernent le Front National.

A gauche ce n'est pas mieux au PS à la limite de l'implosion après des primaires truquées.

La gauche peut-elle être au second tour avec les candidatures simultanées de Benoît Hamon, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ?

Le vainqueur de la primaire socialiste élargie a dit entendre « laisser s’épanouir les dynamiques politiques et sociales » mais a indiqué qu’il prendra « des initiatives plus concrètes » après son investiture dimanche.

« J’ai lancé des invitations, j’ai des contacts avec des personnalités, avec leur entourage. Après l’investiture, je prendrai des initiatives plus concrètes. Ce qui est certain, c’est que plus on sera nombreux, moins on aura de chances. Plus on parviendra à rassembler et à diminuer le nombre de candidats, mieux ce sera », a ajouté le député des Yvelines et ancien ministre.

On peut alors se demander si il y a encore des gens qui croient encore en la politique faite par une caste politicienne et si il existe encore des gens qui votent pour et non contre.

 

A force de prendre les Français pour des benêts, à force de donner à voir et à entendre de telles formes d’indifférence ou de mépris à leur égard, à force de s’affranchir de la plus élémentaire probité publique, l’on finira, d’une manière ou d’une autre, par creuser un peu plus leur dégoût de la chose publique et par provoquer leur révolte – légitime: Tels les évènements qui se passent en Roumanie.

Enfermés dans leur sentiment d’impunité et dans leurs égotismes aveugles, les candidats responsables de cet état de fait ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais trop tard.

Le mouvement s'organise déjà!!! Rejoignez le!!!

Pour en savoir plus:

La responsabilité pénale des élus

 

"tous pourris", Voyons voir!!

 

Votez sticule!!!

 

Appels au boycott des élections

 

Génération ingouvernable

 

A l’abordage !  

 

Blocages

 

Semaine de résistances à Nantes

 

Appel : Enfarinons-les !

 

 

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